J'irai cracher sur ton micro-ondes

La cuisine facile et presque toujours chic pour les grosses feignasses

12 novembre 2006

Ma belle-mère ne tricote pas, par Ninon

Et je me demande si, vraiment, je le regrette.
Hier, je suis passée prendre le goûter chez une amie équipée d'un amoureux d'outre-Manche. Qui a lui-même une maman de la même provenance. Alors, chez elle, on boit du thé, voilà. Et ce truc, c'est pas bon quand c'est tiédasse, tout le monde le sait.
C'est pourquoi sa belle-maman à elle, hé bien, elle tricote des objets qui laissent songeuse la désinvolte que je suis, qui fait son thé dans une tasse avec une vague passette les bons jours et un sachet préfabriqué le reste du temps.

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On me dit que les enfants adorent se les flanquer sur la tête. Je regrette que mon fils ait été trop occupé à se coller des paillettes partout pour essayer ces formidables chapeaux poupoulette

J'ai dit "des objets", je ne rigolais pas, hein :

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J'en profite pour vous rappeler l'existence de cette recette formidable qui va si bien avec les soirées d'hiver féroces pingouinosourit

Posté par sundaymorning75 à 11:58 - Contes de fées - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2006

Des tartines au four !!! © Opus II & III, par Ninon

Bon, moi aussi, j'appuie un peu avec les doigts, mais pas trop, finalement.
La pain vient de chez Portolan, Boris, qui ne joue pas au rugby. Avenue Secrétan, métro Jaurès, voilà.

Part One :

Un chouille d'huile de noix, mais un rien, hein. De la ricotta. De la coppa en petits bouts. Sous le grill, le temps d'écouter Week-end à Rome deux fois blessure

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Part Two (Internationale ouvrière de la tartine au four !!! ©) :

Pareil, un chouille d'huile d'olive (bon d'accord, c'est pas la même huile, mais vous saisissez l'esprit). Du caviar d'aubergines, flop flop. De la coppa en petits bouts, voilà, pareil (parce que si vous laissez les grands bouts, vous allez manger salement. Je dis ça pour le glamour ; oui, on peut rester sexy en mangeant des tartines au four). Du crottin de chavignol en tranchouillettes. Du poivre du moulin pingouinosourit
Si vous n'aimez pas Daho, vous pouvez faire autre chose. De toute façon, ce n'était pas le même jour. Disons cinq minutes, si votre four est bien élevé. Ah on peut en faire, des choses, en cinq minutes...

tartines_Ninon

De plus près : tartine_detail

Notre référence pingouinosweat

Posté par sundaymorning75 à 22:42 - Et encore bravo ! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2006

La tarte aux figues improbable(s), par Stipey

Note de Ninon
J'ai beaucoup hésité pour la catégorie sue_ellen

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Samedi matin, Ninon m’appelle par la fenêtre et me dit tel quel :
« Dis donc, je suis bien embêtée, là, parce que j’ai des figues, une banane, 1 pâte brisée, 100g de beurre, 150g de poudre d’amandes (ou un peu moins selon les goûts), 100g de sucre glace et 50 g de sucre pas glace, 3 jaunes d’œufs, 2 œufs entiers, 2 cuillère à soupe de Maïzena, une lichette de rhum et 250ml de lait et figure toi que je ne sais pas quoi en foutre. Et puis j’ai une échelle, aussi. »
Ninon dit de ces trucs, parfois, on se demande où elle va chercher ça. Et puis j’ai refermé la fenêtre, parce qu’on ne chauffe pas les rues.
Bon. Le fait est que me voilà missionné. Coup de bol qu’elle ait de la chance, j’ai justement LA recette qui devrait faire l’affaire. Ouf.

Ah oui, il faut un nom pour la recette. Ca chante mieux. Moi perso, j’appelle ça « la tarte aux figues », vu que c’est la seule tarte à base de figues que je fasse. Mais bon, on n’a qu’à appeler ça « tarte amandine de figues et banane ». Allez zou, adopté.
Alors vous allez voir, c’est pas trop compliqué pour peu qu’on y mette un peu de bonne volonté.

Ah oui, les ingrédients.
Bon alors pour faire une tarte qui rentre dans mon moule à tarte, il faut :
- des figues, 4-5 on va dire
- une banane
- 1 pâte brisée
- 100g de beurre
- 150g de poudre d’amandes (ou un peu moins selon les goûts)
- 100g de sucre glace
- 50 g de sucre pas glace
- 3 jaunes d’œufs et 2 œufs entiers
- 2 cuillères à soupe de Maïzena
- une lichette de rhum
- 250ml de lait
- une échelle de 7 kilos (ou un escabeau selon les goûts).

Pour les délais de livraison, comptez bien une quarantaine de minutes de préparation et une trente-cinquaine de minutes de cuisson.

Pour la bande-son, moi j’ai mis The Go!Team, mais on n’est pas obligé.

- Mais concrètement, comment ça se passe?
Attendez, j’allais y venir.
Munissez-vous de l’échelle. Allez au jardin, hop hop hop, posez l’échelle devant le figuier et commencez la récolte du fruit. Hop, une par ici, tiens celle-là m’a l’air bien mûre, hop une autre qui se cachait sous une feuille, et là hop, un truc qui ne ressemble pas à une figue. Une poire. Ah oui, les branches du poirier côtoient celles du figuier. Alors pour éviter toute confusion, voici mon secret : la figue c’est environ violet alors que la poire, ça commence par un P. Pour ceux d’entre vous qui achèteraient leurs fruits en grande surface (lol), référez-vous aux panneaux indicateurs et pis c’est tout.
Bon bref. Nous voilà revenus à la cuisine avec nos 5 figues et notre poire, qu’on mettra de côté, parce que bon. Présentez sur la table tous les ingrédients dont vous aurez besoin, ça vous évitera par la suite d’aller ouvrir le placard avec les mains pleines de beurre. Chez moi, ça a donné environ ça:

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Et c’est parti !
Alors pour commencer, vous collez votre pâte à tarte dans votre moule à tarte selon les règles de la bienséance, à savoir qu’on beurre un minimum le moule, hein. On n’est pas des rustres, non plus. Pis vous faites prendre le frais à votre moule nouvellement décoré en le mettant au frigo. Hop. Ça, c’est fait.
Vous avez vu, on n’a pas perdu de temps, hein ?

Ensuite, juste comme ça, pour de rire mais aussi parce que ça fait partie de la recette, on va faire une crème pâtissière. Allons bon, me direz vous, voyez-vous cela, une crème pâtissière !
Alors j’explique : les 250ml de lait, on y met dans la casserole (je suis dauphinois et je dis « on y met », dussé-je en écorcher vos oreilles). On y porte à ébullition, mais point trop n’en faut, on surveille quand même que ça ne se carapate pas par-dessus bord. Puis pendant que votre dame (ou votre belle-mère. Enfin un truc qui sache manipuler une éponge) nettoie la gazinière (je vous avais prévenu), vous allez me mettre les 3 jaunes d’œufs et les 50g de sucre semoule dans une gamelle et me fouetter ça vigoureusement. Jusqu’à ce que ça fasse comme un ruban qui se déroule, quand vous soulevez le fouet. Vous voyez le topo? Bon, admettons que vous ayez le ruban : vous allez me rajouter dans la gamelle une cuillère à soupe de Maïzena et le lait, mais doucement, hein. N’allez pas me retourner la casserole au dessus de la gamelle, plof, sans poésie ni délicatesse, juste comme ça histoire de se débarrasser du lait. Non, on y va mollo, on incorpore le lait, on va dire. Et tout ça en continuant à fouetter. Ah oui, c’est pas facile, on n’a pas deux mains droites. Fallait faire des nouilles au beurre, si c’est ça!

Bon, quand vous commencez à avoir mal au bras et que vous avez un mélange qui ressemble à quelque chose, vous arrêtez de fouetter, vous transvasez tout ça dans la casserole (ou une autre, si la casserole du lait est vraiment foutue) et sur feu doux, vous continuez à touiller gentiment en chantant. A un moment donné, ça va commencer à ébullitionner, et doutez-vous bien que c’est le signal pour arrêter le feu et laisser la casserole pleine de pâte pâtissière (car oui, c’en est) de côté. Mais quand même, on est des gens bien élevés et on ira lui remettre un petit de cuillère pour la mélanger, de temps en temps, histoire que ça continue à ressembler à quelque chose et que ça ne colle pas trop. Vlà le travail:

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Munissez-vous d’une autre gamelle (ah ben oui, ça va faire de la vaisselle, je sais…), et balancez-y les 100g de beurre découpé en petits cubes puis battez le un peu pour le ramollir, vous allez voir que ça va faciliter la suite. Par là dessus, vous retournez la gamelle orange avec les 150g (ou moins, selon les goûts) de poudre d’amande, même traitement pour les 100g de sucre glace, hop dans la gamelle, et les 2 œufs (sans la coquille, déconnez pas), on en fait quoi? Ben pareil, dans la gamelle. Merci.
Au début, on aura tendance à y aller poliment, histoire de ne pas trop bousculer les oeufs, de permettre à la poudre d’amande de s’habituer au contact du beurre et de ne pas balancer du sucre glace partout, parce que ça fait éternuer. Alors on est un peu déçu, parce qu’on se retrouve avec un truc pas très sympa à l’œil, on regrette déjà d’avoir tenté cette recette, regardez ça :

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Mais ne paniquez pas, maintenant qu’on a caressé les ingrédients dans le sens du poil, on va pouvoir recommencer à être un peu plus franchouillard. Reprenez votre sérieux et travaillez tout ça au corps avec un fouet, ou un batteur pour ceux qui ont l’électricité, pis vous faites une pause quand ça ressemble à quelque chose de joli, d’uniforme, d’harmonieux, hein, pourquoi pas.
Sans mollir, vous rajoutez 3 louches de rhum (ou juste une rasade, selon les goûts), vous saupoudrez la dernière cuillère à soupe de Maïzena, vous continuez à fouetter (ou à battre, selon l’engin que vous avez choisi) et tout en gardant le rythme, vous ajoutez la crème pâtissière dans la gamelle.
Si vous avez tout bien suivi les instructions, vous avez (au récipient près), ce genre de bidule :

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A ce moment là de la partie, vous ressortez le moule du frigo, vous étalez cette crème sur le fond de tarte et vous enfournez le tout, thermostat 6, pendant houla! 35 bonnes minutes, faut compter.

35 bonnes minutes plus tard, vous ressortez le plat (attention, c’est chaud) et c’est là qu’on va rire. Parce qu’on va couper les figues en tranches. Lol. C’est d’un chiant, oui, mais faut bien y passer. Vous étalez les satanées tranches de figues sur votre tarte, selon l’agencement qu’il vous plaira, puis vous faites de même avec la banane coupée en rondelles itou. Moi perso, je mets les tranches de figues autour, les rondelles de banane au milieu, et je finis artistiquement par une figue au centre.
A ce niveau de la compétition, d’aucuns nappent le tout avec du nappage pour tarte. Pourquoi pas, si vous avez envie de faire les crâneurs.
Au final ça donne un truc pas trop mal, jugez-en :

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Remettez vite tout ça au frigo avant l’heure du goûter. Mettez un cubi de cidre au frais, aussi, ça accompagnera gentiment votre tarte.

C’est pas pour fayoter, mais c’est rudement bon, comme recette.

5bis

Note de Ninon (qui ne met jamais de rhum dans la pâtisserie poupoulette )
Un petit moment après m’avoir envoyé cette recette, le jeune homme m’a dit : « le mieux ce serait peut-être que tu l’essaies avant, la recette. Parce que bon, si c’est pour faire rigoler les gens mais qu’il se retrouvent avec un truc complètement foiré...

(ça avait l'air bon, pourtant, hein : l_che )

Posté par sundaymorning75 à 23:11 - Accidents industriels - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Torture bretonne, par un Internaute mécontent

chou_fleur

Ah mais le chou-fleur n'est pas un légume. C'est pas une fleur. C'est pas une plante. C'est une erreur biggrin

Posté par sundaymorning75 à 13:45 - Lu sur le Net - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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