12 novembre 2006
Ma belle-mère ne tricote pas, par Ninon
Et je me demande si, vraiment, je le regrette.
Hier, je suis passée prendre le goûter chez une amie équipée d'un amoureux d'outre-Manche. Qui a lui-même une maman de la même provenance. Alors, chez elle, on boit du thé, voilà. Et ce truc, c'est pas bon quand c'est tiédasse, tout le monde le sait.
C'est pourquoi sa belle-maman à elle, hé bien, elle tricote des objets qui laissent songeuse la désinvolte que je suis, qui fait son thé dans une tasse avec une vague passette les bons jours et un sachet préfabriqué le reste du temps.
On me dit que les enfants adorent se les flanquer sur la tête. Je regrette que mon fils ait été trop occupé à se coller des paillettes partout pour essayer ces formidables chapeaux ![]()
J'ai dit "des objets", je ne rigolais pas, hein :
J'en profite pour vous rappeler l'existence de cette recette formidable qui va si bien avec les soirées d'hiver féroces ![]()
Commentaires
Naaaaaaaaaan ! C'est trop pas possible des trucs pareils ! C'est la fête à table tous les jours chez Glu ! :-D Ça doit mettre de bonne humeur le matin, des trucs pareils ! :-D
han, sublime!
c'est ultra cosy, ça réchauffe rien que de les regarder :)
Je veux le modele, moi. Actuellement, ca doit etre top tendance, si j'en crois les magazines feminins, non? (oui, j'ai des lectures d'intello!).
Ahhh, j'adore ! C'est trop kitsch ! Elle part au ski ta théière ??? :o)
huhuhu j'ai bien rigolé merci.
Aïe-aïe mohair, pourquoi m'as-tu fait ça ?
Well… Toute la question est de savoir si cette frénétique des aiguilles, cette agitée du tricotin borne sa sollicitude 100% mohair aux théières. Auquel cas, cela peut encore passer pour une innocente manie, susceptible qui plus est d'enrichir les collections de quelque musée de l'art brut.
Là où je frémis, en revanche, c'est à la pensée que les pulsions créatives de la dame puissent s'étendre aux humains de son entourage, et singulièrement à d'innocents gamins sans défense. Or la réputation de cruauté des tricoteuses n'est plus à établir…
Peut-être serait-il préférable pour ton amie de renoncer à avoir une descendance avec le fils de cette brave femme afin de s'épargner la disgrâce d'avoir un rejeton qui fera un jour, au mieux la fortune d'un psy, au pire la une des tabloïds après avoir flingué trois douzaines d'abonnées à Modes et Travaux - ce qui selon moi, est un crime bien véniel, mais je crains que cet avis ne soit guère partagé. Rappelons, s'il en est besoin, que l'efficacité du condom en pure laine vierge, fût-elle bouillie, est tout sauf démontrée.
Si l'irréparable a déjà été commis, il faut impérativement créer un "abcès de fixation", en se constituant une collection de théières aux formes aussi alambiquées que faire se peut, auxquelles belle-maman aura la mission de confectionner des vêtements aussi chauds que moulants. Avec un peu de chance, elle se crèvera à la tâche… On peut aussi envisager, du reste, de hâter sa fin en lui concoctant une bonne infusion de cigüe (il est plus facile en effet de plaider la confusion entre cigüe et fenouil qu'entre mort aux rats et sucre en poudre, il faut penser à tout.) Certes je suis quelque peu radicale, mais on ne badine pas avec l'avenir de ses enfants. Et moins encore avec le bon goût…
decomplexee du bon gout
Ah mais j'ai une grande tendresse pour le kitsch, moi :) Et si les gilets tricotes pour nos girls fachent un peu trop les yeux, ils restent accroches pudiquement a leur cintre sans faire leurs malins (mais ca n'arrive pas si souvent, les tea cosies sont les seuls issus de rigatons)
J'ai juste ete tres etonnee de voir que mon cheri se servait effectivement de ces rigolotes moumoutes a theieres, mais pour un puriste du the, elles ont, il faut croire, toute leur utilite. Et moi j'aime beaucoup les regarder ou les mettre sur la tete des filles, ca me met en joie. Les invites aussi, d'ailleurs :D
Joyeuse
Voilà, c'est bien comme ça que j'étais, samedi :D
Et en même temps, la mauvaise foi bien tournée m'enchante :o
C'est drôlement rigolo et ça change de la zénitude branchée !
Je sens que je vais m'en faire finalement, mes théières aimeront ça.
Moumoutes et catharsis…
Ah, mais, Gluglu, c’est que le seul bon goût qui vaille à mes yeux, c’est le mien ! Ce que j’aime voir, toucher, respirer, porter, manger, ce dans quoi j’aime me vautrer, m’envelopper voire m’emballer (sans peser, please, pas maintenant !) et dont je me fous bien de savoir si « ça fait » kitsch, BCBG, baroque, gothique, ou encore tarte, vintage, protopouffe, rombière, antique, solennel et que sais-je encore ? Ma chi se ne frega ? Sûrement pas pas moi.
C’est ma salade russe à moi.
Et c’est mon opinion et je la partage ! Rien d’autre.
Je sais bien, pour autant, que mon bon goût à moi n’est en rien meilleur ou supérieur à celui des autres. Et si je n’ai aucune tendresse pour les moumoutes à théières présentées ci-dessus, je suis en revanche capable d’en éprouver pour ceux qu’elles mettent en joie. J’éprouve, par contre, c’est vrai, un mépris teinté de hargne à l’égard de la kitsch-attitude, lorsqu’elle m’apparaît comme l’ultime moyen de s’affirmer différent, affranchi des normes, des conventions et des convenances. Dès lors qu’il est de « bon ton » de brandir le kitsch comme un signe extérieur d’anticonformisme en kévlar doublé téflon, une marque suprême d’audace, je me prends à regretter qu’on ne puisse pas bailler et gerber en même temps. Impressionnante, vraiment la posture : « Et j’ai même un service à orangeade en Vallauris, dis-donc ! Il est à chier, mais avouez qu’il fallait oser, hein ? » Vite, un siège ! C’est pas tous les jours qu’on voit passer une révolution en marche, faut que je me pose pour observer ça à mon aise. D’un peu loin tout de même, hein, faudrait pas non plus que ça me décoiffe…
Cela dit, je n’ai aucune raison –et je n’ai surtout pas le droit- de douter de ta vraie grande tendresse à toi pour le kitsch. Il ferait beau voir, tiens ! J’aime pas « le » kitsch. J’aime des trucs auxquels on a bien dû attribuer cette étiquette, mais les étiquettes comme l’étiquette, je m’assois dessus (avec quelque précaution, cela dit : faudrait pas que ça me colle aux miches, ce serait un comble !).
Il se trouve que les moumoutes présentées par Ninon ont eu à peu près sur moi le même effet que le châtiment du picador sur le bovidé entier et content de l’être (du moins je présume) fraîchement déboulé du toril.
C’est que, gamine, j’étais entourée, cernée, de grand-mères, tantes et copines d’icelles qui avaient en commun la passion (que dis-je ? la rage !) du tricot. Of course, cette passion commune se vivait sur le mode de l’émulation, voire de la rivalité à peine larvée. Bien entendu, ces chéries, lorsqu’elles ne travaillaient pas des aiguilles pour rhabiller plumards, canapés, coussins, théières et coquetiers, confrontaient leurs œuvres. D’où, c’est fatal, surenchère.
Et ce qui devait arriver advint. Lorsqu’il n’y eut plus rien à emmailloter dans leurs baraques, à quoi crois-tu qu’elles se mirent en devoir de confectionner des housses où s’exprimerait dans la plus débridée des frénésies tout leur art du point de riz, du feston, de la torsade, de la rosace, du chevron, du macaron y pompons ?
Ben, moi, pardi !
« Je vais te faire un pull. Qu’est-ce qui te ferait plaisir ? » Ça semblait engageant, a priori. J’avais droit au grand jeu : on étalait devant moi des mégatétrachiées de catalogues de modèles et de points divers, des échantillons de laine que je tripatouillais avec volupté. Alors, ben, je fantasmais, je créais le pull de mes rêves, confiante en leur art (car elles étaient vraiment douées, les carnes !)
Puis j’attendais… Impatiente…
Le hic, c’est que lorsqu’arrivait le grand jour de la livraison, le truc qu’elles me cloquaient dans les bras, non sans une certaine solennité, n’avait strictement, mais alors strictement rien à voir avec le pull que j’avais caressé en rêve.
C’était plus fort qu’elles, fallait qu’elles y mettent leur touche personnelle. Et surtout, fallait qu’elles en fassent une sorte de chef d’œuvre de compagnon du Tour de France : regardez un peu ce que je sais faire ! Histoire d’épater les autres…
C’était une débauche de points compliqués, une gabegie de couleurs point trop assorties (et surtout exclues de ma charte à moi, mais dont les contrastes criards soulignaient si bien leur virtuosité d’exécution !), une orgie de torsades, pompons, cocardes et cordelières. Bref, une vraie boucherie, la mort de Sardanapale version angora, mohair et courtelle ! Tu visualises le tableau ? Et, comble du comble, comme elles voyaient à long terme, elles avaient conçu ça non pas pour la mouflette que j’étais, mais pour la grande femme bien charpentée et perpétuellement gravide que je n’allais pas manquer de devenir ! Moi, j’aimais bien les trucs un peu ajustés… J’l’avais spécifié, d’ailleurs… Mais je t’en fiche !
Je me retrouvais immanquablement, improbable Ophélie, noyée à la dérive dans des océans de laines de calibres aussi variés que leur couleurs (non, pasque tu comprends, il leur restait toujours une demi-pelote de ceci ou de cela et elles s’étaient dit que ça serait d’autant plus coton d’essayer de les marier et que la prouesse n’en serait que plus grande, ah la tronche qu’allaient faire les autres en voyant ça !).
Et j’errais donc, comme une âme en peine, dans de vastes fringues -oui, il y avait toujours un extra-bonus : le bonnet ou le gilet ou les moufles -« coordonnés » qu’elles disaient les enflures !- propices aux courants d’air sournois et qui donnaient une idée assez précise du cataclysme que pourrait engendrer un crash –fort heureusement très peu probable- entre un château de Louis II de Bavière et un entrepôt des filatures Bergère de France ! Car, naturellement, pas question que le chef d’œuvre reste sagement pendu sur un cintre, sans faire son malin, en attendant que les mites viennent le bouffer -mais même les mites devenaient anorexiques en voyant des trucs pareils ! Fallait pas bafouer l’artiste, tout de même. Donc, j’errais, comme une âme en peine, essayant de porter ma misère en pure ( ?) laine de façon à peu près hautaine. Avec le sentiment de m’être fait enfler dans les grandes largeurs et, plus déprimant encore, la conscience que, pour ces vieilles piquées plus ou moins adorables, le but avoué de me faire plaisir et de me prémunir du froid était un bien mince et bien piètre prétexte à d’ignobles surenchères de tricoteuses.
Dès lors, comment s’étonner aujourd’hui de ce que, moi qui adore le thé et déteste tout ce qui est tiédasse, plutôt que de m’extasier sur l’utilité pourtant confondante et contondante des moumoutes de ta jolie-maman –car j’en conviens, le thé qui refroidit, c’est l’horreur- je n’éprouve que haine et colère à leur vue ? Hein ? Comment ?
Mais comment ne pas me reconnaître dans cette théière, éprouver pour elle de l’empathie ?
Oui, je fus une potiche ! Remplie de fiel de surcroît !
Et comment s’étonner de ce qu’à présent, plutôt que de me consacrer à des œuvres positives, bénéfiques, comme par exemple la recherche d’un moyen de maintenir mon thé toujours chaud sans reproduire pour autant les iniquités dont je fus victime, je rumine sombrement, des nuits durant, en descendant des litres de thé –hélas souvent tiède- pour mettre au point la version du napalm –ou du sarin, ça dépend de mes humeurs- en atomiseur de sac pour dame ?!
Mais je m’égare, là…
Et quel indécent déballage ! J’ai dérogé à la règle du « never explain, never complain » mais je serais hypocrite en disant que je le regrette. La vue de ces moumoutes à théières mises en ligne par Ninon a été pour moi une sorte de déclic. J’ai réalisé que je ne pouvais garder plus longtemps en moi toute cette colère, cette souffrance… Il fallait qu'enfin je m'en délivre !
Merci à ceux et celles qui auront pris la peine de me lire. Non vraiment, merci…
Je me sens en paix –enfin, presque- à présent…: D
Heu, l’assemblée des A.A la plus proche, c’est par où, siouplaît ? J’ai encore plein de trucs en suspens à régler… Allô ?
Divan
J'étais bien loin d'imaginer que ces petits chapeaux amoureusement tricotés allaient déclencher un tel torrent pratiquement freudien.
J'ai des pithiviers seventies à poster, j'hésite, du coup :D
Ni Anna O… ni anathème !
Pour ma part, je n'ai pas l'ombre d'un traumatisme lié au pithiviers.
Enfin… Je crois… :D
Un doute affreux m'étreint, subitement…
Il faut que je sache ! Fais claquer la recette seventies !
S'il s'avère que tu as encore ravivé une vieille blessure, je m'engage à essayer d'avoir la douleur sinon sobre, du moins laconique… :D
Non, non, ne vas pas te restreindre, les tartines liberatrices on aime ca, pourvu qu'elles soient bien ecrites. Finalement je suis assez fiere que les Couvre-theieres de mon placard aient declenche une avalanche de commentaires \o/ (d'autant que leur utilite, je peux bien l'avouer maintenant, reste a prouver)
Tu sais ce qui te reste a faire, Maitresse ;)
Que lis-je, Gluglu ? L'utilité des moumoutes resterait finalement à prouver ?
Flûtre et zutre alors !
Mais quand bien même elles ne maintiendraient pas le thé au chaud, elles ont une raison d'être. La meilleure qui soit : elles te mettent en joie ! C'est une excellente raison de les garder. Et au chaud qui plus est ! Peut-être faudrait-il leur confectionner de petites pelisses, au point de bouclette…
De mon côté, si les pulls de mon enfance avaient bien plus tendance à m'échauffer qu'à me protéger du froid, je dois dire qu'au moins une fois, grâce à tes moumoutes, ils m'auront procuré de la joie : j'ai eu grand plaisir à détricoter, peloter puis dévider ma hargne. Qu'il était grand temps d'extirper de la naphtaline.
Et, puisqu'on en est aux confidences, mes redoutables tricoteuses avaient aussi de bons côtés : elles cuisinaient comme des déesses et je leur dois plus d'un réveil embaumé. De ceux qui te font quitter le lit en quatrième vitesse pour filer voir ce qui se trame de si bon matin en cuisine et tenter de chouraver une chute de pâte avec laquelle faire un truc de ton invention. Si seulement leurs aiguilles n'avaient pu servir qu'à vérifier la cuisson à cœur des gâteaux ! (soupir)
Arf, elles sont kitschouilles et marrantes à souhait :-D
trop drole .Quel pied de nez !!!
Génial
Bonjour,
Je viens de découvrir ton blog grâce à celui de "Chez Georgette".
En ce moment je veux apprendre le tricot - il est d'ailleurs sorti un magazine sur ce thème que je vais acheter d'ici la fin de la semaine.
Alors quand j'ai découvert ton post avec ces jolis cache-théières, j'ai flashé.
Sais-tu où je pourrai trouver le modèle ou en as-tu un de ton côté ?
En plus, ça permettrait d'intriguer encore plus ma puce de 3 ans qui est vraiment curieuse de tout :)
Bises
Sophie - Ptite Grenouille
moi je les trouve trop rigolos ces tea-cosy !
j'ai flashé aussi, j'aimerais également les modèles. Surtout le premier. Ben voui, on boit des litrons entiers (de thé, j'endends) à la maison, faudrait voir pour que ça reste chaud, tout ça !
Je ne suis pas du tout tricoteuse, c'est ça le pb. Va falloir que je me trouve une blogueuse compatissante, peut-être ;-) ?
enfin, jai pu rire...
Gééénial, trop lol, adorâââble! En fait je cherche depuis longtemps d'ailleur, un cosy, un vrai- comme un petit sac à main, avec 2 poignées rigide,qui s'ouvre presque à 180° et dans lequel on met sa théière qui reste au chaud et chaude trèèès longtemps : la différence avec les cosy bonnets, chaussette et autre, c'est LE TRANSPORT ! On n'a pas besoin de plateau, on peut se balader dans toutes la maison sans se brûler les menottes... je sais, il y a des thermos... mais un cosy c'est tellement plus élégant. Voilà c'est comme ça que notre guide google m'a amené jusqu'à ces délicieux bonnets, so kitch mais so british. Et après plusieurs enterrement qui m'ont enlever le sourire, j'ai éclaté de rire en lisant Cali Rezo (plus haut)"elle part aux skis ta théière". Merci, trop lol tous ces commentaires. En tout cas MERCI de m'avoir permi de me dérider. Et si jamais vous savez où je pourrais trouver mon cosy spécial pique-nique
Gééénial, trop lol, adorâââble! En fait je cherche, depuis longtemps d'ailleurs, un cosy, comme un petit sac à main, avec 2 poignées rigides,qui s'ouvre presque à 180° et dans lequel on met sa théière qui reste au chaud et chaude trèèès longtemps : la différence avec les cosy bonnets, chaussettes et autres, c'est LE TRANSPORT ! On n'a pas besoin de plateau, on peut se balader dans toute la maison sans se brûler les menottes... je sais, il y a des thermos... mais un cosy c'est tellement plus élégant. Voilà c'est comme ça que notre guide google m'a amenée jusqu'à ces délicieux bonnets, so kitch mais so british. Et après plusieurs enterrements qui m'ont enlevé le sourire, j'ai éclaté de rire en lisant Cali Rezo (plus haut)"elle part aux skis ta théière ?". Merci, trop lol tous ces commentaires. En tout cas MERCI de m'avoir permis de me dérider. Et si jamais vous savez où je pourrais trouver mon cosy spécial, faites mois signe...
Ben les filles on s'amuse chez vous ! Vous faites du bien à une grand mère frigorifiée !!!!!!
p'têt que si j'avais un cache théière (à ma taille) j'aurais moins froid ! Scha cé sûr, scha cé sûr !!!!
Merci pour cette tranche de rigolade ! Je vais me coucher détendue (et avec des abdos d'enfer lol). Demain au petit déj', je regarderai d'un oeil différent la souris qui garde mes brioches ou tartines de pain grillé au chaud ! J'envisage sérieusement de créer un chauffe souris heu non théière :-) A très bientôt car je reviendrai c'est sûr :-D
Kétaine au cube !!!!
Qui tricotera le premier en Phentex ?????
Je l'ai rajouté sur mon fameux site !!!!!
alors là !!
là !! ....je suis sans voix !! vite un thé chaud !
theière
bonsoir,
très originales ces théières habillées avec ces modèles de tricots
bravo muriel
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