10 février 2006
Les boulettes spéciales de Ninon, par Ninon
Avertissement de l'auteur :
Bon alors, on pourrait dire que ça ressemble à des kebbe libanais, mais ce serait bien arrogant, rien que parce que je me demande à quel point j’ai envie de patouiller du boulgour pour lui donner cette aimable forme pointue des deux bouts, pas moyen de trouver une photo correcte, désolée ![]()
Alors faire un trou dans ma boulette avec mon pouce et jeter la farce hop hop et refermer ma galette mouvante avec promptitude avant de faire la même chose pour toutes ses copines, ça me rappellerait certainement trop la pâte à sel, et la pâte à sel et moi, nous sommes très fâchées depuis un matin d’hiver où… Mais je m’emporte ![]()
Donc pour faire des boulettes de feignasse "à la libanaise", il vous faut un peu des tas de trucs qu’on n’a pas forcément dans sa cuisine, surtout le fameux sirop de grenades acides, et, là, j’avoue que j’en ai trouvé après avoir fait plein de boulettes sans, et que c’est bien aussi, sans. 
Je vous en parle uniquement pour faire mon intéressante, parce que, maintenant, j’en ai acheté dans une épicerie égyptienne charmante en face du marché Secrétan, même qu’on m’a fait du café, à la cardamome, c’est dire si je n’écris pas charmant en vain. Enfin le vendeur.
Alors, c’est typiquement le genre de recette pas franchement mathématique, vous essaierez, vous adapterez, l’adaptation, y a que ça de vrai, c’est ce qui sauve l’homme (la femme, même) de la misère ![]()
Disons grosso modo, pour des boulettes pour 4 personnes :
- 1 livre de bœuf haché maigre, enfin, pas maigre haché, hein, maigre le bœuf, et plutôt fin, le hachis, enfin, c’est pas une affaire d’Etat non plus mais c’est mieux.
- 1 gros oignon ou deux petits, plutôt rouge(s) mais ne chipotons pas.
- 2 gousses d’ail écrasées proprement, ou pas de gousse d’ail si vos convives (je l’ai dit ! je sens que je deviens trop sérieuse) sont sensibles du sentiment.
- 1 verre de boulgour plutôt fin, enfin, pareil, c’est mieux fin, sinon la boulette ne boulette pas si bien que ça.
- 1 bonne poignée de pignons de pin, j’ai lu ici et là qu’avec des amandes concassées c’était bon aussi, vous me direz, moi, je suis snob, je mets des pignons, voilà.
- du cumin, de la cannelle en poudre, de la marjolaine (ou de l’origan), et puis de la menthe et de la coriandre (si c’est frais, c’est mieux, sinon… enfin vous avez l’habitude), du sel, du poivre.
- 4 yaourts nature ordinaires.
- Un peu de jus de citron
- Un saladier, un grand bol, des mains propres, une grande poêle (ahahaha : ou deux moyennes).
- accompagnement : du riz basmati.
• Dans la poêle, faire dorer les pignons doucement.
• Jeter le verre de boulgour dans le grand bol, verser dessus de l’eau chaude, ajouter du sel, de la cannelle (une grosse pincée), touiller, laisser gonfler.
• Mettre la viande hachée dans le saladier, saler, poivrer, ajouter un cuiller à café de cannelle, de cumin, la marjolaine (genre deux cuillers), la menthe hachée si elle est fraîche, pareil pour la coriandre, sinon deux cuillers à café aussi.
• Hacher l’oignon le plus fin possible – l’oignon se barre de la boulette, ça fait très désordre et c’est moins joli à regarder (mais oui ! ), ajouter à tout le bordel qui se trouve déjà dans le saladier.
• Prendre deux mains propres (ah c’est pas mal d’attendre un peu que la viande ne soit plus froide comme le destin avant de patouiller, juste parce que ça me serre le cœur, à moi ) et mélanger sans complexes, c’est très amusant, ça émet notamment des bruits assez embarrassants, mais c’est le signe que la boulette est proche.
• Egoutter le boulgour, l’incorporer à la viande. Là ça commence vraiment à être très bruyant et ça fait rire les enfants.
• Ajouter les pignons d’un geste ample mais pas trop sinon on les flanque par terre et on est très malheureux.
• Sans blague, mélanger à nouveau.
• Monter le feu sous la poêle, former les boulettes et les ranger au fur et à mesure dans la poêle, moi j’aime bien les boulettes ni trop petites ni trop grosses, genre, grosses comme un calot, on va dire.
• Faire bouillir assez d’eau salée pour cuire le riz. Et même, le faire cuire.
• Retourner les boulettes doucement avec une spatule gentille, c’est un peu fragile au début, après ça s’endurcit.
• Quand le riz est cuit, l’égoutter, et en même temps, avec deux autres mains qu’on a forcément quelque part, réserver les boulettes au chaud, comme on dit, « dans un plat de service », jeter les yaourts dans la poêle, une giclée de jus de citron, l’autre gousse d’ail si c’est la mode ce soir-là, un petit tas de menthe et de coriandre hachée, touiller un brin, quand c’est chaud, verser sur les boulettes, et servir à peu près tout ensemble dans des assiettes creuses, c’est plus prudent.
Voilà j’ai fini de taper et j’ai très faim. C’est un signe ![]()
Je note, parce que je me suis documentée, qu'il y a sûrement un solution pour garantir que le yaourt ne va pas tourner, genre de la Maïzena. Je teste, je vous dis.
Par ailleurs, la prochaine fois, je vais "déglacer" les boulettes avec du sirop de grenades, pour voir ![]()
19 janvier 2006
Minimalisme de saison, par Ninon enfin à peine
Je n'ai pas très très faim en ce moment mais j'ai retrouvé ça en rangeant des trucs, dans un vieux numéro de ELLE qui avait pris Valérie Lemercier comme redchef de la semaine. Ça me convient tout à fait ![]()
C'est dans la cuisine chez ma mère, elle a recopié la recette parce que sinon c'est moins intéressant.
08 janvier 2006
Mes nouvelles tasses de Noël, par Ninon
Hier soir, un ami à l'oeil vif m'a offert ces tasses parfaites ![]()
Et, malgré tout, ce matin, j'ai projeté avec grâce dans les airs (j'ai oublié le nom en karaté), par le truchement de la manche de mon kimono rouge, ma cafetière Bodum - qui n'est pas allée bien loin, à la réflexion, mais s'est juste renversée avec allégresse sur la table/la chaise/le coussin sur la chaise/mon blue-jean mon soutif sur le dossier de la chaise/la moquette que je ferais bien de teindre définitivement en arabica ![]()
J'ai dit un seul gros mot \o/
05 janvier 2006
Miam, c'est quoi ça ? par Ninon
C'est joli, la bouffe, quand on y pense ![]()
L'escampette de la crème anglaise, par Isa
Il y a quelques années (ok, il y a plus de 10 ans, il y a même une quinzaine d'années, inutile de remuer le couteau dans la plaie), j'étais jeune et amoureuse et mon amoureux venait d'emménager dans un coquet (ahem) studio et donc de se mettre aux joies de la cuisine.
Pris d'un élan gourmand, il décida de se lancer dans la crème anglaise (dans la confection de crème anglaise, plus exactement).
Chacun le sait, la difficulté de la crème en glaise, c'est d'éviter les grumeaux.
Le garçon avait la chose à l'esprit et décida donc de filtrer les grumeaux insolents au moyen d'une passoire en plastique mauve, qui habite toujours ma cuisine.
Imaginez la scène :
- un garçon prêt à se régaler de sa crème en glaise
- une crème en glaise à grumeaux
- une passoire mauve
- un évier sous la passoire.
Les esprits les plus vifs auront compris qu'il manque un élément dans l'équation ci-dessus.
Sans récipient pour récupérer la crème, on ne garde que les grumeaux et on régale les canalisations.
Ben oui.
31 décembre 2005
Le taboulé du réveillon, par Krapo
>> Je profite de cette occasion pour rappeler que je n'interviens en aucune façon dans les recettes que me proposent mes camarades feignasses.
Aussi, ne venez pas me dire "ce n'est pas du taboulé libanais", "où est le persil plat ? " "qu'est-ce que c'est que cette histoire de poivrons ?", "depuis quand les cubes sont-ils triangulaires ?" : il s'agit du taboulé du 31 décembre de Krapo, et on sent bien qu'il a été fait avec toute la tendresse nécessaire...
Hop, je laisse la parole au jeune homme.
Alors pour faire un taboubou (recette pour deux)
- faire gonfler la semoule (grains moyens) dans de l'eau + huile d'olive + menthe ou faire comme moi quand on s'y prend trop tard et qu'il n'y a pas de menthe : acheter une préparation pour taboubou (
)
- égrener la semoule avec une fourchette passé le temps d'incubation (45 minutes pour la préparation toute faite)
- ajouter deux concombres en ptits cubes triangulaires
- ajouter un poivron jaune et un poivron rouge pour la couleur
- ajouter un poivron vert (parce que je le vaux bien) 
- ajouter des tomates cerises (les tomates normales ça fait tourner trop vite le taboubou, pis c'est chiant, là il suffit de les laver et de les jeter délicatement dans le saladier)
- remuer, corriger l'assaisonnement si besoin et patati et patata (moi j'ajoute plein de persil, une pincée de basilic et un soupçon de piment) 
Mon conseil : servez dans des assiettes en carton, avec des couverts en plastique et un gobelet de ricard en écoutant le dernier single d'André Rieux dans un camping à ciel ouvert.
29 décembre 2005
La tartiflette flying V, par Draculax
Hier soir, on a mangé une raclette à la maison, et du coup il nous restait plein de fromage et des patates.
alors je les ai coupées en morceaux (les patates)
puis je les ai mises dans un plat
à coté, j'ai fait suer un oignon avec des lardons
pis j'ai tout mis dans le plat avec encore des patates et de la creme fraiche.
et j'ai mis le fromage dessus. (avec en plus des bouts de vieux fromage en plus qui étaient dans le fond du frigo)
j'ai également arrosé d'un peu de vin blanc, et pis j'ai mis dans mon four.
j'ai fait une tartiflette quoi. ![]()
Google, mon ami
Je me demande souvent comment "les gens" arrivent sur mon blog et, parfois, je me dis : "Bien fait pour eux." ![]()
Un extrait d'aujourd'hui :
ninon
cracher sur micro ondes
recette tarte de linz
cuisine facile et pas
photos saucisson
meilleures recettes lasagne
copines
courgettes micro ondes
blog photo "sous la table" .jpeg
j'ai trois jaunes d'oeuf
GATEAU YAOURT POMME MICRO ONDE
fion
cheval
"blog photo "sous la table" .jpeg" ![]()
Sinon on cause de J'irai cracher... sur le site de Télérama ![]()
Chez les bobos cathos on se fait une curieuse idée de la cuisine des feignasses, tout de même.
Enfin, c'est les vacances ou presque et je cuisine assez sommairement, aussi j'en profite pour faire amende honorable en réponse au très pertinent commentaire de mon dévoué Archimède Mortdefaim (à propos de certain fruit turgescent du post précédent) :
06 décembre 2005
Mauvais genre
On m'a envoyé cette photo pour mon blog, une sorte de sculpture avant-gardiste, je pense 
03 décembre 2005
Tarte aux restes de confiture de belle-maman, par Lorette
Voici le contexte : dans mon frigo se battaient en duel 2 pots presque vides de confiture de framboises (conçue en 1998) et de myrtilles (conçue en 2001). Considérant qu'elles avaient plus que fait leur temps, j'ai voulu les expédier dans autre chose qu'un biscuit roulé (bien trop simple
)
D'où cette tarte dérivée de la "Tarte de Linz" mais en plus simple car réalisée hier soir vers approximativement minuit.
En essayant de suivre la recette initiale, j'ai mélangé
125g de sucre,
2 oeufs (au lieu d'1 entier + 1 jaune, trop de gâchis),
une pincée de cannelle,
une pincée de sel,
un demi sachet de levure,
un gros demi paquet
d'amandes en poudre (80g, disons).
Puis 80g de beurre très ramolli,
250g de farine
une rasade de faux jus de citron (normalement un zeste).
J'ai réduit le temps de repos de la pâte de 2 heures à 30 min, puis étalé grossièrement la préparation sur du papier sulfurisé dans un plat à tarte. J'y ai appliqué mes restes de confiture, et ouvert un troisième pot de mûres pour compléter ^^.
Dans la recette originale, j'étais supposée « découper des lanière de
pâtes, et les poser en croisillons sur la tarte » (genre
).
Etant donné mes nombreuses interprétations du texte original, c'était carrément impossible, la pâte était trop molle (jus de citron + blanc d'oeuf + repos insuffisant...). J'ai donc vaguement dispatché quelque bouts de pâte collants, et j'ai saupoudré le tout de quelque poignées d'amandes effilées.
Ensuite ça cuit 30mn à 180° (TH6) et voilà !
Ci-joint deux visuels engageants (ça se mange vite). 













