21 mai 2006
chrisbk, dans les étoiles, par Ninon
Vous ne lirez plus d'histoires de pain de mie calciné, de roses des sables désolantes, de feuilletés à la chair à saucisse sauvage(s).
Chrisbk est parti, j'ai du chagrin, tellement.
Fedeic a dessiné ça sur une idée de Tristo :
Hier j'ai écrit ça :
Il y avait un platane mort, quand je suis partie tout à l'heure, sur l'avenue Bolivar, cassé en deux par la tempête, la tête qui gisait par terre, avec ses grandes belles branches pleines de sève, ses feuilles vert tendre, sa grâce toute écrasée, fendue. Un vrai gâchis.
Il y a aussi des amis, comme ça, que vous aimez parce qu'ils sont drôles, tendres, gentils, avec des joues douces à la con qu'on a envie d'embrasser quand ils vous sortent des vannes énormes, devant une binouze vraiment fraîche – parce qu'on n'est pas toujours des sauvages. Qui ne savent pas se faire cuire autre chose que des nouilles, qui vous disent, Ninon, comment je me fais la cuisine, explique-moi. Qui font quand même cuire les toasts dans leur paquet sur la plaque électrique. Qui sont nés à Vesoul, comme une farce, et qui s’ennuient à programmer des âneries à Angoulême. Qui croient pas en Dieu mais aiment les cathédrales, les films de kung-fu, les polars nordiques ; ils appellent leur yucca Charlène, luttent victorieusement contre des invasions de fourmis, apprennent le tango, sont amoureux de l’Ostsee, au point, peut-être, de se dire que c’est plus important d’aller parcourir la Suède à pied, et puis la Norvège, pour la revoir en vrai, cette mer sombre et lumineuse, aller traîner à Ystadt, se battre avec leurs pieds, leur sac à dos, leur bob ridicule, leur cahier, leur grand coeur, leur trouille, leur envie, et tant pis pour les ours, qui sont féroces. Les ours, tu parles.
Ils vous racontent leur voyage, tout doucement, et sous les mots vous entendez leur voix tendre, ce putain d’accent de Vesoul, vous voyez sourire leurs yeux noirs, ça vous fait du bien, de lire, de les savoir là où ils rêvaient d’aller ; vous êtes fière, bêtement, de leur courage crétin, de leur obstination : elle est belle, cette aventure, elle sent bon. Et puis la bière est bonne, là-bas, les ours, quelle blague.
Et puis il y a une route, toute droite. Et puis une bagnole, qui roule, vite, sans doute.
Je le vois, marcher, avec son bob, son gros sac, son futal troué sur la fesse, ses grosses pompes. Mais la bagnole, elle l’a pas vu, Chris, chrisbk et son smiley débile, et ses posts à recracher son café par le nez, avec un sourire qui dure tellement longtemps, après.
10 mai 2006
Le quatre-quarts gentil au citron, par Ninon
Non mais, voilà : Merlin voulait faire un gâteau au citron.
Et moi je voulais donner un cours de chimie. Et du calcul mental simple, disons, pour un enfant de cinq ans (et demi).
Oui, disons comme ça.
Comme je n'ai pas de balance, j'ai demandé à des amis bienveillants de peser des oeufs pour moi, jusqu'à ce qu'on me fasse remarquer que le poids était écrit sur la boîte.
Je suis tellement distraite, moi ![]()
Voilà, il semblerait qu'un oeuf genre gros pèse 70 grammes.
Je demande à mon jeune assistant d'effectuer une addition.
Trois oeufs à 70 grammes, ça donne... ?
Un moment et des doigts dépliés plus tard, nous voici en mesure de certifier les proportions suivantes :
210 grammes de farine (enfin, 150 grammes de farine + 60 grammes de Maïzena)
210 grammes de beurre
210 grammes de sucre (dont un quart de cassonnade parce que je n'avais plus de sucre, et vous n'imaginez pas comme le Franprix s'est éloigné depuis mon déménagement)
1 pincée de sel, un demi-sachet de levure chimique.
Deux citrons dont un vert.
Il doit y avoir une méthode plus rapide - mais certainement moins bonne, hein
. En tout cas la mienne, la voici :
Faire tiédir le beurre de manière qu'un enfant de cinq ans (et demi) puisse le réduire en pommade à la fourchette (pommade, ça veut dire très mou, mais pas fondu. Sinon, le gâteau a moins le goût du beurre, et il est moins léger, enfin, léger, on se comprend). Si vous n'avez pas d'enfant sous la main, réduisez le beurre avec une fourchette vous-même, je réexplique pas le coup de la pommade, non plus, et, pendant que j'y songe, un petit interlude cinématographique :
Râper finement (sinon ça fait des bouts qui font faire "pfftt pfftt" aux mangeurs délicats, après) le zeste des deux citrons direct au-dessus d'un grand saladier.
Presser le citron vert. L'enfant peut faire ça. Il n'en a même pas renversé, tiens.
Mettre le sucre dans le grand saladier, séparer les blancs des jaunes, les jaunes vont dans le saladier, les blancs dans un autre truc pratique pour être battus en neige, parce que la neige, ça fait plaisir quand il fait si chaud.
L'enfant peut battre les blancs. Au fouet électrique. Il est content, ça fait un bruit d'hélicoptère. Quand on est grand, on trouve ça un peu chiant : on n'entend plus Nova, mais on se fait une raison.
C'est bien ferme ? On passe aux jaunes, alors, en changeant les fouets si on a de quoi (les fouets à pâtes, ceux en tire-bouchon), autrement on se résigne à en foutre partout.
Non, pas d'illustration.
Donc on fait une sorte de sabayon avec le sucre et les jaunes : il faut que mousse un peu et que ça devienne blanc, voire que ça "fasse le ruban", mais j'en connais qui vont encore me faire des réflexions pincées sur le vocabulaire, bref, ça doit couler plat et épais quand on lève la spatule, et être crémeux et délicieux, n'essayez pas de tout groinfer en douce avec les doigts, l'enfant de cinq ans (et demi) vous regarde, voire vous jalouse.
Hop, c'est le moment d'ajouter le beurre très mou. L'enfant le fait, si vous êtes patient. Pendant ce temps vous pouvez, par exemple, lire une chronique de Vialatte à voix haute pour vous détendre.
Rincer l'enfant, qui est un peu gras, mais content. Vous, vous ferez ça proprement, évidemment. Enfin essuyez-vous les doigts sur le moule, ou, mieux, pensez à faire l'opération pommade dans le moule direct, la vaisselle, ça soûle.
Ajouter le jus de citron, aussi. Touiller, pas trop fort, ça éclabousse, dis donc, ça pique, maman, ce truc, vous dit l'enfant de cinq ans (et demi), qui fait comme s'il était devenu idiot ![]()
(J'oublie de préciser que, au passage, vous en avez profité pour développer deux leçons de chimie sur
1) la transformation d'une flaque gluante et translucide en neige compacte, et
2) les mystères de l'émulsion sucre + jaunes d'oeuf, je ne vous infilige pas les détails, vous savez tout ça aussi bien que moi.)
(Mais si, allons.)
Hop, la farine (le sel, la levure). C'est là que vous êtes content d'avoir ces fouets à pâte, sinon, servez-vous de votre robuste poignet.
Non, pas d'illustration non plus, les piles chargeaient.
Pas d'interlude cinématographique, non, il est un peu tôt ![]()
Je relis, je pense que je n'ai rien oublié. Ah, si, les blancs, qu'il faut ajouter avec précautions et une spatule en caoutchouc.
L'enfant aime montrer qu'il est délicat. Rouvrez L'éléphant est irréfutable, surveillez du coin de l'oeil. Essuyez.
Voilà, c'est presque fini. Verser la pâte dans un moule comme vous voulez.Enfourner à thermostat 6-7 une quarantaine de minutes.
Après une demi-heure de cuissson, sortir le gâteau et l'arroser avec le jus du second citron mélangé avec du sucre (ou de la cassonnade, je rappelle que je ne suis pas sortie entretemps. Je sais, au lieu de lire des chroniqueurs auvergnats... ). Remettre au four. Dix minutes. Oui, 30 + 10 = 40.
Moi, je ne suis pas téméraire, je le laisse refroidir dans son brave moule en Pyrex : il est fragile, ce gâteau.
Au final, nous avons : un jeune enfant assez sale mais réjoui, et de plus instruit (et à cinq ans (et demi), c'est important) ; un gâteau exquis.
Ah oui, je vous montre, les piles sont bonnes, cette fois ![]()
09 mai 2006
Les crêpes qui vont vite et avec tout, par Ninon
"Des crêpes, viiiiiite, des crêpes, j'ai envie de crêpes", disent-ils, disent-elles, vous dites-vous.
Le souci du machin, c'est le repos de la pâte, un truc un peu moins long que le repos de mon âme, mais à peine ![]()
J'ai déjà posté une somptueuse recette de crêpes pour quand on a tout son temps (et de la bière) (en même temps, une maison sans bière, c'est un peu comme un jour sans pain, long, surtout vers la fin, on en revient toujours à ces histoires de temps, c'est métaphysique, en fait).
Donc quand on est tellement pressé, tellement en appétit, tellement excité à l'idée de tartiner de confiture de fraises, de chocolat fondu, de roquefort... ou de poudrer de sucre, de cannelle, de cassonnade... une de ces délicates merveilles rondes, plates et douces, tachetées comme la lune pleine dans un ciel d'été, on est charmé d'avoir sous la main une recette qui n'attend pas, voilà.
En vérité, j'avais trouvé mon bonheur chez madame l'obessionnelle du test délicieux, Caroline, que si j'étais moins feignasse je l'ajouterais à mes favoris, même, qui elle même l'avait empruntée à un chef formidable, enfin voilà, c'est ici.
Quand elle dit, la dame, les meilleures crêpes de sa vie, je doute, forcément. Enfin de sa vie, peut-être, mais de la mienne ?
Alors j'ai testé, plein de fois, et je me suis rendue à l'évidence : elles sont aussi bonnes que mes crêpes à moi qui chantent Summertime.
Ouaip.
Sauf que, comme je suis légèrement hystérique avec les crêpes, moi, je ne mets pas de sucre. Du tout. Au début, je jetais un sachet de sucre vanillé dans le lait mais finalement je préfère sans, et puis comme ça je peux coller du saint-nectaire dessus si ça me chante, et vous savez comme je chante juste, hein.
Et pas de rhum non plus parce que le rhum, je préfère le boire mais c'est une autre histoire ![]()
Donc, voilà, ça donne ça, je poste, je me suis pas fait chier à faire des photos pour des prunes, mais ne manquez pas Caroline, ses frites griffées abominablement tentantes, son psychopathe croque-madame aux oeufs de caille, son vidage de poulet en direct....
Le secret du truc, c'est le lait chaud, en fait.
Donc, on fait chauffer 1/4 de litre de lait avec 60 grammes de beurre (enfin si on est plus de deux on peut tout de suite doubler cette recette, sinon y a plus qu'à recommencer... ) dans une casserole.
Dans un saladier, on bat les oeufs (3, donc 6 si on double, d'accord ? ) avec la farine (125 grammes) et une pincée de sel.
On ajoute le lait chaud (pas bouillant, sinon c'est tout raté, ça cuit les oeufs sottement) petit à petit, on fouette, et voilà :
Avec un fouet, sans éclabousser, on n'est pas des brutes, non plus.
Et puis après, oui, TOUT DE SUITE APRES, on fait les crêpes dans une (ou deux) poêles, hop là :
On en fait plein, plein, des enfants accourent pour crier "maman, une crêpe au sucre avec de la cannelle !", des grands demandent "ah mais où est passée la gelée de mûres", des grandes s'exclament "je passe boire le café, attends-moi"... Attendre, et puis quoi encore...
Enfin comme vous en avez fait plein, genre comme ça :
il en reste quand elles arrivent, ouf.
Voilà, une recette simple, facile, rapide, parfaite pour les feignasses, donc, et qui se déguste aussi bien à table, dans de la vaisselle chic, que debout dans la cuisine pieds nus en sifflant une petite Leffe, ou en sortant d'un concert d'Iggy Pop au Zénith, pas des brutes, bon sang, qu'est-ce que je vous disais ![]()
23 avril 2006
La recette ultime des pancakes, par Sib
Je l'ai trouvée et c'est trop cool!
alors il faut :
250 gr de farine
1 sachet de levure chimique
75 gr de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
1p pincée de sel
2 oeufs
50 gr de beurre
40 cl de lait entier
Mélanger tout ça dans l'ordre d'apparition.
Le beurre fondu, c'est plus pratique évidement.
Et mettre un peu de lait au début pour diluer et pas du grumelage, c'est bien aussi.
Une fois tout ça touillé, faire chauffer poele.
Bon moi je suis une tricheuse, j'ai un multi crep'party (que c'est la fête youhouwouhou)
Verser de la pate pour faier un joli rond, attendre que ça bubulle comme ça :
et puis retourner.
Et puis apres, manger, avec du beurre un peu et du sirop d'érable beaucoup.
21 avril 2006
Fred est malpoli, par Fred
CItation :
RHAAAAAAAAAAAA
PUTAIN DE BORDEL A QUEUE
JE VIENS DE ME BRULER LE DOIGT SUR UNE GRILLE QUI SORTAIT DU FOUR
JE JONGLE MA RACE
[Fred souffre, je crois]
30 mars 2006
Les crèmes au chocolat de Briquette
Qui a suivi cette recette ![]()
27 mars 2006
Les renversantes crèmes renversées, par un collectif de gonzesses assistées d'un candide à poil brun
C’est Lorelei qui a commencé : Je viens de me préparer une crème renversée ![]()
Ninon rêvasse au lieu de bosser : Mais photo, quoi, un truc un peu réjouissant, s’il te plaît !
Lorelei est pleine de bonne volonté : Madame est encore au four
C’est long, ces conneries, et après va falloir attendre que ça refroidisse
Néanmoins, un paparazzi a surpris la bête en train de se préparer : 
Encore 10 mn, puis deux bonnes heures à refroidir. Faim.
Ninon devrait travailler, quand même : Miam. J’adore manger ça très froid, mais tiède, à peine pris, c’est trop bien aussi. Je m’en fais ce soir si je survis.
Enzan revit : Sois bénie Lorelei, je sais quoi faire comme dessert ce soir. Je n'ai que de l'extrait de vanille, ça peut dépanner ?
[Lorelei dit que oui mais qu’il n’y aura pas de grains, je note la recette sinon ça va vraiment être le bordel]
La recette de Lorelei via Françoise
Alors je suis la recette de la fabuleuse Françoise Bernard, dans son livre sur la Cuisine à l’électricité que j’ai hérité de ma maman, y’a pas plus simple.
- D’abord tu fais ton caramel: 100 g de sucre + 2 ou 3 cuiller à soupe d’eau dans ton moule ou dans une casserole, à feu doux le temps que le sucre fonde, puis plus fort. Ne pas mélanger, juste secouer un peu le moule/casserole, ça prend un moment, quand même, faut pas se décourager, à un moment, ça brunira. Quand le caramel atteint une couleur... euh, ben caramel, en fait, tu en chemises ton moule.
- Puis tu fais bouillir 1/2 litre de lait avec une gousse de vanille fendue en deux et 100 grammes de sucre.
-Tu bats 3 ou 4 oeufs (selon la taille, les moyens, vaut mieux en prévoir 4) en omelette et tu verses ton lait chaud dessus (t’as enlevé les gousses de vanille d’abord, hein) en ne cessant pas de fouetter.
- Puis tu verses l’appareil ainsi obtenu dans ton moule caramélisé, que tu cases lui même dans un plat plus grand que tu remplis d’eau bouillante, et hop, au four à 210/240°C pendant... euh, ben ça dépend du four en fait, c’est censé être 40 min, mais si ça bloblote encore trop au bout de 40 min, c’est qu’il faut allonger le temps de cuisson
- Après, tu laisses refroidir, tu démoules, tu claques au frigo pendant une heure au moins et tu manges froid, c’est meilleur.
Lorelei informe : Je vous tiens au courant sur l’évolution de la crème renversée.
Elle a l’air d’avoir eu un peu chaud, ce qui est assez vrai (con de four, 1 heure de cuisson), mais en vrai, c’est juste brun, pas noir comme sur la tof :
Bon, elle est pas encore tout à fait froide comme il faut mais j’ai pas pu résister, m’en suis coupé une tranche ![]()
Lorelei précise : Tiens au fait, Enzan, dans ta crème, tu peux réduire le sucre, cette recette est assez 70’s dans l’esprit, donc très sucrée, je pense que 75 grammes peuvent être suffisants...
Enzan dit : Trop tard. On verra ce que ça donne, mais j’aime bien quand elles sont plutôt sucrées.
Par contre je n’ai que de gros moules, donc le plat à bain-marie fut proportionnellement énorme et une fois rempli d’eau vla le quart de tonne à manipuler dans le four sans se roustir :/
Vivement ce soir qu’on en mange
Lorelei dit : T’étonne pas si ça prend pas mal de temps, hein, plus le moule est grand plus ça a du mal à saisir.
Tain, j’ai quasiment tout mangé déjà ![]()
Lego, qui écoutait l’air de rien, pinaille un poil : Chemiser son moule de caramel, on le fait comment ?
A la spatule, ou juste en tournant le moule avec le caramel liquide le temps qu’il prenne sur les parois ?
[Ninon aurait pu répondre : « on passe chez le tailleur, on prend ses mesures, et on choisit un petit Oxford très frais » mais en fait elle était partie bosser pour de bon. Ou bien vous conseiller de lire cette note.]
Lorelei se gausse : Mais je te vois, petit galopin, tu aurais préféré que je te dise « à la spatule » pour ainsi avoir ensuite une spatule pleine de caramel à lécher.
Enzan s’inquiète un peu : Au fait, Lorelei, ça ressemble à quoi une crème cuite ? Le dessus a l’air pas mal mais ça m’a l’air encore pas mal flageolant dessous
FAIM !!!
Lorelei tente de la rassurer : Et là c’est le drame. Tu peux laisser un peu refroidir, voir si ça flageole encore trop une fois refroidi et la remettre au four (chaud, dans de l’eau bouillante) une quinzaine de minutes.
Mais sur ce coup là, je sais vraiment pas :/
Lego veut être vraiment mais vraiment sûr : Ah ouaich... quand c’est bien brun-caramélisé sur le dessus faut que ça fasse « *chbouïng!* » avant de la sortir du four, c’est ça?
Lorelei confirme : Voilà, en gros, shboïng au centre, quoi.
Enzan n’en perd pas une : Ok merci, je crois avoir saisi le truc.
Lorelei aime la précision : Il est probable qu’en penchant un peu, les bords puissent se décoller un quart de poil, c’est bon signe !
Lego résume pour le fond de la classe qui ne suit pas (Minus, on t’a vu) :
Ok, [je note] :
Au bout de 45/60 minutes on tapote le milieu de la surface avec une cuillère :
- si « -flotch- » on remet
- si « *boïng* » on sort
C’est bien ça ?
Lorelei est pointilleuse : Ca ne fera pas « -flotch- » mais plutôt « blob blob » sous la croûte.
Et perso, je suis une ouf dans ma tête, je teste avec le doigt.
Lego joue la prudence : A 250°, je préfère éviter.
Les expériences amusantes à base de brûlures culinaires, je laisse ça à ma mère
Lorelei a soudain une idée fantastique : Si Ninon nous engage pas pour la rubrique « comiques » de son blog, là, je sais plus.
Enzan surveille l’ennemi et ergote un peu : Bon donc il fallait bien 40mn pour que ça cuise. J’ai retesté, et ça fait déjà nettement plus « shwouïng » que « fblobeleb ». Refroidissage, démoulage, frigotage, mangeage.
Lorelei manque de s’indigner : Je pense que la différence entre « flobeleb » et « shboïng » est cruciale dans cette recette.
Ninon revient après la bataille : J’ajoute que ça cuit plus vite dans des ramequins, et que c’est très bon sans caramel quand on se marie surveille sa ligne de jeune homme. Je vais acheter des œufs et du lait.
Lorelei n’oublie jamais son métier : Grand dossier spécial « crème renversée » sur « J’irai cracher sur vos micro-ondes »
Idée de titre: « Des crèmes renversantes »
Enzan s’affole un peu : Ah, je tombe sur ton message après avoir démoulé...ça ne va pas être photogénique, vu qu’on n’a pas encore de plat suffisamment grand, il m’a fallu démouler dans une assiette. Il y a un bord qui rebique !
Sinon je peux toujours photographier des parts.
Elle est au frigo. Ça sent bon.
Ninon, au bout du rouleau, s’exclame : Bon, ça sera vanille pistache, chez moi, c’est dans le four, dans trois ramequins parce que nous sommes des morfales.
Enzan est si prévenante : Ninon, tu la veux où/quand/comment la photo de ma crème ?
Ninon ne raconte que des conneries, comme d’hab : Hé bien comment dire ?
Pas dans la figure/le plus tôt possible/avec plaisir ?
Et ce commentaire : Vu la taille du moule VS celle de l’assiette, cette crème a vraiment failli être renversée.
Lorelei a raison, la recette pourrait survivre à l’omission de quelques décigrammes de sucre.
[interlude du métro ligne 5]
Voilà voilà, je suis rentrée chez moi, j'ai fait chauffer un demi-litre de lait pasteurisé entier avec du sucre vanillé et une bonne cuiller de pâte de pistache (dissidence)
Dans un grand bol, j'ai battu trois oeufs et un jaune, et comme je suis distraite j'ai balancé les blancs dans l'évier au lieu de les garder pour faire des meringues :
Enfin battu au fouet, voilà le travail :
J'ai incorporé le lait chaud mais pas bouillant, et j'ai versé dans trois grands ramequins que j'ai posés dans un moule à tarte plein d'eau :
J'ai laissé cuire une bonne demi-heure à thermostat 6, voilà le travail :
Et donc, c'est vert un peu mais c'est très bon :
La meilleure idée de ce lundi de printemps !
J'oubliais : ça prend environ trois minutes, le plus embarrassant, c'est de ne pas se flanquer le bain-marie sur les pieds.
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Edit de la nuit
Lego n'a peur de rien : J'ai raté mon caramel (forcément, du sucre roux, déterminer à quel moment il a roussi, ça devient plus complexe ), et c'est bien trop sucré pour moi, mais je recommencerai.
Un peu moins de sucre dans le lait, et un vrai caramel...
Bon, elle a un peu eu chaud sur le dessus; j'ai trop voulu le *boïng*et pas assez le -flobleleb-...
14 mars 2006
Tagliatelle au saumon en 5 minutes pour 5 euros, par JeuneJedi
Des amis (mais peut-on alors vraiment parler d'amis ? je vous le demande) qui s'invitent sans prévenir ? Un repas amoureux improvisé (pour des raisons que nous ne détaillerons pas) ? Des situations ô combien embarrassantes et gênantes. Vous avez honte de sortir votre pot de Bolino enrichi aux légumes agrémenté de ses knacki-balls. Vous avez bien raison.
J'irai cracher sur ton micro-onde® est une nouvelle fois là pour vous sortir d'affaire (Notez que ça commence à devenir une habitude) en vous proposant les merveilleuses tagliatelles au saumon en 5 minutes, qui plus est pour la modique somme de 5 euros. Un délice pour les papilles et le portefeuille.
Alors il nous faut, pour quatres personnes (diviser par deux les quantités pour le repas amoureux, à adapter en fonction de la personne
)
Un CD de bonne musique, inutile de préparer un bon petit plat si c'est pour le massacrer en le mangeant avec une absurdité radiophonique. Il a été scientifiquement prouvé que le best-of du Velvet Underground sublime le saumon, je dis ça je dis rien.
- 200 g de saumon fumé
- 400 g de tagliatelles
- 40 cl de crème fraiche épaisse
- des branches d'aneth
La liste des ingrédients. Ca ne se voit pas sur la photo, mais tenir comme ça la casserole en équilibre tout en prenant la photo, c'est vachement difficile.
Faire chauffer de l'eau dans une grande casserole, y mettre les pâtes quand l'eau bout, bon je ne vais pas vous apprendre à faire des pâtes, vous rigolez ou quoi ? Néanmoins, pour conjurer le mauvais sort, il est conseillé d'ajouter une pincée de sel et une goutte d'huile d'olive dans l'eau. Attention, ne JAMAIS mettre le sel avant que l'eau bout, il pourrait se passer des choses TERRIBLES que vous regretteriez AMEREMENT.
Dans le même temps (parce qu'on a que 5 minutes je vous le rappelle), verser la crème fraiche dans une petite casserole à faire chauffer à feux doux, ciseler l'aneth et versez-le dans la crème tout en remuant doucement.
Couper le saumon fumé en petits carrés de 1 à 2 cm, directement dans l'emballage et sans séparer les tranches, ca sera toujours ça de gagné.

Vos amis ne le savent pas encore, mais dans moins de 5 minutes ils vont vivre une expérience culinaire hors du commun.
On rajoute le saumon dans la crème 1 minute avant de la retirer du feu, pour ne pas trop le cuire, on verse les pâtes dans les assiettes en creusant un peu le centre, et la sauce bien au milieu en essayant de faire joli avec les morceaux de saumon.
C'est le moment rigolo de la recette, laissez parler l'artiste qui est en vous. On rajoute ensuite un peu d'aneth pour faire chic, et c'est prêt.
Tout le monde se régale. Vous passez une excellent soirée. On vous complimente. Vous êtes la star de la soirée. Le cas échéant, elle ne peut résister à votre charme torride et mystérieux.
Et dire que 5 minutes plus tôt vous alliez proposer un Macdo.
Comment valoriser cette recette pourtant déjà délicieuse malgrè une apparente simplicité :
- Disposer des oeufs de saumon sur le dessus, option classe et raffinée, à votre image.
- Accomoder le plat avec un bon vin, du jurançon par exemple, parce que vous êtes une personne de goût.
Que faire de l'aneth restant :
- Vous le remarquerez facilement, il restera de l'aneth. Après de nombreuses tentative de recyclage parfois pas toujours légales, il apparait que le plus simple est de le disposer dans un petit sac congélation et de le mettre au congélateur. Il se conservera parfaitement. Malin !
13 mars 2006
Les boulettes spéciales de Ninon, par Fender et Dulcinée
La recette est ici ![]()
Je laisse la parole à Fender, Dulcinée est aux couteaux : "si c'était à refaire, j'enlèverais juste les pignons, alors que madame aime avec, sinon le reste était excellent, j'indiquerais au passage que si on aime la menthe, ne pas hésiter à forcer dessus ! A ce propos, test involontaire : on a mangé une partie des boulettes le jour même et l'autre partie deux jours plus tard : celles de deux jours plus tard étaient encore meilleures car la menthe s'était bien diffusée dans la viande pendant cette période ce qui nous a encore plus régalé les papilles." ![]()
07 mars 2006
La révolte des nez-de-bœufs, par Krapo
[ Note de Ninon : je suis paresseuse, je nourris les gens tout de même mais mon APN fait des blagues, je laisse la parole à un vertueux jeune poète sauvagement indigné
]
Je lis la recette, mitonne mon petit plat quand soudain, le drame : « ajouter l’ail en chemise » !
J’ai de l’ail, mais pas de chemise !?
L’air bovin je tourne et retourne les gousses, les épluches et hop, n’en parlons plus.
- « Tu as déglacé la poêle ? »
- « Bien sûr que je l’ai dégueulassée, on ne fait pas de la bouffe sans faire la vaisselle ! Quelle question ! »
- « … »
En bref, cuisiner c’est bien, savoir lire une recette c’est mieux ! Et personne ne se fend d’un guide pratique à l’attention des novices, une petite règle d’or des concepts et jargons qui font d’un amateur un averti.
Comment comprendre alors que le rôti s’étouffe dans le four et pas dans sa barde chez le boucher ?
Cela donc pour dire qu’une recette ne suffit pas à faire un plat, encore faut-il savoir ce qui se cache derrière. Mais ça n’est pas tout. L’ail en chemise par exemple, quand on a trouvé cette dernière, on peut, l’air grave, poser ce trésor dans le plat, fidèle à la recommandation du Chef, mais pourquoi donc ?
Pourquoi ne pas tout bonnement nous expliquer ces petits secrets, au lieu de nous faire appliquer bêtement une méthode ancestrale pour les nuls ?
Heureusement que maman ne nous a pas caché toutes ses astuces !






















