J'irai cracher sur ton micro-ondes

La cuisine facile et presque toujours chic pour les grosses feignasses

25 octobre 2006

Abstraction fatale, par Ninon

Je viens de mettre un poulet au four.
Et, vous savez quoi ? Je fourre toujours des tas de trucs qui sentent bon, dedans, évidemment. Mais ce soir, je me demande à quoi je pensais, enfin, je n'étais pas vraiment là, quoi.
J'essaie d'introduire du laurier dans cette bête, ça ne rentre pas. Les feuilles se craquouillent, mes doigts butent sur des trucs durs, je me dis mais enfin il a quoi ce volatile défunt, une arthrose aggravée, ou bien ?
J'essaie avec le thym, un peu contrariée mais toujours rêveuse (faut dire que je n'adore pas farfouiller dans l'intérieur d'un poulet, même décédé, alors je m'échappe le plus loin possible), bernique, j'en brise les brins, tiens.
Je finis par poser l'animal dans le plat. Je le reprends. Et, prise d'une inspiration soudaine, je le retourne.
Je suis très très nulle en fesses de poulet, ça faisait cinq minutes que j'essayais de bourrer cette bête par le cou pingouino

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24 octobre 2006

Un régime, deux bananes, par Ninon et le cuisinier suédois

– Des pâtes sauce tomate basilic, c’est pas un crime contre la diététique, tout de même redface

– En fait c’est pas tant les pâtes sauce tomate basilic qui étaient réellement incriminables dans la diététique douteuse, c’était plutôt les kilos de viande qui allaient avec, et surtout le fromage râpé, accompagné cela va sans dire par un bon petit sachet de parmesan.
Et quand on voulait vraiment se faire mal, on mettait le tout sur un lit de mozzarella. Et on souffrait le martyre, heureux de voir qu’avec un peu de bonne volonté, on pouvait résoudre le problème de la faim dans le monde très facilement, mais que ça se ferait au prix d’un sédentarisme aigu, localisé essentiellement sur le canapé.
Du coup on n’a rien breveté, je pense pas qu’il y aurait à regretter, la tartiflette aurait de toute façon raflé tout le marché tôt ou tard redface

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La recette des madeleines de Proustayan, par Sib

Entendons-nous, les bureks dans la famille du père de mes enfants, ce sont leurs souvenirs de quand-ils-étaient-petits qui ressurgissent, le plein de tendresse qui coule de leurs yeux comme de la buée molle.
Et ce sont toujours les gonzesses de la famille qui s’y collent parce que faut bien le dire : plus on en fait, plus c’est long à faire. (Après ça, je réécris L’Odyssée)
Je me suis donc lancée, après de brèves explications téléphoniques d’une tata arménienne.

Il faut, pour une dizaine de bureks (à prononcer beurèque) :

- 1 paquet de pâte Filo (ce qui est rigolo, quand on sait que ma fille s’appelle Philonille/Philo hahaha oui, oui c’est marrant)
- deuzoeufs
- 1 paquet de féta plat. Enfin pas en dés.
- du roquefort vlof
- du gruyère pas mal
- du beurre
- du persil pour faire joli dedans quand on croque.


Alors, avec une fourchette propre (sinon c’est dégueulasse) écrabouiller les fromages et les oeufs.
Ça fait ça :

1main

Donc un genre de vomi sympatoche.

Ensuite faut ouvrir le paquet de pâte Filo, avec des ciseaux par exemple, ou si on est un peu sauvage, avec les dents. Au feeling quoi.

2main

On prend une feuille, parce qu’il faut un début à tout.
On l’oint de beurre fondu et mou sur une moitié avec un pinceau.

3

Et puis on plie en deux :

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Et puis faut recommencer :

3

Et on replie en deux :

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Là, c’est fou, ça fait un long rectangle à fourrer. (Ouaih, je sais, ça fait rêver.)
Alors l’on prend un peu de mixture que l’on colle à une extrémité (moi je préfère celle qui est près de moi. La proximité, c’est bien.)

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Et puis on plie savamment, vous verrez, c’est fou, à la fin c’est beau et même que ça fait un triangle.

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On fait du repliage mais sans beurre, sinon ça colle aux dents complètement :

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Et hop

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Et puis hop

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Ensuite, les doigts gras vous faites une photo au cadrage à la limite du poucrave :

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Et vlan (pour la côté théâtral de l’affaire)

Au four.

12 min.

Jusqu’à ce que ça fasse :

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L’astuce du chef :

Ne les mangez pas d’un coup en sortant du four, c’est une affaire à vous brûler un tympan, et en plus ça a meilleur goût quand c’est un poil moins bouillant.

Et hop!

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20 octobre 2006

Tartines aux fromages, par Maldoror

Niveau : facile
Coût : économique
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes (ou 25. En réalité je n’ai pas compté. J’ai surveillé. En tous cas, ça ne vous prendra pas plus de 25 minutes, en comptant large).

Ingrédients pour 2 personnes

- 1 femme avec des idées saugrenues
- 1 pain ou une baguette ou deux baguettes
- Ce que vous voulez. Donc je vais vous dire ce que nous on a mis :
o Jambon
o Emmental râpé
o Chèvre
o Roquefort
o Huile d’olive
o Ail pour frotter le pain (ça je ne l’ai pas fait. Je le regrette. Ça me fait comme un poids, là. Non, là, ce sont mes clés)

Recette

Posez une question anodine à votre femme. Par exemple, l’autre jour, je lui ai posé une question, comme ça, à brûle-pourpoint, en la prenant par surprise dans la cuisine (Non. Pas de ça ici. Enfin pas ce jour là), et tandis qu’elle s’affairait à remplir quatre petits ramequins d’un étrange mélange, qui me laissait perplexe. Je lui ai demandé :
- Qu’est-ce qu’on mange ?

Et elle, en me regardant très gentiment, avec de la candeur dans ses yeux bleus :
- J’en sais rien.

C’était d’autant plus intéressant qu’elle était précisément en train de faire la cuisine. De faire un truc dont elle ne savait pas ce que c’était. Finalement, c’était très bon, un hybride entre une quiche lorraine et un soufflé au fromage. Il faut encourager l’esprit créatif : « C’est excellent ma chérie, vraiment, tu as bien fait d’improviser ce… truc. Avec une salade, c’est excellent. »

Donc, des fois, on pose une question anodine, comme ça. Hier soir, je demande à ma femme :
- Qu’est-ce qu’on mange ?

Oui, j’en vois déjà qui froncent le sourcil, surtout vous mademoiselle, là, sur le côté, oui vous, qui vous demandez « mais c’est quoi ce mec qui ne sait faire que demander ce qu’on mange à sa gonzesse ». Votre réflexion me chagrine. Je me vois contraint de vous arrêter, tout de suite, et publiquement : je ne fais pas que demander ce qu’on mange à ma femme. Je demande aussi ce qu’on regarde à la télévision. Parfois même je lui demande ce qu’on fait ce soir. Je me méfie quand même avec ce genre de question. Des fois on s’était prévu, tout seul, dans sa tête, un petit plan sympa, et puis la réponse n’est pas celle que l’on attendait, et le plan sympa tombe à l’eau.

Ainsi, l’autre jour, j’ai vu s’évanouir mes espoirs de regarder Lyon Saint-Etienne, et j’ai du me fader un dîner aux chandelles, avec tenue sexy et caresses érotiques. Une soirée foutue. Et deux bougies.

Mais en définitive, hormis ces petits aléas, dont on rit, plus tard, c’est, dans l’ensemble, plutôt une bonne formule. Un échange de bons procédés. Je lui demande ce qu’on mange, et en retour elle me demande de débarrasser la table, ranger la maison et repasser le linge. Demander, ça ne coûte rien, et dire oui ça fait toujours plaisir.

Plouf, plouf.

Je lui demande donc ça, et elle me répond :

- Des tartines au four.

C’était mieux que l’autre jour. Elle avait déjà une idée sur le sujet. L’avantage, quand on a touché le fond, c’est qu’on ne peut plus que remonter. « Des tartines au four !!! » m’exclamé-je, trois fois. (J’exagère. J’ai mis trois points d’exclamation, mais je ne me suis exclamé qu’une seule fois. Vous imaginez, le type qui s’exclame, dans la cuisine : « Des tartines au four ! Des tartines au four ! Des tartines au four ! » On a envie de lui mettre une claque dans le dos pour faire sauter le diamant dans le sillon.)

« Des tartines au four ! Oh, mais heu… c’est quoi ? »

Ma femme, prenant un ton un peu didactique, avec ses lunettes de maîtresse d’école :

- Eh bien ce sont des tartines, tu mets dessus ce que tu veux : du jambon, du fromage, des champignons, du Nutella, et tu passes au four.

Moi : « Ah ?... »

Je dois avouer que j’ai fait preuve de modération dans mon enthousiasme. Ma femme, qui a des antennes, a dû le sentir.

- Ça ne te dit rien ? Si tu veux on peut faire autre chose, j’avais pas d’idées, en fait.

Ça, je ne l’aurais pas deviné tout seul. Je lui dis :

- Non, non, c’est très bien, ça m’a l’air formidable. Simplement, je ne vois absolument pas à quoi ça va pouvoir ressembler.

Des fois, aussi, quand je veux être con, moi…

Sans se départir de son flegme (elle la connaît, ma tête de « je veux pas comprendre »), elle a préparé les ingrédients, et on s’est fait chacun nos pains au four. Enfin nos tartines. Vu ce que j’ai mis dessus, personnellement j’appelle ça Tartines aux fromages. Mais s’il y a un nom déposé, qu’on me le fasse savoir. Ça m’intéresse beaucoup de savoir ce que j’ai bouffé.

On a fait comme ça :

1) Servez-vous un whisky, et servez un verre de vin rouge à Madame. Préparez le jambon, en enlevant le gras si vous n’aimez pas le gras. Nous on n’aime pas.

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2) Découpez des tranches de fromage (lorsque c’est votre tour de préparer votre tartine, hein. Inutile de découper pour l’autre, vous ne seriez pas synchro. Et puis personnellement, je fais des tranches fines, et ma femme des tranches épaisses. Ça n’irait pas). Comme ça :

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3) Ça, c’était mon idée à moi, j’en suis assez fier : balancez, assez généreusement, un filet d’huile d’olive sur le pain. N’oubliez pas que vous pouvez également le frotter à l’ail (dire que je ne l’ai pas fait. Des fois, je me bafferais). Puis vous mettez, dans l’ordre que vous voulez, les ingrédients, comme ça, par exemple :

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Nous avons mis successivement :

- 1 filet d’huile d’olive
- des tranches de chèvre
- une tranche de jambon
- du roquefort
- de l’emmental râpé

Ça fait un truc relativement impressionnant, d’une hauteur imposante. Ne vous laissez pas intimider, et appuyez un peu dessus, avec votre paume, pour tasser tout ça. Que ça ait une assise à peu près plate.

4) Servez-vous un deuxième whisky. Pensez à refaire des glaçons. Pendant ce temps, votre femme enfourne le truc dans le four, comme ça :

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Le temps que ça cuise, vous avez le temps de boire votre whisky. C’est pour ça qu’il faut être synchro, si vous servez le deuxième trop vite, vous êtes bon pour en boire un troisième. Je connais quelques vicieux qui font un peu exprès de boire le deuxième trop vite. C’est mauvais pour leur santé. D’ailleurs, ils ont mal au foie, le soir. C’est un signe qui ne trompe pas.

A mi-cuisson, ça a cette tête-là :

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Certains considèreront, à ce stade, que c’est cuit. C’est leur droit le plus strict. C’est une affaire de goût. Moi, j’ai laissé cuire un peu plus, mais je n’ai pas agi sous la contrainte. De toutes façons, je bois doucement.

Quand c’est cuit-comme-nous-on-aime-que-ce-soit-cuit, ça ressemble à ça :

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Attention ! Si ça ressemble à ça :

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C’est que vous vous êtes complètement trompé de recette. Vous avez fait une mousse aux deux saumons. C’est très bon aussi, mais les ingrédients ne sont pas du tout les mêmes. J’espère que vous n’avez pas tout mélangé.

Personnellement, ne reculant devant aucune exagération, j’ai poussé jusque là :

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Et j’ai aussi mangé le fromage fondu qui a coulé, et qui est à moitié cramé, là. Et c’était bon. Parfaitement.

Le tout arrosé avec un minervois à 2€90 la bouteille, c’est vraiment pas la peine de sortir un grand cru pour bouffer des tartines.

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16 octobre 2006

La tartiflette So Foot, par Isa

IMG_2587

Les ingrédients :
En gros, ce sont les mêmes que pour toute tartiflette qui se respecte, mais on ajoutera une radio branchée sur une station périphérique le samedi soir.

A la base, ça devait être une tartiflette de flemme, et puis non, toutes ces photos de gratinage étaient trop tentantes.

Donc, d’un côté, pendant que le multiplex de ligue-euh-hein débute, on fait cuire à la vapeur des jolies pommes de terre roses et fermes, en robe des champs (ou de chambre, c’est comme on aime, de toute façon, à un moment, il faudrait se débarrasser de la robe).

De l’autre, bien qu’étonnée que Frau marque le premier but de la soirée, on hache un oignon de taille raisonnable, et on le met à chanter dans une sauteuse avec un filet d’huile. Pour lui faire de la compagnie, on ajoute des lardons.

Pendant ce temps et tandis que la Beaujoire se désespère, on épluche et on coupe les pommes de terre, puis on les joint aux lardons et oignons joliment dorés.

Sel et poivre, puis on ajoute de la crème, fraîche et épaisse, évidemment, en quantité (ne jamais lésiner sur la crème, surtout si on est d’ascendance lorraine). On touille un peu pour répartir l’onctuosité, malgré les cris d’orfraie qui proviennent du stadeuh-du-Rey ou du stadiomeuh-de-Toulouse (et on s’étonne toujours vaguement du peu d’enthousiasme que continue de susciter le stade de la route de Lorient, malgré des buts et un nom plutôt chouette).

C’est là qu’on peut opter pour la version flemme ou non.

En version flemme, on recouvre le tout de reblochon, on met un couvercle sur la sauteuse, et on laisse fondre doucement à feu doux.
En version classique, on verse la mixture dans un plat allant au four, on recouvre de reblochon, et hop au four.

Dans tous les cas, on sert quand ça chante et que l’odeur fait saliver. Normalement, c’est la mi-temps et le tour des stades.

Si on est courageux, on accompagne d’une endive délicatement débitée en tronçons et assaisonnée comme il se doit.
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S’il en reste, et qu’on aime frimer, le lendemain on réchauffe doucement tout en jetant un œil sur ce qui se passe à Bollaert, et on accompagne de girolles et cèpes sautés avec une petite persillade. De toute façon, c’est bientôt l’hiver, il faut préparer son corps avec du gras.

NB : le ver est l’ami du cèpe, il convient donc de se montrer vigilant lors de la préparation d’icelui si l’on tient à son régime végétarien (ou pas).

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15 octobre 2006

La recette de la tartiflette BELEG, par Caleb

Dadou c'était trop campagnard, Ninon c'était trop parfait (même si j'ai entendu quelques mauvaises langues sur l'utilisation frauduleuse de munster), il me fallait donc proposer la solution à ce cruel dilemme, pour les gens qui ont des cernes et de la fièvre.
Ou pas.

Revue d'effectif donc :

photo1

Oui mon épicier a un nom anglais, qu'est-ce que c'est cosmopolite Paris tout de même. ( dakans )

Donc le principe tres simple de la tartiflette par Caleb conserve les étapes classiques (on peut cependant ecouter de la musique de chambre comme du Slayer ou du....Non en fait Slayer c'est bien), avec pour commencer la sudation des lardons qui font pousser le ventre et de l'oignon qui donne bonne conscience et mauvaise haleine :

photo2

Ouais bon la photo est sombre mais c'est de l'art (donné au cochon...ahah... sonken )

Ensuite on met de la crême fraiche et on touille (et aude pisse vague_nocturne vague_nocturne ) jusqu' à la formation d'un mélange pas trop homogène et pas certifié par l'Arc.

photo3

Oui la photo est floue... dakans au carré

Apres, ben on a évidement préchauffé le haut-fourneau et on mélange cette mixture avec les pommes de terre découpées en gros morceaux inégaux...ça fait plus roots et ca laisse aux hôtes l'espoir de réussir aussi bien chez eux.... Je me LOL.

photo4

Là j'ai eu droit au flash, t'as vu Gordon ? Image Hosted by ImageShack.us de rigueur
Admirez au passage l'extrême application dans la découpe du fromage. Excellent ce commentaire.
On passe ça au four une grosse demi-heure, pour pas dire une quarantaine de minutes, le temps de manger des chips ( petrus75 ) ou de regarder une mi-temps de foot, un truc essentiel quoi.

On sort, putain ça pue donc c'est bon, ce soir on se brossera les dents avec de la Javel.

photo5

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13 octobre 2006

Réglements de compte à OK Tartiflette, par Ninon et Dadou, et quelques mauvaises langues adjacentes

(Dadou n'avait pas trouvé tellement de champigons, lors de son week-end en Lozère au fond des bois)

Il était un peu triste :
Disons qu'on a dû se consoler dans une tartiflette au feu de bois.
C'est pas facile du tout, de faire une tartiflette au feu de bois.
je te montre quand même le résultat ? redface

Ninon s'intéresse, d'autant que :
Oui, tu me montres, évidemment.
Après je te montre ma tartiflette au munster fermier de ce soir redface
Et ensuite des ethnologues éminents se pencheront sur nos magnifiques manoeuvres de séduction mullet

Tout de suite, c'est le drame
Alors, pour la raclette, compter environ 8000 à 9000kcal par assiette :
Service

On a tous senti une gêne au niveau du bras gauche, après une assiette.
Y'en a un qui a pris 3 assiettes, il a basculé dans la folie, il est parti courir en plein milieu de la nuit « pour voir s'il était encore vivant ».
Et sinon j'ai pensé à toi sur le retour :
bellepoilnr4

Ninon est tellement touchée qu'on se rappelle qu'elle aime la fourrure :
Impressive theepsilon
La mienne est follement parisienne, à côté.

J'aime tellement comme tu penses à moi madame_mado

Dadou n'hésite pas, il balance les ingrédients, franco :
pour 6 :

6 kilo de patates.
600 ml de crème fraîche 30%
trois p'tites boites en plastiques de lardons, la.
6 oignons.
5 gousses d'ail
2 reblochons

A la fin de la cuisson, la tartiflette parle. J'te jure.

Il ajoute :
Et un cubi de 5l de rouge, cela va sans dire.


Ninon pinaille as usual :
Elle siffle, tu veux dire ?

La mienne, d'Alsace pingouino
tartiflette_fin

Dadou boude :
Ah ben oui, c'est pas pareil, c'est de suite plus appétissant ulalume
J'aurais eu moins mal au coeur, pour sûr, en plus.


(Caleb, qui passait par là, s'écrie : Bien fait !)

Et, là, Stipey commence à faire son intéressant :
Moi je préfère ta tartiflette. Avec le mec derrière qui a un beau pull de laine avec des cotes, ça fait typique. Rustique.
L'autre, avec ses concombres et son service Ikea, ça fait lol.

Ninon s'agace :
Et, un ton en dessous avec le Longwy à pois de ma grand-mère, pédé dr_zoidberg

Il persiste, l'effronté :
Et le concombre épluché façon zèbre, c'est quoi ses vertus? Ça fait roter une fois sur deux seulement?
Parisienne!

(Caleb est toujours là : Ca fait LOL ?)

Ah, les goûts et les couleurs, hein, Ninon :
En effet clark_gaybeul

Se faire donner des leçons d'esthétique par un type qui achète exprès un service à salade Mobil, ça ne manque pas de sel pingouino

Dadou se préoccupe soudain de diététique alors qu'il est probablement trop tard :
Si chez toi y'a 8000 calories, il faudra que je refasse une estimation de la mienne.
On provoque l'infarctus sur un coeur sain à partir de combien de calories ingérées en 10 minutes ?

Ninon se prend pour le professeur Fricker :
Mais non pingouino
C'est les pois de l'assiette, du set de table, ça donne un petit air pimpant, on oublie les 8000 calories, tu penses. Enfin moi j'ai mis du cottage cheese, surtout, dessous ciler
Et de la sauge dans l'eau des patates, parce que la sauge regorge de vertus trop souvent ignorées redface

Dadou met les choses au point :
Moi j'ai pas lolé devant sa tartiflette, ça m'a donné faim.
Et aussi quelques regrets de pas l'avoir torpillé au petit déjeuner ce matin. Enfin les rillettes passaient bien aussi.

Ninon est courageuse :
J'ai pensé à ça, ce matin, en mangeant du Puck. Que tu te faisais des tartines de cochon. Je me suis réjouie pour toi parce que j'ai bon coeur mais, tout de même...

Stipey n'en a pas terminé avec le bon goût :
C’est une question d'uniformité. D'harmonie.
Tu parles d'une tartiflette. Et tu accompagnes ça de cucurbitacées préparées de façon farfelue. Et sans sauce en plus (ça brille pas, me dis pas que t'as mis de la sauce).
Je sais pas moi, mais t'auras du présenter ça sur une planche en bois. Et en arrière-plan tu montrais un seau de mayonnaise ou, si tu voulais vraiment des légumes, tu proposais une lessiveuse de frites.

Mais des concombres épluchés façon « à la con »... stipey

Ninon perd patience :
Mais enfin ça brille, t'as du caca de taupe dans les yeux ou bien ? theepsilon

(Un petit tour de Caleb : Putain ce qu'il faut pas lire en plein RAMADAN)

Dadou donne des leçons au professeur Apfeldorfer :
Non mais j'ai un peu équilibré tout ça, j'ai mit des oeufs au plat et du chorizo dans mon petit déjeuner.
Et aussi une feuille de salade, une tranche de serrano cuite à la braise et deux Kro.
C'était vraiment bien, la Lozère, ça me manque déjà ohwell

Ninon ferait bien d'aller boire un peu de café :
J'ai un self control énorme. Je n'arrive pas à te haïr.

Dadou feint remarquablement la contrition :
je me déteste suffisamment moi-même d'avoir infligé tout ça à mon corps, je te suis incroyablement reconnaissant de ne pas me charger de plus de remords kbchris

Stipey est dévoré par la jalousie :
Dadou, il doit puer de la gueule, quelque chose de fendard!
J’espère qu'il a un Auchan vers chez lui...

Ninon en fait (un peu) trop, sans doute :
Dadou, on a forcément envie de lui rouler des pelles, peu importe ce qu'il a mangé avant. Et toc.

Dadou rappelle qu'il était à mille lieues de toute civilisation :
T’inquiètes, récurage total de tous les orifices à peine rentré chez moi.
L’eau chaude, c'est merveilleux.

Et il n'en croit pas ses yeux :
Olalah Ninon qu'est ce que tu me dis là ? pingouino

laule stipey, laule.
Et toc.

[…]

Un peu plus tard, Maldo a encore faim, sans doute :
Mais vous allez arrêter de me faire chier la bite ?

Ninon, toujours prévenante :
Il me reste de la tartiflette pingouino

**** ** La recette de Dadou ** ***


Alors, pour résumer les quantités :

Pour 6 personnes voulant mourir, en même temps :

- 6kg de patates coupées en rondelles de 1cm d'épaisseur.
- Puis 6 oignons d'un beau gabarit, découpés en dés irréguliers (parce qu'on n’est pas des machines), cuits au feu de bois avec sel et poivre en fin de cuisson.
oignons_chemin_e
oignons_poele_dafalgan
Entretien_des_braises

- Puis rajouter trois p'tites boites de lardons, je sais pas combien y'en a dans un boite, à vu d'oeil je dirais 250-300gr. Ne pas resaler, ça va, les artères nous diront peut-être merci.
- Une fois que les lardons sont bien, rajouter deux pots de crème fraîche à 30% (non, les artères ne diront jamais merci, finalement), et remuer doucement jusqu'à obtention d'un mixture pas du tout homogène, mais appétissante, si on aime le gras.

Et là, ça devient sympa :
Prendre une grosse gamelle, y déposer un petit fond de gruyère râpé (parce que le fromage grillé c'est meilleur que les patates cramées), y déposer les patates sur environ 15cm. On rajoute la mixture à base de gras/oignons/lardons par dessus, mais pas tout.
Puis on met un reblochon, coupé en deux tranches en son milieu. Ne pas oublier le gruyère râpé, ça bouche les trous dans une tartiflette, en fondant. Puis remettre toutes les patates qu'il reste, toute la mixture aussi, et un second reblochon sur le dessus. Evidemment, on fait une belle croûte de gruyère râpé sur le dessus, environ 400gr.
pose_du_reblochon
Et puis 20 minutes au feu de bois, thermostat qui fait chaud aux jambes.
Ne pas se laisser intimider, quand la tartiflette siffle, c'est qu'elle commence à peine à cuire. Ne surtout pas l'écouter, de toute façon ce n'est qu'une tartiflette, y'a même pas à prêter attention à ce qu'elle dit.
Quand le dessus est tiède tendance chaud, c'est prêt icon3
Servir copieusement avec un gros rouge qui tache.

Final_cubi

Et bonne nuit.


**** ** La recette de Ninon ** ****

Pour 4 personnes :

- 1 kilo de patates fermes (voir la recette de la salade Dadou)
- 1 pot de cottage cheese
- 200 g de lardons
- 6 oignons neufs avec une queue
- 1 munster fermier
- 2 cuillers à soupe de crème fraîche
- poivre du moulin

Faites donc cuire les patates à la pelure, quand elles sont cuites, égouttez-les, allez boire une bière au salon en attendant que ça refroidisse sinon ça fait du chagrin aux doigts quand on les épluche.
Remerciez le ciel de vivre dans un appartement moderne et allumez le four. Thermostat 8.
Dans une poêle, faites suer les lardons, ajouter les oignons émincés, touillez, ne salez pas.
lardons
Videz un peu le gras des lardons, par une sorte de souci moral qui ne durera pas, puisque vous allez ajouter du cotage cheese et de la crème :
lardon_fromage

Enfilez des gants de latex (ou convoquez un assistant qui ira dormir ailleurs) et coupez le munster en morceaux.
munster

Dans des ramequins beurrés (oui, nous sommes dans une cuisine parisienne, tout le monde se tue à vous le dire), posez des bouts de fromage, des patates, un peu du mélange lardons oignons, encore des patates, et colmatez avec du fromage.
Avant colmatage, parfois, c'est rigolo :
patate_pr_s

Enfournez tout ça pour une petite demi-heure, ça cuit à l'odeur, ce truc. Ou à l'oreille. A Paris, comme en Lozère, ça chante quand c'est cuit mullet

Servez sans attendre sur des assiettes de votre goût, n'écoutez pas les types qui s'offrent des tasses Mobil, et accompagnez d'une vraie salade, sauf si vous avez oublié d'en acheter, ça arrive.
tartiflette_pres

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11 octobre 2006

Coming soon, deux recettes éprouvantes

"Pour la tartiflette, ma foi, je ne suis pas sûr que le monde soit parfaitement prêt pour découvrir ça, un léger répit ne sera donc pas de trop."

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08 octobre 2006

Les ramequins au chèvre, par Tralala

C'est l'automne, bien sûr, comme toujours à cette époque maudite de l'année, où pour joindre l'effroyable au délirant, je rajoute une bougie sur mon gâteau, chier.

Bref, aussi bien engraisser un peu en prévision des pelletées qui ne manqueront pas de nous faire bien suer dans nos tuques tony_clifton

J'ai trouvé cette recette au détour d'un fouillage en règle des bouquins qui traînent ici et là. L'hiver qui s'annonce a toujours le même effet sur moi, je cherche des trucs à cuisiner qui sentent bon. À la simple lecture de cette recette, déjà, j'ai bavé sur la page. Ça ressemble drôlement à une sorte de gratin dauphinois, mais en plus pervers. C'est ça qui m'a convaincue d'essayer bitman

Ça s'appelle : Ramequins au chèvre

Ça, c'est le nom dans le bouquin. Moi, je les ai rebaptisés "Cochoncetés moelleuses avec des patates dedans". C'est comme on veut. Mais ça serait con d'appeler ça "Tarte au citron", par exemple.

Ça prend : 25 minutes de préparation, qu'ils disent. Ça m'en a pris 48'03. L'apéro et la zik, des fois, ça fait danser entre deux trucs de popote.

Ça cuit : 50 minutes, qu'ils disent. J'ai laissé un peu plus parce que je dansais.

Les trucs qu'il faut :

- Ben, 4 ramequins, tiens. Pas trop grands. Gros comme la paluche d'un homme d'honorable constitution. Si on n'a pas ce genre d'homme sous la main, ben on mesure sur son nichon : faut que tout le bout rosé et un peu de chair entre dedans.

- 4 pommes de terre moyennes, épluchées (voir la recette de salade Dadou de Ninon pour savoir quel genre de pomme de terre utiliser qui devient pas toute molle).

- 150 g de fromage de chèvre. Attention : pas du mou ! Du 'un peu dur'. Faut pouvoir émietter.

- 4 tranches de jambon cru. C'est pas bon avec du jambon ordinaire.

- 250 g de crème aigre. Crème sure, quoi, celle qui goûte pas le beurre, mais quelque chose comme un souvenir doux amer.

- 2 oeufs, légèrement battus. Si on les bat trop, ils pleurent.

- 125 ml de crème pas trop épaisse. Faut que ça coule presque liquide mais pas trop. Ça ressemble à quelque chose dont j'ai un vague souvenir, mais c'est pas la crème sure. Ça ne goûte pas pareil en tout cas.

Comment qu'on fait ?

Fastoche !

- On badigeonne les ramequins avec du beurre fondu ou whatever qui fait que ça colle pas trop au
fond. On évitera quand même de mettre de l'huile à moteur, genre 10W40 ou autre. Ça pourrait fausser un peu le goût.

- On préchauffe le four à 180 celcius (th. 6 chez vous, j'ai vérifié. Merci Internénette huhu )

Pour chaque ramequin, on répète le même scénar :

- Émincer une pomme de terre en fines rondelles et les essuyer avec du papier absorbant. Bon, si la patate n'est pas tout à fait ronde, c'est pas grave, on l'essuiera sur une serviette de bain pour faire genre.

- Détailler le fromage de chèvre en quatre parts. Ça, ça veut dire le couper en trois parts raisonnables et s'en garder une grosse part de cochon pour soi. Non mais oh ! Privilège de cook !

- Tapisser le fond d'un ramequin avec une demie tranche de jambon. Ça, ça veut dire foutre du jambon dans le cul du machin. Non pace que tapisser, là, ça sent trop la réno, on veut pas ça.

- Déposer ensuite la moitié des rondelles de patate, puis l'autre demi-tranche de jambon. Ça, ça veut dire qu'on empile tout ça dessus le cul du machin et qu'on y colle du jambon. Non pace que déposer, là, ça sent trop la banque, on veut pas ça.

- Poursuivre en émiettant une portion de fromage et terminer avec le reste de patate, en ajustant bien les rondelles sur les bords. Ça, ça veut dire écraser le chèvre dessus le cul déjà bien garni, y rajouter les patates de sorte qu'elles touchent au bord, ce qui est tout à fait con à dire, vu que je sais pas comment on pourrait faire pour qu'elles y touchent pas au bord, justement.

- Presser fermement. Ça, ça veut pas dire de dire "Allez ! Dépêche ! Vite ! Grouille !". Ça veut juste dire qu'il faut bien tasser pour que les patates soient bien copines avec le jambon et le fromage.

Quand on a fait ça dans tous les machins, on mélange la crème aigre, les oeufs et la crème avec du sel et du poivre et on verse sur l'orgie de patate-jambon-fromage. Si on est un peu inventif, on ajoute l'épice qui nous fait frémir les ovaires (ou la prostate, c'est selon). C'est le moment d'être original or for ever die unsatisfied.

On dépose les machins sur une plaque à cuisson et on cuit 50 à 60 minutes ou plus. Ça dépend des activités. Par exemple, la danse, ça prend deux minutes et quelques de plus, vu que la pièce dure pas trop longtemps d'habitude. Sinon, si on en a profité pour faire une sieste crapuleuse, ben on peut toujours se brosser, vu que les ramemachins, ben ils vont être tout cramés, selon qu'on a un amant (une amante) de qualitäÿ.

Quand c'est cuit, on sort du four, dah ! Si on n'est pas occupé ailleurs aussi. Ensuite, on laisse reposer 5 minutes ou plus, et après on détache le pourtour des machinquins avec un couteau et on retourne ce chef-d'oeuvre sur une assiette. On peut aussi omettre cette étape et bouffer la cochonceté à même le bidule, mais c'est moins chic. Il est important d'essayer de reproduire coûte que coûte la photo qu'on a vue dans le bouquin. Bon, ça marche jamais. Déjà, on n'a pas la belle vaisselle. Et pi on s'en fout finalement. Un fantasme réalisé ça ne peut être que décevant. Alors on fait comme on pense en se rappelant que l'important, c'est de grailler des masses avant l'hiver \o/

On aura le bon goût, selon la latitude sous laquelle on vit, d'accompagner la cochonceté d'une cochonceté encore pire, pour équilibrer. Ici, nous avons opté pour un ragoût de boeuf aux cèpes et champignons blancs très poivré cuit pendant 8 heures à feu doux. Mais bon, on aurait tout aussi bien pu y mettre une omelette à côté qu'on n'aurait pas été déçus. Fastoche, pas cher, goûteux. Sans blague, il peut bien neiger cette nuit biggrin

Les cochoncetés à la sortie de l'usine :

Cochoncete_moelleuse

Une des cochoncetés en tête-à-tête avec du qui fait chaud :

Cochoncete_moelleuse_avec_du_ragout



Bonnap ! tralala

Posté par sundaymorning75 à 23:50 - Plats - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tuerie moyen-orientale, par Ninon

Ça faisait un moment que j'hésitais. Chez mon épicier égyptien, dans les rayons du frigo, à côté du pastrami et du fromage de brebis, il y avait ces verres pleins d'un truc blanc. Si, si, c'est du fromage, me disait-il. Alors hier j'ai cédé. Parce que, à chaque fois, il me montre autre chose, histoire que j'essaie toute la boutique.
J'ai ouvert le machin hier. Du Puck, quand même, ça vous a de lointains échos de vigoureuse équipe de rugby parisienne, non ?

Alors, voilà : c'est comme de la Vache qui rit, mais plus mou. Limite ça coule. Je ne veux pas du tout savoir avec quoi c'est fait, c'est certainement bourré de sels de fonte hautement toxiques pour les artères qu'on a, là, ici, et un peu là aussi. Et alors ?
J'ai pris une pita, j'ai tartiné le dedans soigneusement, flip flap, j'ai roulé, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas offert un petit déjeuner hors de toute bienséance. Avis : ça coule, je le redis. Il faut se lécher les doigts, après. Enfin comme tout le monde a déguerpi, on peut faire ça assez tranquillement. Et recommencer.

J'ai fait des photos supérieurement artistiques, évidemment :
puck2

J'avais justement une assiette assortie, si, j'insiste. Et le pain seigle-noix-raisin vient de la boulangerie bizarre du métro Belleville, celle juste en face du grand Paris-Store fermé le dimanche. Il y a de ces miches énormes, on dit "je voudrais une tranche de ça", la dame sort son grand couteau, et voilà. Ça va très bien ensemble pour le goûter des moins de 6 ans, aussi.

puck3

Et, tant que j'y suis, le trèfle sur mon balcon, ça n'a rien d'une légende, non mais oh poupoulette

puck

Posté par sundaymorning75 à 18:47 - Contes de fées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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