25 octobre 2006
L'heure du goûter, par Homme de Ninon
Les beignets de crevettes, par Fred 999
200 lignes sur des tartines, et pourquoi pas un jambon - beurre ? Internet c’est N’IMPORTE QUOI.
Pour la pâte à beignets, il faut 100 g de farine, un demi-sachet de levure (le truc rose façon Mémé fera l’affaire), un oeuf, une cuillérée à soupe d’huile, un demi-verre d’eau et en option un trait d’huile de sésame. Si y a un supermarché asiate pas loin, on peut toujours prendre la farine spéciale kikoo mes beignets y sont comme dans Dragon Ball trop lol, mais sans c’est aussi bien, et on aura l’air beaucoup moins con quand les beignets ne ressembleront pas du tout à la photo sur l’emballage.

On mélange, on touille, on est heureux de vivre, et ça donne :

Y en a pas beaucoup, ça tombe bien y a pas besoin d’en faire des tonnes.
On va laisser reposer la pâte
J’préfère.
Après trois Editions du Week-End en boucle, on fait revenir quelques minutes les crevettes avec de l’ail au fait-tout, faut qu’elles soient tout juste cuites.

De là, on met 3 cm d’huile dans le fait-tout (ouais Dadou, le reste du saindoux pour la tartiflette si tu veux, après tout j’cotise pas à la Sécu pour rien), on met ça à feu très vif sinon ça met trois plombes à chauffer, et quand y a des bulles, on prend une crevette par la queue (LOL), on l’enduit de pâte, et on la plonge dans l’huile bouillante :

De là on s’dit « connardos t’aurais pu nous prévenir ça éclabousse de partout j’me suis ruiné », alors on enfile son tablier :

Le temps d’enfiler le tablier y a déjà un côté qui commence à cramer alors vite on se dépêche et on retourne la crevette :

Et quand c’est bien doré, on peut sortir son beau beignet de l’huile et le mettre à reposer sur deux épaisseurs de papier absorbant.

A servir avec de la sauce piquante, la Sriracha par exemple. Nan y a pas d’photo, c’est chez les Asiates, tu connais l’chemin.
20 octobre 2006
Tartines aux fromages, par Maldoror
Niveau : facile
Coût : économique
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes (ou 25. En réalité je n’ai pas compté. J’ai surveillé. En tous cas, ça ne vous prendra pas plus de 25 minutes, en comptant large).
Ingrédients pour 2 personnes
- 1 femme avec des idées saugrenues
- 1 pain ou une baguette ou deux baguettes
- Ce que vous voulez. Donc je vais vous dire ce que nous on a mis :
o Jambon
o Emmental râpé
o Chèvre
o Roquefort
o Huile d’olive
o Ail pour frotter le pain (ça je ne l’ai pas fait. Je le regrette. Ça me fait comme un poids, là. Non, là, ce sont mes clés)
Recette
Posez une question anodine à votre femme. Par exemple, l’autre jour, je lui ai posé une question, comme ça, à brûle-pourpoint, en la prenant par surprise dans la cuisine (Non. Pas de ça ici. Enfin pas ce jour là), et tandis qu’elle s’affairait à remplir quatre petits ramequins d’un étrange mélange, qui me laissait perplexe. Je lui ai demandé :
- Qu’est-ce qu’on mange ?
Et elle, en me regardant très gentiment, avec de la candeur dans ses yeux bleus :
- J’en sais rien.
C’était d’autant plus intéressant qu’elle était précisément en train de faire la cuisine. De faire un truc dont elle ne savait pas ce que c’était. Finalement, c’était très bon, un hybride entre une quiche lorraine et un soufflé au fromage. Il faut encourager l’esprit créatif : « C’est excellent ma chérie, vraiment, tu as bien fait d’improviser ce… truc. Avec une salade, c’est excellent. »
Donc, des fois, on pose une question anodine, comme ça. Hier soir, je demande à ma femme :
- Qu’est-ce qu’on mange ?
Oui, j’en vois déjà qui froncent le sourcil, surtout vous mademoiselle, là, sur le côté, oui vous, qui vous demandez « mais c’est quoi ce mec qui ne sait faire que demander ce qu’on mange à sa gonzesse ». Votre réflexion me chagrine. Je me vois contraint de vous arrêter, tout de suite, et publiquement : je ne fais pas que demander ce qu’on mange à ma femme. Je demande aussi ce qu’on regarde à la télévision. Parfois même je lui demande ce qu’on fait ce soir. Je me méfie quand même avec ce genre de question. Des fois on s’était prévu, tout seul, dans sa tête, un petit plan sympa, et puis la réponse n’est pas celle que l’on attendait, et le plan sympa tombe à l’eau.
Ainsi, l’autre jour, j’ai vu s’évanouir mes espoirs de regarder Lyon Saint-Etienne, et j’ai du me fader un dîner aux chandelles, avec tenue sexy et caresses érotiques. Une soirée foutue. Et deux bougies.
Mais en définitive, hormis ces petits aléas, dont on rit, plus tard, c’est, dans l’ensemble, plutôt une bonne formule. Un échange de bons procédés. Je lui demande ce qu’on mange, et en retour elle me demande de débarrasser la table, ranger la maison et repasser le linge. Demander, ça ne coûte rien, et dire oui ça fait toujours plaisir.
Plouf, plouf.
Je lui demande donc ça, et elle me répond :
- Des tartines au four.
C’était mieux que l’autre jour. Elle avait déjà une idée sur le sujet. L’avantage, quand on a touché le fond, c’est qu’on ne peut plus que remonter. « Des tartines au four !!! » m’exclamé-je, trois fois. (J’exagère. J’ai mis trois points d’exclamation, mais je ne me suis exclamé qu’une seule fois. Vous imaginez, le type qui s’exclame, dans la cuisine : « Des tartines au four ! Des tartines au four ! Des tartines au four ! » On a envie de lui mettre une claque dans le dos pour faire sauter le diamant dans le sillon.)
« Des tartines au four ! Oh, mais heu… c’est quoi ? »
Ma femme, prenant un ton un peu didactique, avec ses lunettes de maîtresse d’école :
- Eh bien ce sont des tartines, tu mets dessus ce que tu veux : du jambon, du fromage, des champignons, du Nutella, et tu passes au four.
Moi : « Ah ?... »
Je dois avouer que j’ai fait preuve de modération dans mon enthousiasme. Ma femme, qui a des antennes, a dû le sentir.
- Ça ne te dit rien ? Si tu veux on peut faire autre chose, j’avais pas d’idées, en fait.
Ça, je ne l’aurais pas deviné tout seul. Je lui dis :
- Non, non, c’est très bien, ça m’a l’air formidable. Simplement, je ne vois absolument pas à quoi ça va pouvoir ressembler.
Des fois, aussi, quand je veux être con, moi…
Sans se départir de son flegme (elle la connaît, ma tête de « je veux pas comprendre »), elle a préparé les ingrédients, et on s’est fait chacun nos pains au four. Enfin nos tartines. Vu ce que j’ai mis dessus, personnellement j’appelle ça Tartines aux fromages. Mais s’il y a un nom déposé, qu’on me le fasse savoir. Ça m’intéresse beaucoup de savoir ce que j’ai bouffé.
On a fait comme ça :
1) Servez-vous un whisky, et servez un verre de vin rouge à Madame. Préparez le jambon, en enlevant le gras si vous n’aimez pas le gras. Nous on n’aime pas.

2) Découpez des tranches de fromage (lorsque c’est votre tour de préparer votre tartine, hein. Inutile de découper pour l’autre, vous ne seriez pas synchro. Et puis personnellement, je fais des tranches fines, et ma femme des tranches épaisses. Ça n’irait pas). Comme ça :

3) Ça, c’était mon idée à moi, j’en suis assez fier : balancez, assez généreusement, un filet d’huile d’olive sur le pain. N’oubliez pas que vous pouvez également le frotter à l’ail (dire que je ne l’ai pas fait. Des fois, je me bafferais). Puis vous mettez, dans l’ordre que vous voulez, les ingrédients, comme ça, par exemple :




Nous avons mis successivement :
- 1 filet d’huile d’olive
- des tranches de chèvre
- une tranche de jambon
- du roquefort
- de l’emmental râpé
Ça fait un truc relativement impressionnant, d’une hauteur imposante. Ne vous laissez pas intimider, et appuyez un peu dessus, avec votre paume, pour tasser tout ça. Que ça ait une assise à peu près plate.
4) Servez-vous un deuxième whisky. Pensez à refaire des glaçons. Pendant ce temps, votre femme enfourne le truc dans le four, comme ça :
Le temps que ça cuise, vous avez le temps de boire votre whisky. C’est pour ça qu’il faut être synchro, si vous servez le deuxième trop vite, vous êtes bon pour en boire un troisième. Je connais quelques vicieux qui font un peu exprès de boire le deuxième trop vite. C’est mauvais pour leur santé. D’ailleurs, ils ont mal au foie, le soir. C’est un signe qui ne trompe pas.
A mi-cuisson, ça a cette tête-là :
Certains considèreront, à ce stade, que c’est cuit. C’est leur droit le plus strict. C’est une affaire de goût. Moi, j’ai laissé cuire un peu plus, mais je n’ai pas agi sous la contrainte. De toutes façons, je bois doucement.
Quand c’est cuit-comme-nous-on-aime-que-ce-soit-cuit, ça ressemble à ça :

Attention ! Si ça ressemble à ça :

C’est que vous vous êtes complètement trompé de recette. Vous avez fait une mousse aux deux saumons. C’est très bon aussi, mais les ingrédients ne sont pas du tout les mêmes. J’espère que vous n’avez pas tout mélangé.
Personnellement, ne reculant devant aucune exagération, j’ai poussé jusque là :

Et j’ai aussi mangé le fromage fondu qui a coulé, et qui est à moitié cramé, là. Et c’était bon. Parfaitement.
Le tout arrosé avec un minervois à 2€90 la bouteille, c’est vraiment pas la peine de sortir un grand cru pour bouffer des tartines.
04 juin 2006
Les falafels de feignasse, par Ninon
Bon, à force d'en parler, d'aller en manger rue des Rosiers, de tenter de mettre en place des contests de la plus haute importance, j'ai sottement craqué tout en l'heure en rentrant chez moi.
Une sorte d'avant-goût avant le vrai Défi du Falafel, qui aura lieu... bientôt ![]()
Alors, il faut :
Du cumin, de la coriandre, du sel
De la crème de sésame
Du citron
Du sumac
Des oignons neufs et jeunes, avec une grande queue verte
Un concombre
Une tomate
Un épicier égyptien
Je dis ça parce que bon, j'ai triché, je suis entrée acheter une bière fraîche et, dans un saladier, à côté des olives, il y avait ça :
Je veux dire, chez mon épicier égyptien, et puis là, c'est dans mon assiette, nous sommes d'accord.
Parce qu'en Egypte on fait les falafels plutôt avec des fèves, alors qu'ailleurs c'est plutôt avec des pois chiches.
Je vous ai dit que je n'avais pas de mixeur ? ![]()
Alors voilà, j'ai acheté de la purée de fèves toute fraîche, une fois chez moi, j'ai ajouté du sel, du cumin, de la coriandre, j'ai fait des boulettes.
Et puis j'ai débité le concombre (oui, c'est marrant, comme activité) en cubes, en enlevant les graines histoire de chipoter, j'ai fait la même chose avec la tomate, j'ai émincé mes oignons neufs et jeunes et beaux, y compris la longue queue verte (oui, oui, je sais), le tout dans une assiette creuse assez jolie, j'ai salé, poudré de sumac, pressé un citron dessus et ajouté deux cuillers de crème de sésame (ouvre-toi, voilà, comme ça, c'est fait), j'ai touillé, c'est très beau, ça a l'air sain, même, comme nourriture
:
Mais si, on sent la santé :
Et puis j'ai jeté mes boulettes de purée de fèves dans une poêle pleine d'huile chaude, j'ai laissé cuire cinq-six minutes, et hopla :
Voilà, du coup ça m'a pris dix minutes, et c'était très bon, sans blague ![]()
06 décembre 2005
Mauvais genre
On m'a envoyé cette photo pour mon blog, une sorte de sculpture avant-gardiste, je pense 
31 octobre 2005
Le pebre, par le chef Simo
- 2 tomates. Les peler et couper en dès très fins.
- 1/2 oignon ou 1 petit, couper en dès très fin
- du coriandre frais (à doser à votre goût)
- piment doux (à doser à votre goût)
- sel
- huile (classique .. pas utile de mettre de l'huile d'olive)
A servir frais ! et ca accompagne à peu près n'importe quel plat ! Avec de la viande grillée c'est parfait !













