J'irai cracher sur ton micro-ondes

La cuisine facile et presque toujours chic pour les grosses feignasses

13 octobre 2006

Réglements de compte à OK Tartiflette, par Ninon et Dadou, et quelques mauvaises langues adjacentes

(Dadou n'avait pas trouvé tellement de champigons, lors de son week-end en Lozère au fond des bois)

Il était un peu triste :
Disons qu'on a dû se consoler dans une tartiflette au feu de bois.
C'est pas facile du tout, de faire une tartiflette au feu de bois.
je te montre quand même le résultat ? redface

Ninon s'intéresse, d'autant que :
Oui, tu me montres, évidemment.
Après je te montre ma tartiflette au munster fermier de ce soir redface
Et ensuite des ethnologues éminents se pencheront sur nos magnifiques manoeuvres de séduction mullet

Tout de suite, c'est le drame
Alors, pour la raclette, compter environ 8000 à 9000kcal par assiette :
Service

On a tous senti une gêne au niveau du bras gauche, après une assiette.
Y'en a un qui a pris 3 assiettes, il a basculé dans la folie, il est parti courir en plein milieu de la nuit « pour voir s'il était encore vivant ».
Et sinon j'ai pensé à toi sur le retour :
bellepoilnr4

Ninon est tellement touchée qu'on se rappelle qu'elle aime la fourrure :
Impressive theepsilon
La mienne est follement parisienne, à côté.

J'aime tellement comme tu penses à moi madame_mado

Dadou n'hésite pas, il balance les ingrédients, franco :
pour 6 :

6 kilo de patates.
600 ml de crème fraîche 30%
trois p'tites boites en plastiques de lardons, la.
6 oignons.
5 gousses d'ail
2 reblochons

A la fin de la cuisson, la tartiflette parle. J'te jure.

Il ajoute :
Et un cubi de 5l de rouge, cela va sans dire.


Ninon pinaille as usual :
Elle siffle, tu veux dire ?

La mienne, d'Alsace pingouino
tartiflette_fin

Dadou boude :
Ah ben oui, c'est pas pareil, c'est de suite plus appétissant ulalume
J'aurais eu moins mal au coeur, pour sûr, en plus.


(Caleb, qui passait par là, s'écrie : Bien fait !)

Et, là, Stipey commence à faire son intéressant :
Moi je préfère ta tartiflette. Avec le mec derrière qui a un beau pull de laine avec des cotes, ça fait typique. Rustique.
L'autre, avec ses concombres et son service Ikea, ça fait lol.

Ninon s'agace :
Et, un ton en dessous avec le Longwy à pois de ma grand-mère, pédé dr_zoidberg

Il persiste, l'effronté :
Et le concombre épluché façon zèbre, c'est quoi ses vertus? Ça fait roter une fois sur deux seulement?
Parisienne!

(Caleb est toujours là : Ca fait LOL ?)

Ah, les goûts et les couleurs, hein, Ninon :
En effet clark_gaybeul

Se faire donner des leçons d'esthétique par un type qui achète exprès un service à salade Mobil, ça ne manque pas de sel pingouino

Dadou se préoccupe soudain de diététique alors qu'il est probablement trop tard :
Si chez toi y'a 8000 calories, il faudra que je refasse une estimation de la mienne.
On provoque l'infarctus sur un coeur sain à partir de combien de calories ingérées en 10 minutes ?

Ninon se prend pour le professeur Fricker :
Mais non pingouino
C'est les pois de l'assiette, du set de table, ça donne un petit air pimpant, on oublie les 8000 calories, tu penses. Enfin moi j'ai mis du cottage cheese, surtout, dessous ciler
Et de la sauge dans l'eau des patates, parce que la sauge regorge de vertus trop souvent ignorées redface

Dadou met les choses au point :
Moi j'ai pas lolé devant sa tartiflette, ça m'a donné faim.
Et aussi quelques regrets de pas l'avoir torpillé au petit déjeuner ce matin. Enfin les rillettes passaient bien aussi.

Ninon est courageuse :
J'ai pensé à ça, ce matin, en mangeant du Puck. Que tu te faisais des tartines de cochon. Je me suis réjouie pour toi parce que j'ai bon coeur mais, tout de même...

Stipey n'en a pas terminé avec le bon goût :
C’est une question d'uniformité. D'harmonie.
Tu parles d'une tartiflette. Et tu accompagnes ça de cucurbitacées préparées de façon farfelue. Et sans sauce en plus (ça brille pas, me dis pas que t'as mis de la sauce).
Je sais pas moi, mais t'auras du présenter ça sur une planche en bois. Et en arrière-plan tu montrais un seau de mayonnaise ou, si tu voulais vraiment des légumes, tu proposais une lessiveuse de frites.

Mais des concombres épluchés façon « à la con »... stipey

Ninon perd patience :
Mais enfin ça brille, t'as du caca de taupe dans les yeux ou bien ? theepsilon

(Un petit tour de Caleb : Putain ce qu'il faut pas lire en plein RAMADAN)

Dadou donne des leçons au professeur Apfeldorfer :
Non mais j'ai un peu équilibré tout ça, j'ai mit des oeufs au plat et du chorizo dans mon petit déjeuner.
Et aussi une feuille de salade, une tranche de serrano cuite à la braise et deux Kro.
C'était vraiment bien, la Lozère, ça me manque déjà ohwell

Ninon ferait bien d'aller boire un peu de café :
J'ai un self control énorme. Je n'arrive pas à te haïr.

Dadou feint remarquablement la contrition :
je me déteste suffisamment moi-même d'avoir infligé tout ça à mon corps, je te suis incroyablement reconnaissant de ne pas me charger de plus de remords kbchris

Stipey est dévoré par la jalousie :
Dadou, il doit puer de la gueule, quelque chose de fendard!
J’espère qu'il a un Auchan vers chez lui...

Ninon en fait (un peu) trop, sans doute :
Dadou, on a forcément envie de lui rouler des pelles, peu importe ce qu'il a mangé avant. Et toc.

Dadou rappelle qu'il était à mille lieues de toute civilisation :
T’inquiètes, récurage total de tous les orifices à peine rentré chez moi.
L’eau chaude, c'est merveilleux.

Et il n'en croit pas ses yeux :
Olalah Ninon qu'est ce que tu me dis là ? pingouino

laule stipey, laule.
Et toc.

[…]

Un peu plus tard, Maldo a encore faim, sans doute :
Mais vous allez arrêter de me faire chier la bite ?

Ninon, toujours prévenante :
Il me reste de la tartiflette pingouino

**** ** La recette de Dadou ** ***


Alors, pour résumer les quantités :

Pour 6 personnes voulant mourir, en même temps :

- 6kg de patates coupées en rondelles de 1cm d'épaisseur.
- Puis 6 oignons d'un beau gabarit, découpés en dés irréguliers (parce qu'on n’est pas des machines), cuits au feu de bois avec sel et poivre en fin de cuisson.
oignons_chemin_e
oignons_poele_dafalgan
Entretien_des_braises

- Puis rajouter trois p'tites boites de lardons, je sais pas combien y'en a dans un boite, à vu d'oeil je dirais 250-300gr. Ne pas resaler, ça va, les artères nous diront peut-être merci.
- Une fois que les lardons sont bien, rajouter deux pots de crème fraîche à 30% (non, les artères ne diront jamais merci, finalement), et remuer doucement jusqu'à obtention d'un mixture pas du tout homogène, mais appétissante, si on aime le gras.

Et là, ça devient sympa :
Prendre une grosse gamelle, y déposer un petit fond de gruyère râpé (parce que le fromage grillé c'est meilleur que les patates cramées), y déposer les patates sur environ 15cm. On rajoute la mixture à base de gras/oignons/lardons par dessus, mais pas tout.
Puis on met un reblochon, coupé en deux tranches en son milieu. Ne pas oublier le gruyère râpé, ça bouche les trous dans une tartiflette, en fondant. Puis remettre toutes les patates qu'il reste, toute la mixture aussi, et un second reblochon sur le dessus. Evidemment, on fait une belle croûte de gruyère râpé sur le dessus, environ 400gr.
pose_du_reblochon
Et puis 20 minutes au feu de bois, thermostat qui fait chaud aux jambes.
Ne pas se laisser intimider, quand la tartiflette siffle, c'est qu'elle commence à peine à cuire. Ne surtout pas l'écouter, de toute façon ce n'est qu'une tartiflette, y'a même pas à prêter attention à ce qu'elle dit.
Quand le dessus est tiède tendance chaud, c'est prêt icon3
Servir copieusement avec un gros rouge qui tache.

Final_cubi

Et bonne nuit.


**** ** La recette de Ninon ** ****

Pour 4 personnes :

- 1 kilo de patates fermes (voir la recette de la salade Dadou)
- 1 pot de cottage cheese
- 200 g de lardons
- 6 oignons neufs avec une queue
- 1 munster fermier
- 2 cuillers à soupe de crème fraîche
- poivre du moulin

Faites donc cuire les patates à la pelure, quand elles sont cuites, égouttez-les, allez boire une bière au salon en attendant que ça refroidisse sinon ça fait du chagrin aux doigts quand on les épluche.
Remerciez le ciel de vivre dans un appartement moderne et allumez le four. Thermostat 8.
Dans une poêle, faites suer les lardons, ajouter les oignons émincés, touillez, ne salez pas.
lardons
Videz un peu le gras des lardons, par une sorte de souci moral qui ne durera pas, puisque vous allez ajouter du cotage cheese et de la crème :
lardon_fromage

Enfilez des gants de latex (ou convoquez un assistant qui ira dormir ailleurs) et coupez le munster en morceaux.
munster

Dans des ramequins beurrés (oui, nous sommes dans une cuisine parisienne, tout le monde se tue à vous le dire), posez des bouts de fromage, des patates, un peu du mélange lardons oignons, encore des patates, et colmatez avec du fromage.
Avant colmatage, parfois, c'est rigolo :
patate_pr_s

Enfournez tout ça pour une petite demi-heure, ça cuit à l'odeur, ce truc. Ou à l'oreille. A Paris, comme en Lozère, ça chante quand c'est cuit mullet

Servez sans attendre sur des assiettes de votre goût, n'écoutez pas les types qui s'offrent des tasses Mobil, et accompagnez d'une vraie salade, sauf si vous avez oublié d'en acheter, ça arrive.
tartiflette_pres

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11 octobre 2006

Coming soon, deux recettes éprouvantes

"Pour la tartiflette, ma foi, je ne suis pas sûr que le monde soit parfaitement prêt pour découvrir ça, un léger répit ne sera donc pas de trop."

Posté par sundaymorning75 à 23:24 - Lu sur le Net - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2006

Les ramequins au chèvre, par Tralala

C'est l'automne, bien sûr, comme toujours à cette époque maudite de l'année, où pour joindre l'effroyable au délirant, je rajoute une bougie sur mon gâteau, chier.

Bref, aussi bien engraisser un peu en prévision des pelletées qui ne manqueront pas de nous faire bien suer dans nos tuques tony_clifton

J'ai trouvé cette recette au détour d'un fouillage en règle des bouquins qui traînent ici et là. L'hiver qui s'annonce a toujours le même effet sur moi, je cherche des trucs à cuisiner qui sentent bon. À la simple lecture de cette recette, déjà, j'ai bavé sur la page. Ça ressemble drôlement à une sorte de gratin dauphinois, mais en plus pervers. C'est ça qui m'a convaincue d'essayer bitman

Ça s'appelle : Ramequins au chèvre

Ça, c'est le nom dans le bouquin. Moi, je les ai rebaptisés "Cochoncetés moelleuses avec des patates dedans". C'est comme on veut. Mais ça serait con d'appeler ça "Tarte au citron", par exemple.

Ça prend : 25 minutes de préparation, qu'ils disent. Ça m'en a pris 48'03. L'apéro et la zik, des fois, ça fait danser entre deux trucs de popote.

Ça cuit : 50 minutes, qu'ils disent. J'ai laissé un peu plus parce que je dansais.

Les trucs qu'il faut :

- Ben, 4 ramequins, tiens. Pas trop grands. Gros comme la paluche d'un homme d'honorable constitution. Si on n'a pas ce genre d'homme sous la main, ben on mesure sur son nichon : faut que tout le bout rosé et un peu de chair entre dedans.

- 4 pommes de terre moyennes, épluchées (voir la recette de salade Dadou de Ninon pour savoir quel genre de pomme de terre utiliser qui devient pas toute molle).

- 150 g de fromage de chèvre. Attention : pas du mou ! Du 'un peu dur'. Faut pouvoir émietter.

- 4 tranches de jambon cru. C'est pas bon avec du jambon ordinaire.

- 250 g de crème aigre. Crème sure, quoi, celle qui goûte pas le beurre, mais quelque chose comme un souvenir doux amer.

- 2 oeufs, légèrement battus. Si on les bat trop, ils pleurent.

- 125 ml de crème pas trop épaisse. Faut que ça coule presque liquide mais pas trop. Ça ressemble à quelque chose dont j'ai un vague souvenir, mais c'est pas la crème sure. Ça ne goûte pas pareil en tout cas.

Comment qu'on fait ?

Fastoche !

- On badigeonne les ramequins avec du beurre fondu ou whatever qui fait que ça colle pas trop au
fond. On évitera quand même de mettre de l'huile à moteur, genre 10W40 ou autre. Ça pourrait fausser un peu le goût.

- On préchauffe le four à 180 celcius (th. 6 chez vous, j'ai vérifié. Merci Internénette huhu )

Pour chaque ramequin, on répète le même scénar :

- Émincer une pomme de terre en fines rondelles et les essuyer avec du papier absorbant. Bon, si la patate n'est pas tout à fait ronde, c'est pas grave, on l'essuiera sur une serviette de bain pour faire genre.

- Détailler le fromage de chèvre en quatre parts. Ça, ça veut dire le couper en trois parts raisonnables et s'en garder une grosse part de cochon pour soi. Non mais oh ! Privilège de cook !

- Tapisser le fond d'un ramequin avec une demie tranche de jambon. Ça, ça veut dire foutre du jambon dans le cul du machin. Non pace que tapisser, là, ça sent trop la réno, on veut pas ça.

- Déposer ensuite la moitié des rondelles de patate, puis l'autre demi-tranche de jambon. Ça, ça veut dire qu'on empile tout ça dessus le cul du machin et qu'on y colle du jambon. Non pace que déposer, là, ça sent trop la banque, on veut pas ça.

- Poursuivre en émiettant une portion de fromage et terminer avec le reste de patate, en ajustant bien les rondelles sur les bords. Ça, ça veut dire écraser le chèvre dessus le cul déjà bien garni, y rajouter les patates de sorte qu'elles touchent au bord, ce qui est tout à fait con à dire, vu que je sais pas comment on pourrait faire pour qu'elles y touchent pas au bord, justement.

- Presser fermement. Ça, ça veut pas dire de dire "Allez ! Dépêche ! Vite ! Grouille !". Ça veut juste dire qu'il faut bien tasser pour que les patates soient bien copines avec le jambon et le fromage.

Quand on a fait ça dans tous les machins, on mélange la crème aigre, les oeufs et la crème avec du sel et du poivre et on verse sur l'orgie de patate-jambon-fromage. Si on est un peu inventif, on ajoute l'épice qui nous fait frémir les ovaires (ou la prostate, c'est selon). C'est le moment d'être original or for ever die unsatisfied.

On dépose les machins sur une plaque à cuisson et on cuit 50 à 60 minutes ou plus. Ça dépend des activités. Par exemple, la danse, ça prend deux minutes et quelques de plus, vu que la pièce dure pas trop longtemps d'habitude. Sinon, si on en a profité pour faire une sieste crapuleuse, ben on peut toujours se brosser, vu que les ramemachins, ben ils vont être tout cramés, selon qu'on a un amant (une amante) de qualitäÿ.

Quand c'est cuit, on sort du four, dah ! Si on n'est pas occupé ailleurs aussi. Ensuite, on laisse reposer 5 minutes ou plus, et après on détache le pourtour des machinquins avec un couteau et on retourne ce chef-d'oeuvre sur une assiette. On peut aussi omettre cette étape et bouffer la cochonceté à même le bidule, mais c'est moins chic. Il est important d'essayer de reproduire coûte que coûte la photo qu'on a vue dans le bouquin. Bon, ça marche jamais. Déjà, on n'a pas la belle vaisselle. Et pi on s'en fout finalement. Un fantasme réalisé ça ne peut être que décevant. Alors on fait comme on pense en se rappelant que l'important, c'est de grailler des masses avant l'hiver \o/

On aura le bon goût, selon la latitude sous laquelle on vit, d'accompagner la cochonceté d'une cochonceté encore pire, pour équilibrer. Ici, nous avons opté pour un ragoût de boeuf aux cèpes et champignons blancs très poivré cuit pendant 8 heures à feu doux. Mais bon, on aurait tout aussi bien pu y mettre une omelette à côté qu'on n'aurait pas été déçus. Fastoche, pas cher, goûteux. Sans blague, il peut bien neiger cette nuit biggrin

Les cochoncetés à la sortie de l'usine :

Cochoncete_moelleuse

Une des cochoncetés en tête-à-tête avec du qui fait chaud :

Cochoncete_moelleuse_avec_du_ragout



Bonnap ! tralala

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Tuerie moyen-orientale, par Ninon

Ça faisait un moment que j'hésitais. Chez mon épicier égyptien, dans les rayons du frigo, à côté du pastrami et du fromage de brebis, il y avait ces verres pleins d'un truc blanc. Si, si, c'est du fromage, me disait-il. Alors hier j'ai cédé. Parce que, à chaque fois, il me montre autre chose, histoire que j'essaie toute la boutique.
J'ai ouvert le machin hier. Du Puck, quand même, ça vous a de lointains échos de vigoureuse équipe de rugby parisienne, non ?

Alors, voilà : c'est comme de la Vache qui rit, mais plus mou. Limite ça coule. Je ne veux pas du tout savoir avec quoi c'est fait, c'est certainement bourré de sels de fonte hautement toxiques pour les artères qu'on a, là, ici, et un peu là aussi. Et alors ?
J'ai pris une pita, j'ai tartiné le dedans soigneusement, flip flap, j'ai roulé, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas offert un petit déjeuner hors de toute bienséance. Avis : ça coule, je le redis. Il faut se lécher les doigts, après. Enfin comme tout le monde a déguerpi, on peut faire ça assez tranquillement. Et recommencer.

J'ai fait des photos supérieurement artistiques, évidemment :
puck2

J'avais justement une assiette assortie, si, j'insiste. Et le pain seigle-noix-raisin vient de la boulangerie bizarre du métro Belleville, celle juste en face du grand Paris-Store fermé le dimanche. Il y a de ces miches énormes, on dit "je voudrais une tranche de ça", la dame sort son grand couteau, et voilà. Ça va très bien ensemble pour le goûter des moins de 6 ans, aussi.

puck3

Et, tant que j'y suis, le trèfle sur mon balcon, ça n'a rien d'une légende, non mais oh poupoulette

puck

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Une certaine idée de la pâtisserie

Descendre la rue de Belleville un dimanche à midi. Ne pas entrer dans les pâtisseries chinoises, avec une sorte de prudence résiduelle.

gateaux_belleville

gateau_belleville

Sans parler de cette interprétation dodue du hot-dog :

hot_dog_chinois

Alors, finalement, on est plutôt allés bâfrer du boeuf sauté à la citronnelle pingouinosourit

Posté par sundaymorning75 à 18:20 - Accidents industriels - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pique-nique au parc Monceau, par Ninon

Vendredi 6 octobre

Menu :Terrine de thon à la mandarine et à la coriandre, guacamole rock and roll, crumble griottes pommes amandes cannelle.
Boisson conseillée : une bière belge, qui va avec tout.
Météo : clémente, incroyablement étrangement.
Dessus de banc : la Bretagne à l'envers et garantie sans chou-fleur.

Piknik_ok

Piknik_dessert

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01 octobre 2006

La salade Dadou, par Ninon

Une salade, comme un pied de nez à l’automne qui s’annonce. Mais pas n’importe laquelle. Croquante, sinon à quoi bon avoir de l’esprit. Mais douce, parce que le vent souffle, quand même. Et puis piquante, sur la langue, pour ne pas d’endormir. Et acide, pour faire pétiller les yeux, sûrement.
Non mais, c’est quoi, cette recette, à la fin ? De la poésie combinatoire ?
Ou bien juste un assemblage fragile, en équilibre, pour jouer à faire la cuisine ?
Non, je n’ai jamais promis que j’arrêtais la drogue et le rock and roll Image Hosted by ImageShack.us

Salade_Dadou2

Pour 4 personnes raisonnablement affamées, il faut :

- 500g de blancs de poulet
- Disons 8 roseval de taille très moyenne (ou des rattes, enfin des patates qui ne font pas leurs intéressantes quand on les cuit, en se mettant à ressembler toutes seules à de la purée. Des patates à chair ferme, je dirais bien « comme ma… », mais il doit me rester deux doigts de bon sens. Des charlottes, ou des belles de Fontenay, voilà, je l’ai dit).
- 1 gros oignon rouge
- 2 pommes reinettes
- 1 généreuse poignée de raisins secs
- de la salade
- 1 petit pot de Fjord
- 1 jus de citron
- curry en poudre
- huile de pépins de raisin
- piment d’Espelette en poudre
- vinaigre de cidre
- sel, sucre, beurre

On pèle les patates proprement, on les coupe en grosses frites (ne me demandez pas pourquoi, c’était l’idée du soir, et au final c’est beaucoup plus joli. Si. ) et on les fait cuire à l’eau ou à la vapeur. Quand c’est cuit, on réserve, c’est-à-dire on égoutte ou on sort le panier. Voilà. Jusqu’ici, c’est simplet, non ? En gros, on laisse tiédir.

Dans une grande poêle, on jette les blancs de poulet coupés en lanières (avec des ciseaux ça va plus vite et on ne salit pas de planche) dans du beurre et de l’huile qui chantonnent.
Dans un bol, on laisse gonfler les raisins secs dans de l’eau chaude.
On touille le poulet, quand c’est doré, on jette du curry en poudre, comme on veut, mais il faut que ça pique un peu, deux cuillers à café de sucre, on mélange, on ajoute les raisins secs égouttés.
On déglace la poêle avec une cuiller à soupe de vinaigre de cidre, on touille. Quand c’est cuit, on réserve, one more time, enfin on éteint le feu et voilà, quoi.

On pèle le, non, pas le jonc, d’ailleurs c’est les, les pommes, voilà. On les coupe en tranches bien fines qu’on installe dans une assiette en les arrosant tout de suite de jus de citron (sinon, elles deviennent marron, et faut aimer le marron : c’est un concept seventies qui ne convient pas forcément à une salade un peu élégante (de toilette) ). Et, vous savez quoi ? On réserve, on garde le jus de citron.

On enfile un masque de plongée. Ou bien des verres de contact, comme moi. Ou on demande à quelqu’un et on va fumer une clope. Bref, à un moment, il faut émincer l’oignon rouge en tranches ou en rondelles, comme on préfère. La taille de la rondelle est plus délicate, il faut disposer d’un ustensile particulièrement affûté, c’est vous qui savez, hein, moi, je ne dis rien.

On lave la salade, ici c’est de la batavia, une grande feuille dessous, et de la roquette et des pousses d’épinards. Un peu chic, on vous dit. Et on l’essore comme on peut, moi je la secoue dans une passoire, c’est presque comme faire du sport. C’est bien.

La sauce : on mélange le Fjord avec du sel, le jus du poulet et le jus de citron qui reste (et celui qui est dans l’assiette avec les pommes), et une cuiller à soupe d’huile de pépins de raisin.

Je pense qu’on peut tout balancer en vrac dans un grand saladier. Moi j’ai rangé sur des assiettes pour faire ma maligne. D’abord la salade, ici, là, et un peu sur le côté (le côté d’une assiette ronde, ça m’échappe. Disons, le bord.) Installer les frites vapeur et les tranches de pommes en alternant vaguement, parsemer d’oignon rouge coupé comme ça vous a chanté, dans le coin qui reste, on dispose le poulet et les raisins. On arrose de sauce, on poudre de piment d'Espelette, on sert. Et voilà.

Ceux d’entre vous qui sont réfractaires à l’idée de manger quelque chose qui pourrait ressembler à de la crème fraîche doivent pouvoir bricoler une sauce avec de la ricotta et de l’huile d’olive. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit.

Après y a plus qu’à faire son malin et à dire, d’un air semi-modeste qui ne trompera personne : « C’est moi qui l’ai fait ! »

Salade_d_tail2


Posté par sundaymorning75 à 22:26 - Plats - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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