J'irai cracher sur ton micro-ondes

La cuisine facile et presque toujours chic pour les grosses feignasses

24 octobre 2006

La recette des madeleines de Proustayan, par Sib

Entendons-nous, les bureks dans la famille du père de mes enfants, ce sont leurs souvenirs de quand-ils-étaient-petits qui ressurgissent, le plein de tendresse qui coule de leurs yeux comme de la buée molle.
Et ce sont toujours les gonzesses de la famille qui s’y collent parce que faut bien le dire : plus on en fait, plus c’est long à faire. (Après ça, je réécris L’Odyssée)
Je me suis donc lancée, après de brèves explications téléphoniques d’une tata arménienne.

Il faut, pour une dizaine de bureks (à prononcer beurèque) :

- 1 paquet de pâte Filo (ce qui est rigolo, quand on sait que ma fille s’appelle Philonille/Philo hahaha oui, oui c’est marrant)
- deuzoeufs
- 1 paquet de féta plat. Enfin pas en dés.
- du roquefort vlof
- du gruyère pas mal
- du beurre
- du persil pour faire joli dedans quand on croque.


Alors, avec une fourchette propre (sinon c’est dégueulasse) écrabouiller les fromages et les oeufs.
Ça fait ça :

1main

Donc un genre de vomi sympatoche.

Ensuite faut ouvrir le paquet de pâte Filo, avec des ciseaux par exemple, ou si on est un peu sauvage, avec les dents. Au feeling quoi.

2main

On prend une feuille, parce qu’il faut un début à tout.
On l’oint de beurre fondu et mou sur une moitié avec un pinceau.

3

Et puis on plie en deux :

4

Et puis faut recommencer :

3

Et on replie en deux :

6

Là, c’est fou, ça fait un long rectangle à fourrer. (Ouaih, je sais, ça fait rêver.)
Alors l’on prend un peu de mixture que l’on colle à une extrémité (moi je préfère celle qui est près de moi. La proximité, c’est bien.)

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Et puis on plie savamment, vous verrez, c’est fou, à la fin c’est beau et même que ça fait un triangle.

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On fait du repliage mais sans beurre, sinon ça colle aux dents complètement :

9

Et hop

10

Et puis hop

11

Ensuite, les doigts gras vous faites une photo au cadrage à la limite du poucrave :

12

Et vlan (pour la côté théâtral de l’affaire)

Au four.

12 min.

Jusqu’à ce que ça fasse :

13

L’astuce du chef :

Ne les mangez pas d’un coup en sortant du four, c’est une affaire à vous brûler un tympan, et en plus ça a meilleur goût quand c’est un poil moins bouillant.

Et hop!


Posté par sundaymorning75 à 13:34 - Plats - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    Je bave...

    ...sur mon clavier, là. Ca coule, j'ai la bouche ouverte et l'oeil vitreux.

    Merci ! Ma femme sera ravie d'avoir une nouvelle idée. Pour une fois.

    Dés qu'on a fini de manger le congélateur, on s'essaie ça.

    Posté par Maldoror, 24 octobre 2006 à 15:12
  • Tout de même...

    Je déconseille la bave pour cette recette, cela peut donner un gout non souhaité.
    Et l'oeil vitreux c'est un coup à se faire mal avec le pinceau.
    Et on ne dit jamais de sa femme que pour une fois elle a une idée, on le pense, seulement.

    Sinon, j'aime beaucoup ce que vous faites.

    Posté par Sib, 25 octobre 2006 à 21:46
  • Desespoir

    Et comment qu'on fait hein, quand on habite un bled au fin fond de l'Irlande, pour trouver de la pâte filo??? Je vous le demande???
    D'habitude je consulte ce blog en silence mais là le desespoir me pousse à l'ouvrir...
    Désolée

    Posté par Mayliu, 26 octobre 2006 à 12:56
  • Desespoir

    Et comment qu'on fait hein, quand on habite un bled au fin fond de l'Irlande, pour trouver de la pâte filo??? Je vous le demande???
    D'habitude je consulte ce blog en silence mais là le desespoir me pousse à l'ouvrir...
    Désolée

    Posté par Mayliu, 26 octobre 2006 à 13:00
  • Pas de ma faute, j'ai cliqué qu'une fois...

    Posté par ..., 26 octobre 2006 à 13:01
  • [écraser avec les oeufs] : well, ils étaient donc durs les oeufs ?

    Posté par Mitsu, 07 mars 2007 à 17:47

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