J'irai cracher sur ton micro-ondes

La cuisine facile et presque toujours chic pour les grosses feignasses

25 octobre 2006

Poulet au curry avec riz aux épices*, par Chupa

*(oui je n’avais plus de titre drôle en stock)

Les intervenants.

Il va vous falloir des choses comme sur cette photo :

01_ingredients

A savoir donc, du poivre, du sel, du paprika, du curry, du piment fort, de l’arôme de Maggi (ou un cube bouillon), du persil (pas sec de préférence, parce que vous, vous n’êtes pas une grosse feignasse et vous avez pensé à acheter des herbes aromatiques), une échalote, de l’ail, du beurre, de la crème fraîche (liquide ou épaisse, mais si liquide une demi cuillère à café de farine sera la bienvenue pour épaissir un brin).

Et évidemment :

- le poulet (une escalope/personne ou plus, enfin vous faites comme voulvoul)
- du riz (dosez comme voulvoul aussi)

Mais aussi, de la pâte de curry (bocal Rajah) que vous trouverez chez un épicier indien. Si vous habitez dans le trou du cul de la France ou ailleurs, vous avez le choix, soit vous faites comme moi, vous copinez avec Sib et vous vous invitez chez elle une ou deux fois par an dans le seul but de pouvoir refaire des réserves chez les épiciers en bas.
Soit, mais c’est moins drôle, parce que du coup vous n’allez pas boire de bière deux fois l’an chez une copine sympa, vous mettez dans un verre ceci :

- une petite échalote hachée très fin.
- du persil (ou coriandre selon vos goûts à vous)
- du piment fort un peu
- du paprika pas mal
- du curry plein
- de l’huile d’olive et de l’huile de tournesol (sinon c’est trop fort), une ou deux cuillère à café en tout et pas beaucoup plus.

Vous pilez un peu tout ça et vous laissez macérer une petite heure, vous obtenez un truc un peu épais (parce que vous avez su ne pas abuser du gras). Et voila, vous mettrez ça à l’étape cruciale de la crème fraîche tout à l’heure et à la place de la pâte de curry.


Acte I, scène 1.

Coupez du beurre (au pif, on va dire 70 g) en morceaux et laissez fondre à feu doux.
Mettez l’échalote et l’ail coupés fins.

03_beurreechalote

Laissez rissoler un poil, puis rajoutez quelques giclettes d’arôme (ou écrasez votre bouillon, un demi suffit).
Mettez un poil de piment (mais peut-être aimez vous les sensations fortes, alors dosez à votre convenance), du paprika doux (dur à doser, je sais pas, on va dire que vous pouvez saupoudrer tranquillement toute la surface de la poele, sans jouer les mijorées), du curry en dose plus importante encore (limite le double).
Salez, poivrez, mettez le persil.

Faites revenir une ou deux minutes et mettez ensuite de côté, n’importe où.

04_beurreepices

Acte I, scène 2.

Vous mettez votre riz à cuire.


Acte II, scène 1.

Coupez vos escalopes, moi je fais des lamelles parce que j’aime bien faire la maligne, mais faites comme il vous plaira.
Faites dorer à feu moyen avec un tout ptit peu d’huile d’olive.
Ensuite vous mettez deux cuillères à soupe de pâte de curry (ou votre mixture), et puis de la crème (moi je mets 3/4 d’un pot de 20cl)

06_pouletcreme

Vous mélangez un peu tout ça et ça donne :

07_pouletok

Laissez mijoter à feu très doux.

Acte III, scène 1.

Votre riz est cuit, vous allez donc le mélanger au truc du début que vous avez mis n’importe où là.
Vous touillez pour bien faire pénétrer sur feu moyen, et cela pendant une minute ou deux.

Et hop, c’est prêt. Facile non ? \o/

08_rizok

Acte IV

Mangez.

09_final

(si si, mangez, même si là ça fait un peu pas ragoûtant, vous devez me faire confiance)

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Sib et Norbert dans quarante ans

(merci Cati \o/ )


sib_norbert_dans_40_ans

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Les beignets de crevettes, par Fred 999

200 lignes sur des tartines, et pourquoi pas un jambon - beurre ? Internet c’est N’IMPORTE QUOI.

Pour la pâte à beignets, il faut 100 g de farine, un demi-sachet de levure (le truc rose façon Mémé fera l’affaire), un oeuf, une cuillérée à soupe d’huile, un demi-verre d’eau et en option un trait d’huile de sésame. Si y a un supermarché asiate pas loin, on peut toujours prendre la farine spéciale kikoo mes beignets y sont comme dans Dragon Ball trop lol, mais sans c’est aussi bien, et on aura l’air beaucoup moins con quand les beignets ne ressembleront pas du tout à la photo sur l’emballage.

farine

On mélange, on touille, on est heureux de vivre, et ça donne :

pate

Y en a pas beaucoup, ça tombe bien y a pas besoin d’en faire des tonnes.

On va laisser reposer la pâte , pendant ce temps-là on décortique les crevettes (décongelées) qu’on aura bien pris soin d’acheter chez les ASIATES, CONGELEES, CRUES et NON DECORTIQUEES. Si on les achète cuites façon moi j’vais au marché le dimanche au lieu d’mater Téléfoot, elles seront trop cuites. Si on les achète congelées et décortiquées, elles n’auront pas d’goût. Si on les achète chez Picard, autant aller au resto, pour le même prix y aura un clampin pour faire la bouffe. Donc chez les ASIATES, CONGELEES, CRUES ET NON DECORTIQUEES.

J’préfère.

Après trois Editions du Week-End en boucle, on fait revenir quelques minutes les crevettes avec de l’ail au fait-tout, faut qu’elles soient tout juste cuites.

crevettes

De là, on met 3 cm d’huile dans le fait-tout (ouais Dadou, le reste du saindoux pour la tartiflette si tu veux, après tout j’cotise pas à la Sécu pour rien), on met ça à feu très vif sinon ça met trois plombes à chauffer, et quand y a des bulles, on prend une crevette par la queue (LOL), on l’enduit de pâte, et on la plonge dans l’huile bouillante :

avant

De là on s’dit « connardos t’aurais pu nous prévenir ça éclabousse de partout j’me suis ruiné », alors on enfile son tablier :

tablier

Le temps d’enfiler le tablier y a déjà un côté qui commence à cramer alors vite on se dépêche et on retourne la crevette :

apres

Et quand c’est bien doré, on peut sortir son beau beignet de l’huile et le mettre à reposer sur deux épaisseurs de papier absorbant.

pret

A servir avec de la sauce piquante, la Sriracha par exemple. Nan y a pas d’photo, c’est chez les Asiates, tu connais l’chemin.

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Girls talk, par des filles

Quelqu'un dit : Moi, je suis sûre que, si on a une bite, la mettre dans de la viande hachée, ça doit être top!

Quelqu'un avertit : Tu sais que j'ai une rubrique "lu sur le Net", sur mon blog pulpipi ?

Quelqu'un s'affole : s_i_b s_i_b_pingoui s_i_b_pingoui s_i_b_pingoui

Quelqu'un se veut rassurante : Non mais je ne vais pas le faire sunday_morning__

Quelqu'un fanfaronne : J'ai peur de rien, petite. s_i_b_bing

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Abstraction fatale, par Ninon

Je viens de mettre un poulet au four.
Et, vous savez quoi ? Je fourre toujours des tas de trucs qui sentent bon, dedans, évidemment. Mais ce soir, je me demande à quoi je pensais, enfin, je n'étais pas vraiment là, quoi.
J'essaie d'introduire du laurier dans cette bête, ça ne rentre pas. Les feuilles se craquouillent, mes doigts butent sur des trucs durs, je me dis mais enfin il a quoi ce volatile défunt, une arthrose aggravée, ou bien ?
J'essaie avec le thym, un peu contrariée mais toujours rêveuse (faut dire que je n'adore pas farfouiller dans l'intérieur d'un poulet, même décédé, alors je m'échappe le plus loin possible), bernique, j'en brise les brins, tiens.
Je finis par poser l'animal dans le plat. Je le reprends. Et, prise d'une inspiration soudaine, je le retourne.
Je suis très très nulle en fesses de poulet, ça faisait cinq minutes que j'essayais de bourrer cette bête par le cou pingouino

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24 octobre 2006

Un régime, deux bananes, par Ninon et le cuisinier suédois

– Des pâtes sauce tomate basilic, c’est pas un crime contre la diététique, tout de même redface

– En fait c’est pas tant les pâtes sauce tomate basilic qui étaient réellement incriminables dans la diététique douteuse, c’était plutôt les kilos de viande qui allaient avec, et surtout le fromage râpé, accompagné cela va sans dire par un bon petit sachet de parmesan.
Et quand on voulait vraiment se faire mal, on mettait le tout sur un lit de mozzarella. Et on souffrait le martyre, heureux de voir qu’avec un peu de bonne volonté, on pouvait résoudre le problème de la faim dans le monde très facilement, mais que ça se ferait au prix d’un sédentarisme aigu, localisé essentiellement sur le canapé.
Du coup on n’a rien breveté, je pense pas qu’il y aurait à regretter, la tartiflette aurait de toute façon raflé tout le marché tôt ou tard redface

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La recette des madeleines de Proustayan, par Sib

Entendons-nous, les bureks dans la famille du père de mes enfants, ce sont leurs souvenirs de quand-ils-étaient-petits qui ressurgissent, le plein de tendresse qui coule de leurs yeux comme de la buée molle.
Et ce sont toujours les gonzesses de la famille qui s’y collent parce que faut bien le dire : plus on en fait, plus c’est long à faire. (Après ça, je réécris L’Odyssée)
Je me suis donc lancée, après de brèves explications téléphoniques d’une tata arménienne.

Il faut, pour une dizaine de bureks (à prononcer beurèque) :

- 1 paquet de pâte Filo (ce qui est rigolo, quand on sait que ma fille s’appelle Philonille/Philo hahaha oui, oui c’est marrant)
- deuzoeufs
- 1 paquet de féta plat. Enfin pas en dés.
- du roquefort vlof
- du gruyère pas mal
- du beurre
- du persil pour faire joli dedans quand on croque.


Alors, avec une fourchette propre (sinon c’est dégueulasse) écrabouiller les fromages et les oeufs.
Ça fait ça :

1main

Donc un genre de vomi sympatoche.

Ensuite faut ouvrir le paquet de pâte Filo, avec des ciseaux par exemple, ou si on est un peu sauvage, avec les dents. Au feeling quoi.

2main

On prend une feuille, parce qu’il faut un début à tout.
On l’oint de beurre fondu et mou sur une moitié avec un pinceau.

3

Et puis on plie en deux :

4

Et puis faut recommencer :

3

Et on replie en deux :

6

Là, c’est fou, ça fait un long rectangle à fourrer. (Ouaih, je sais, ça fait rêver.)
Alors l’on prend un peu de mixture que l’on colle à une extrémité (moi je préfère celle qui est près de moi. La proximité, c’est bien.)

7

Et puis on plie savamment, vous verrez, c’est fou, à la fin c’est beau et même que ça fait un triangle.

8

On fait du repliage mais sans beurre, sinon ça colle aux dents complètement :

9

Et hop

10

Et puis hop

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Ensuite, les doigts gras vous faites une photo au cadrage à la limite du poucrave :

12

Et vlan (pour la côté théâtral de l’affaire)

Au four.

12 min.

Jusqu’à ce que ça fasse :

13

L’astuce du chef :

Ne les mangez pas d’un coup en sortant du four, c’est une affaire à vous brûler un tympan, et en plus ça a meilleur goût quand c’est un poil moins bouillant.

Et hop!

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20 octobre 2006

Tartines aux fromages, par Maldoror

Niveau : facile
Coût : économique
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes (ou 25. En réalité je n’ai pas compté. J’ai surveillé. En tous cas, ça ne vous prendra pas plus de 25 minutes, en comptant large).

Ingrédients pour 2 personnes

- 1 femme avec des idées saugrenues
- 1 pain ou une baguette ou deux baguettes
- Ce que vous voulez. Donc je vais vous dire ce que nous on a mis :
o Jambon
o Emmental râpé
o Chèvre
o Roquefort
o Huile d’olive
o Ail pour frotter le pain (ça je ne l’ai pas fait. Je le regrette. Ça me fait comme un poids, là. Non, là, ce sont mes clés)

Recette

Posez une question anodine à votre femme. Par exemple, l’autre jour, je lui ai posé une question, comme ça, à brûle-pourpoint, en la prenant par surprise dans la cuisine (Non. Pas de ça ici. Enfin pas ce jour là), et tandis qu’elle s’affairait à remplir quatre petits ramequins d’un étrange mélange, qui me laissait perplexe. Je lui ai demandé :
- Qu’est-ce qu’on mange ?

Et elle, en me regardant très gentiment, avec de la candeur dans ses yeux bleus :
- J’en sais rien.

C’était d’autant plus intéressant qu’elle était précisément en train de faire la cuisine. De faire un truc dont elle ne savait pas ce que c’était. Finalement, c’était très bon, un hybride entre une quiche lorraine et un soufflé au fromage. Il faut encourager l’esprit créatif : « C’est excellent ma chérie, vraiment, tu as bien fait d’improviser ce… truc. Avec une salade, c’est excellent. »

Donc, des fois, on pose une question anodine, comme ça. Hier soir, je demande à ma femme :
- Qu’est-ce qu’on mange ?

Oui, j’en vois déjà qui froncent le sourcil, surtout vous mademoiselle, là, sur le côté, oui vous, qui vous demandez « mais c’est quoi ce mec qui ne sait faire que demander ce qu’on mange à sa gonzesse ». Votre réflexion me chagrine. Je me vois contraint de vous arrêter, tout de suite, et publiquement : je ne fais pas que demander ce qu’on mange à ma femme. Je demande aussi ce qu’on regarde à la télévision. Parfois même je lui demande ce qu’on fait ce soir. Je me méfie quand même avec ce genre de question. Des fois on s’était prévu, tout seul, dans sa tête, un petit plan sympa, et puis la réponse n’est pas celle que l’on attendait, et le plan sympa tombe à l’eau.

Ainsi, l’autre jour, j’ai vu s’évanouir mes espoirs de regarder Lyon Saint-Etienne, et j’ai du me fader un dîner aux chandelles, avec tenue sexy et caresses érotiques. Une soirée foutue. Et deux bougies.

Mais en définitive, hormis ces petits aléas, dont on rit, plus tard, c’est, dans l’ensemble, plutôt une bonne formule. Un échange de bons procédés. Je lui demande ce qu’on mange, et en retour elle me demande de débarrasser la table, ranger la maison et repasser le linge. Demander, ça ne coûte rien, et dire oui ça fait toujours plaisir.

Plouf, plouf.

Je lui demande donc ça, et elle me répond :

- Des tartines au four.

C’était mieux que l’autre jour. Elle avait déjà une idée sur le sujet. L’avantage, quand on a touché le fond, c’est qu’on ne peut plus que remonter. « Des tartines au four !!! » m’exclamé-je, trois fois. (J’exagère. J’ai mis trois points d’exclamation, mais je ne me suis exclamé qu’une seule fois. Vous imaginez, le type qui s’exclame, dans la cuisine : « Des tartines au four ! Des tartines au four ! Des tartines au four ! » On a envie de lui mettre une claque dans le dos pour faire sauter le diamant dans le sillon.)

« Des tartines au four ! Oh, mais heu… c’est quoi ? »

Ma femme, prenant un ton un peu didactique, avec ses lunettes de maîtresse d’école :

- Eh bien ce sont des tartines, tu mets dessus ce que tu veux : du jambon, du fromage, des champignons, du Nutella, et tu passes au four.

Moi : « Ah ?... »

Je dois avouer que j’ai fait preuve de modération dans mon enthousiasme. Ma femme, qui a des antennes, a dû le sentir.

- Ça ne te dit rien ? Si tu veux on peut faire autre chose, j’avais pas d’idées, en fait.

Ça, je ne l’aurais pas deviné tout seul. Je lui dis :

- Non, non, c’est très bien, ça m’a l’air formidable. Simplement, je ne vois absolument pas à quoi ça va pouvoir ressembler.

Des fois, aussi, quand je veux être con, moi…

Sans se départir de son flegme (elle la connaît, ma tête de « je veux pas comprendre »), elle a préparé les ingrédients, et on s’est fait chacun nos pains au four. Enfin nos tartines. Vu ce que j’ai mis dessus, personnellement j’appelle ça Tartines aux fromages. Mais s’il y a un nom déposé, qu’on me le fasse savoir. Ça m’intéresse beaucoup de savoir ce que j’ai bouffé.

On a fait comme ça :

1) Servez-vous un whisky, et servez un verre de vin rouge à Madame. Préparez le jambon, en enlevant le gras si vous n’aimez pas le gras. Nous on n’aime pas.

1

2) Découpez des tranches de fromage (lorsque c’est votre tour de préparer votre tartine, hein. Inutile de découper pour l’autre, vous ne seriez pas synchro. Et puis personnellement, je fais des tranches fines, et ma femme des tranches épaisses. Ça n’irait pas). Comme ça :

2

3) Ça, c’était mon idée à moi, j’en suis assez fier : balancez, assez généreusement, un filet d’huile d’olive sur le pain. N’oubliez pas que vous pouvez également le frotter à l’ail (dire que je ne l’ai pas fait. Des fois, je me bafferais). Puis vous mettez, dans l’ordre que vous voulez, les ingrédients, comme ça, par exemple :

3

4

5

6

Nous avons mis successivement :

- 1 filet d’huile d’olive
- des tranches de chèvre
- une tranche de jambon
- du roquefort
- de l’emmental râpé

Ça fait un truc relativement impressionnant, d’une hauteur imposante. Ne vous laissez pas intimider, et appuyez un peu dessus, avec votre paume, pour tasser tout ça. Que ça ait une assise à peu près plate.

4) Servez-vous un deuxième whisky. Pensez à refaire des glaçons. Pendant ce temps, votre femme enfourne le truc dans le four, comme ça :

7

Le temps que ça cuise, vous avez le temps de boire votre whisky. C’est pour ça qu’il faut être synchro, si vous servez le deuxième trop vite, vous êtes bon pour en boire un troisième. Je connais quelques vicieux qui font un peu exprès de boire le deuxième trop vite. C’est mauvais pour leur santé. D’ailleurs, ils ont mal au foie, le soir. C’est un signe qui ne trompe pas.

A mi-cuisson, ça a cette tête-là :

8

Certains considèreront, à ce stade, que c’est cuit. C’est leur droit le plus strict. C’est une affaire de goût. Moi, j’ai laissé cuire un peu plus, mais je n’ai pas agi sous la contrainte. De toutes façons, je bois doucement.

Quand c’est cuit-comme-nous-on-aime-que-ce-soit-cuit, ça ressemble à ça :

9

Attention ! Si ça ressemble à ça :

7081811

C’est que vous vous êtes complètement trompé de recette. Vous avez fait une mousse aux deux saumons. C’est très bon aussi, mais les ingrédients ne sont pas du tout les mêmes. J’espère que vous n’avez pas tout mélangé.

Personnellement, ne reculant devant aucune exagération, j’ai poussé jusque là :

10

Et j’ai aussi mangé le fromage fondu qui a coulé, et qui est à moitié cramé, là. Et c’était bon. Parfaitement.

Le tout arrosé avec un minervois à 2€90 la bouteille, c’est vraiment pas la peine de sortir un grand cru pour bouffer des tartines.

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16 octobre 2006

La tartiflette So Foot, par Isa

IMG_2587

Les ingrédients :
En gros, ce sont les mêmes que pour toute tartiflette qui se respecte, mais on ajoutera une radio branchée sur une station périphérique le samedi soir.

A la base, ça devait être une tartiflette de flemme, et puis non, toutes ces photos de gratinage étaient trop tentantes.

Donc, d’un côté, pendant que le multiplex de ligue-euh-hein débute, on fait cuire à la vapeur des jolies pommes de terre roses et fermes, en robe des champs (ou de chambre, c’est comme on aime, de toute façon, à un moment, il faudrait se débarrasser de la robe).

De l’autre, bien qu’étonnée que Frau marque le premier but de la soirée, on hache un oignon de taille raisonnable, et on le met à chanter dans une sauteuse avec un filet d’huile. Pour lui faire de la compagnie, on ajoute des lardons.

Pendant ce temps et tandis que la Beaujoire se désespère, on épluche et on coupe les pommes de terre, puis on les joint aux lardons et oignons joliment dorés.

Sel et poivre, puis on ajoute de la crème, fraîche et épaisse, évidemment, en quantité (ne jamais lésiner sur la crème, surtout si on est d’ascendance lorraine). On touille un peu pour répartir l’onctuosité, malgré les cris d’orfraie qui proviennent du stadeuh-du-Rey ou du stadiomeuh-de-Toulouse (et on s’étonne toujours vaguement du peu d’enthousiasme que continue de susciter le stade de la route de Lorient, malgré des buts et un nom plutôt chouette).

C’est là qu’on peut opter pour la version flemme ou non.

En version flemme, on recouvre le tout de reblochon, on met un couvercle sur la sauteuse, et on laisse fondre doucement à feu doux.
En version classique, on verse la mixture dans un plat allant au four, on recouvre de reblochon, et hop au four.

Dans tous les cas, on sert quand ça chante et que l’odeur fait saliver. Normalement, c’est la mi-temps et le tour des stades.

Si on est courageux, on accompagne d’une endive délicatement débitée en tronçons et assaisonnée comme il se doit.
IMG_2585_bis

S’il en reste, et qu’on aime frimer, le lendemain on réchauffe doucement tout en jetant un œil sur ce qui se passe à Bollaert, et on accompagne de girolles et cèpes sautés avec une petite persillade. De toute façon, c’est bientôt l’hiver, il faut préparer son corps avec du gras.

NB : le ver est l’ami du cèpe, il convient donc de se montrer vigilant lors de la préparation d’icelui si l’on tient à son régime végétarien (ou pas).

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15 octobre 2006

La recette de la tartiflette BELEG, par Caleb

Dadou c'était trop campagnard, Ninon c'était trop parfait (même si j'ai entendu quelques mauvaises langues sur l'utilisation frauduleuse de munster), il me fallait donc proposer la solution à ce cruel dilemme, pour les gens qui ont des cernes et de la fièvre.
Ou pas.

Revue d'effectif donc :

photo1

Oui mon épicier a un nom anglais, qu'est-ce que c'est cosmopolite Paris tout de même. ( dakans )

Donc le principe tres simple de la tartiflette par Caleb conserve les étapes classiques (on peut cependant ecouter de la musique de chambre comme du Slayer ou du....Non en fait Slayer c'est bien), avec pour commencer la sudation des lardons qui font pousser le ventre et de l'oignon qui donne bonne conscience et mauvaise haleine :

photo2

Ouais bon la photo est sombre mais c'est de l'art (donné au cochon...ahah... sonken )

Ensuite on met de la crême fraiche et on touille (et aude pisse vague_nocturne vague_nocturne ) jusqu' à la formation d'un mélange pas trop homogène et pas certifié par l'Arc.

photo3

Oui la photo est floue... dakans au carré

Apres, ben on a évidement préchauffé le haut-fourneau et on mélange cette mixture avec les pommes de terre découpées en gros morceaux inégaux...ça fait plus roots et ca laisse aux hôtes l'espoir de réussir aussi bien chez eux.... Je me LOL.

photo4

Là j'ai eu droit au flash, t'as vu Gordon ? Image Hosted by ImageShack.us de rigueur
Admirez au passage l'extrême application dans la découpe du fromage. Excellent ce commentaire.
On passe ça au four une grosse demi-heure, pour pas dire une quarantaine de minutes, le temps de manger des chips ( petrus75 ) ou de regarder une mi-temps de foot, un truc essentiel quoi.

On sort, putain ça pue donc c'est bon, ce soir on se brossera les dents avec de la Javel.

photo5

Posté par sundaymorning75 à 18:06 - Et encore bravo ! - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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