J'irai cracher sur ton micro-ondes

La cuisine facile et presque toujours chic pour les grosses feignasses

09 mars 2007

Le Katsudon, par Enzan

Il faut :

800g de riz cuit chaud (ça, c'est pour les ploucs qui n'ont pas encore de cuiseur à riz; pour les autres, 1 cup par personne. Oui, ça fait une belle plâtrée de riz au final)
200g d'oignons émincés
25cl de bouillon dashi de base (on va voir ça plus tard)
20cl de mirin
20cl de sauce soja épaisse (ça veut dire la sauce soja la plus facile à dégotter, Kikkoman pour ne pas les citer. Que ceux qui ont dit "Suzi-wan", là, au fond, aillent de ce pas se jeter dans une bétonneuse).
4 cuillères à café de sucre
4 brins de ciboulette (vous pouvez en mettre bien plus)
4 oeufs

---- pour la viande et la chapelure ----

4 escalopes de porc (bien épaisses et grasses, soyons fous)
sel, poivre (vous pensiez y échapper ?)
farine
1 oeuf battu comme plâtre, le fumier
chapelure

Ça vous dirait de bouffer chinois ce soir ? Ou chez toi ? Vous allez voir, la cuisine japonaise, c'est nippon ni mauvais.

Bon. Maintenant qu'on a sorti les vannes éculées qui accompagnent ce genre de recettes, on va pouvoir causer entre gens civilisés.

Tout d'abord, les ingrédients. Tout est disponible dans les bonnes grandes surfaces, même la sauce soja Kikkoman que vous aller probablement payer plus cher que la peau des bourses de Benoît XVI, mais c'est votre problème. Sinon vous pouvez aussi l'acheter en même temps que le mirin et le dashi dans une épicerie asiatique, et cela permettra aux plus affamés d'entre vous de saliver sur de charmantes vendeuses aux yeux bridés. Le mirin est un alcool de riz sucré avec lequel vous aurez du mal à vous rincer le gosier à l'apéritif, n'essayez donc pas. Pour le dashi de base, vous avez deux solutions : la poudre à diluer (marque Hondashi ) dont je ne parlerai pas ici car je n'en ai pas encore maîtrisé le dosage. Oui, même après deux ans d'utilisation. Ce secret est encore mieux gardé que le Saint-Suaire, croyez-le ou pas. La deuxième solution consiste à acheter des sachets à infuser (les miens sont estampillés "dashi pack", en japonais, z'avez qu'à demander ça au vendeur et basta) contenant tout le nécessaire. Ca ressemble à des sachets de thé, sauf qu'ils contiennent autre chose. En bonus il existe une troisième solution, faire soi-même le bouillon de dashi avec du vrai konbu et tout le toutim, mais c'est long et fastidieux pour pas grand-chose quand on voit ce qu'on obtient avec les sachets ou la poudre.

Pour faire joli, voici une photo de dashi en poudre :

SPICE_COND_AJINO_HONDASHI_1kg_2

Si vous en faites un rail à sniffer pour épater vos invités, je décline toute responsabilité sur les désagréments qui en découleraient. Bon, maintenant attaquons la recette à proprement parler.

Commencez par préparer le dashi. Il suffit de faire bouillir l'eau et de ne pas suivre le mode d'emploi indiqué sur les sachets. Plus le bouillon est corsé, meilleure la recette sera. Donc là où on vous recommande 1 sachet qui infuse pendant 3mn dans 700ml de flotte, nous allons mettre 2 sachets pendant 5 à 10mn dans nos 250ml d'eau. Du coup il est recommandé d'en mettre un peu plus au départ, à cause de l'évaporation. Le mode d'emploi recommande de maintenir un feu moyen pendant l'infusion, alors on l'a fait. Il faut bien suivre quelque chose là-dedans, sinon on va finir avec une meringue à la fraise et on aura pas l'air con.

Jetez les sachets. Incorporez la sauce soja, le mirin et le sucre dans le bouillon, balancez-y les oignons et laissez frémir le temps de préparer les escalopes.

katsudon2

Pour les ceusses qui ne savent pas encore paner de la viande, on va redétailler tout ça. Toi y en a battre ce salaud d'oeuf dans bol, prendre viande préalablement désossée (ne rigolez pas, j'ai carrément oublié de le faire hier soir et on m'a fouettée pour me faire expier ce crime impardonnable), puis toi poivrer viande et la recouvrir de farine bien partout, toi tapoter viande pour virer excès farine, toi tremper viande farinée dans oeuf battu à mort et toi finir par mettre chapelure sur viande dégoulinante. Si toi pas gros abruti, ça donner ça :

katsudon1

C'est là que les Athéniens s'atteignirent et que nous avons deux options. Ici, nous découpons la viande panée -et pas cuite- en lamelles de la largeur d'un doigt (et non pas : couper les doigts en larges lamelles, attention !). Attention à couper assez profondément pour permettre un mangeage simple, mais pas trop profondément : l'escalope doit rester d'un seul tenant.

katsudon3

Je précise aux curieux que non, ce ne sont pas les mains de mon homme. Et qu'il existe une autre variante qui conseille de couper la viande après cuisson, mais qu'on n'a pas encore essayé. En fait on attend de pouvoir espionner au restau pour voir comment le chef s'y prend pour ne pas se cramer, et après on vous dira. C'est mieux.

Donc là, fatalement, on met de l'huile dans un récipient adapté et on balance sans pitié les escalopes dedans.

katsudon4

Et on les laisse bien cuire, tiens.

katsudon6

Profitez-en pour cisailler cette garce de ciboulette qui ne mérite que ça.

katsudon7

C'est maintenant que ça se complique et qu'il vaut mieux faire ça à plusieurs. Prenez une casserole, et mettez-y environ 1/4 du dashi dans lequel les oignons se sont noyés depuis belle lurette, une escalope panée, 1/4 de la ciboulette, et versez un oeuf battu sur l'ensemble. Laissez revenir à feu vif le temps que l'oeuf cuise, mais attention car il doit rester baveux, ce fourbe.

katsudon10

Oui, c'est flou et je vous merde. On n'allait pas rater la recette pour si peu, hein.

Quand c'est cuit, vous versez dans un grand bol préalablement rempli d'une portion de riz. Et là, tout de suite, c'est le raffinement oriental qui déferle dans votre cuisine :

katsudon12

On a noté hier soir que le riez était peut-être un petit peu sec avec seulement 250ml d'eau, et nous n'étions que 3 à bouffer comme des chancres sur ces proportions. Donc pourquoi ne pas doubler la mise, mais en doublant le nombre de sachets de dashi aussi bien évidemment...

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24 février 2007

Les rougails (rougaux ?), par Maldoror

Niveau : facile (au final on mélange tout, et y a pas de niveau à faire, comme dans les cocktails)
Coût : moyen. Si vous faites ça avec une saucisse pas chère, ce sera pas cher. Mais ne vous plaigniez pas si ça a goût de saucisse pas chère.
Temps de préparation : Faut que je demande à la kommandantur. Elle est sortie, là redface
Temps de cuisson : Heu… chérie ? Pendant que j’y suis, ça met combien de temps à cuire, ton truc ?

Ingrédients pour 2 personnes :

1

C'est-à-dire :

- Des saucisses.
- De l’oignon
- De l’ail
- Du riz
- Des haricots rouges
- Des tomates (des vraies, hein. Qu’on épluche soi-même avec amour, etc.)
- Du sel
- Du poivre
- De l’huile

Ne vous fiez pas à la photo pour déterminer la quantité d’ingrédients à utiliser pour la recette, hein. Par exemple, là on ne voit que 4 saucisses, mais en réalité, il y en avait 12. De même, on n’a pas utilisé la bouteille d’huile entière, etc. Faites preuve de bon sens, une recette n’est qu’une recette, elle ne vous servira à rien si vous avez laissé votre cerveau dans votre autre pantalon. (*)

Eh oui, il ne suffit pas de suivre une recette à la lettre pour faire du bon manger. Donnez ça à Paris Hilton, par exemple, elle vous fera… Non, laissez tomber. Quand elle verra les saucisses, de toutes façons, elle fera autre chose. Bref, pas de sexisme ici, et surtout pas de considérations anti-blondes. Nos amies blondes sont aussi intell... dignes d’intérêt que nos amies rous… brunes. Lesquelles compensent un physique ingrat par une sensualité proche de celle du béton cellulaire. Evidemment, on va me dire « et Monica Bellucci, elle est moche, peut-être ? »

Je répondrai deux choses : D’abord, c’est une recette (non, pas Monica Bellucci), par conséquent vous me faites digresser dangereusement, et je n’aime pas ça. Ensuite, le fait que Monica Bellucci soit brune ET jolie n’est pas incompatible avec le fait qu’elle soit une insupportable connasse, imbue d’elle-même et chiante comme la pluie. D’ailleurs, c’est une Italienne. Donc gueularde, bouffeuse de pâtes et poilue jusqu’au nombril.

Voilà, je me suis fait suffisamment d’amies, à présent, passons à la réalisation de cette recette délicieuse, qui vous colle une douzaine de convives dare-dare au fond d’un canapé, avec un cognac dans une main, un cigare dans l’autre, et bon vieux Steven Seagal sur le home-cinéma. J’avais pensé à une autre variante, mais je pense aussi à nos plus jeunes lecteurs. Il est préférable pour eux de voir Steven Seagal déchirer à mains nues la tête d’un méchant, lui tordre la nuque et que ça fasse « CRACKKK !!! », puis après démolir au lance-roquettes la moitié de Los Angeles, plutôt que d’apercevoir le visage aimable et souriant d’une jolie blonde qui prodigue avec ardeur des caresses chaleureuses à un monsieur extrêmement réceptif et visiblement enthousiaste. « Ces images-là, c’est pas pour toi. Regarde plutôt Steven. »

Donc, les saucisses, il faut les couper comme ça :

2

Il faut les couper AVANT de les faire cuire. Parce que si on les coupe APRES, on se brûle méchamment les doigts, et moi quand je me brûle comme ça, je balance violemment la saucisse par la fenêtre. Quand j’ai balancé les 12 saucisses, la recette est terminée.

Après, il faut les faire cuire à la flotte, comme ça :

3

Je sais, la cuisine n’est pas terminée. J’étais sûr qu’il s’en trouverait pour râler. Ce besoin qu’on les gens, sans arrêt, d’être de mauvaise humeur.

Pendant ce temps-là, grand-père court après la bonne, mais il vaut mieux se concentrer sur Steven. Il est en train d’arracher les yeux à un méchant, après l’avoir fait tremper dans de l’huile bouillante. Ça donne faim, mais ça fera l’objet d’une autre recette. Pendant ce temps-là, épluchez consciencieusement les tomates fraîches, et coupez-les en petits morceaux, comme ça :

4

5

Vos remarques désagréables, relatives à la non-adéquation entre la photo et la recette, me laissent de marbre.

Ensuite, on met de l’oignon. Y a pas plus con, quoi. Plus con qu’on oignon. A part Paris Hilton, évidemment. Et Monica Bellucci, qui a un caractère de merde. Mais un plus beau cul que Paris Hilton. Vous me dites, si j’en parle trop, hein ? Après, on fait gentiment revenir les oignons :

6

Puis on verse les tomates sur l’oignon, et on met de l’ail, pour donner goût d’ail :

7

Pendant ce temps-là, grand-mère se tape la bonne, et Steven Seagal se tape le méchant avec un vin de Cahors. Le méchant, une fois ébouillanté à l’huile, les yeux retirés, et les membres coupés en morceaux, doit être mijoté longtemps dans une grande marmite. Ca donne ça :

8

Ça a quand même une meilleure gueule que dans Conan le barbare, convenez-en. Bon, mais ça n’a rien à voir avec la recette. Indifférent à la brutalité de Steven Seagal, et aux râles de l’homme, sur une autre chaîne, vous versez les saucisses cuites à l’eau dans les tomates et l’oignon. Comme je vous ai prévenu, vous ne vous êtes pas brûlée en coupant les saucisses une fois cuites. Ne me remerciez pas.

Oui, j’ai conjugué brûlée au féminin. Je vous rappelle que l’homme est dans un canapé, avec un cigare. (**)

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Donc, vous venez de terminer la préparation du rougail saucisses. Félicitations, mais ce n’est pas terminé. En effet, il faut maintenant préparer le rougail citron.

Mais tout d’abord, quelques explications : pourquoi un rougail citron EN PLUS d’un rougail saucisses ? Ceux qui savent sont priés de ne pas répondre. Ça me coupe mes effets.
Le rougail saucisses se sert chaud. Le rougail citron se sert froid. Le rougail citron est pimenté. Et froid. Lorsque l’on se sert une plâtrée (c’est pas un plat très guindé, ma chèèèèèèère) de ce délicieux rougail saucisses (s’il est mauvais ce sera de votre faute), on se sert également, selon ses goûts, une cuillère ou un demi-bol de rougail citron, pimenté, et froid. Cela donne l’acidité nécessaire, et la fraîcheur, pour équilibrer la base constituée par le riz et la saucisse (vous me direz que la tomate aussi est acide. Je vous répondrai que cela fait la troisième fois que vous m’interrompez, et que je vais devoir me fâcher).

Les ingrédients pour le rougail citron :

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- Citron
- Oignon
- Piment langue d’oiseau
- Ciboulette
- Sel
- Poivre
- Huile

On coupe les oignons en morceaux :

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Et les citrons :

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Oui, évidemment, le plus chiant à faire c’est le rougail citron. Faut savoir ce qu’on veut.

On coupe également le piment oiseau en tous petits morceaux, et c’est très chiant aussi. Ne vous frottez pas l’œil pendant l’opération. J’en connais une qui a fini chez le médecin, comme ça, un jour. On mélange les oignons, le citron, le piment, la ciboulette, le sel, le poivre, l’huile, ça doit donner un truc comme ça :

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Faites une grosse plâtrée de riz. J’aime bien le mot « plâtrée ». Ça fait penser à « pâtée ».
N’oubliez pas aussi de faire chauffer les haricots rouges en boite. Pour savoir comment faire, se reporter à la boite. Non mais c’est vrai, quoi.

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Ensuite, deux solutions : soit vous avez un plat assez grand pour mettre tout le baltringue dedans : vous êtes chanceux, ou bien équipé. Soit vous n’en avez pas : démerdez-vous.
Moi j’ai un plat à couscous :

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Finalement, on sert tout ça à table :

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Ouais, ben j’ai dû raccorder deux photos pour vous faire un panoramique, alors vos critiques hein…

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Moi, quand je me sers, ça donne ça :

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Ensuite je mélange tout ça, et je baffre. Et puis cognac, cigare, Ségolène Royal (c’était le jour du discours de Villepinte).

Pour l’apéro, j’avais organisé une petite dégustation de whisky, avec mon père et mon frère. Nous avons bu, dans cet ordre :

- un Glenkinchie 10 ans, titrant 43%
- un Oban 14 ans, également 43%
- un Dalwhinnie 15 ans, 43%

Ça, donc :

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Et comme on fait les choses bien, à la place du cognac, nous avons bu un whisky :

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Mais ça ne fait pas partie de la recette initiale, c’est une variante, histoire de passer une bonne journée, conviviale, agréable, chaleureuse. Et puis faut le digérer, le rougail. Et ce qui l’accompagne.

A ce propos, pour le vin, prenez plutôt un vin du sud, un peu tannique, avec du caractère. Oubliez les vins plus légers (d’aucuns diront « subtils ». Je dis que la subtilité est dans la gueule, pas dans la bouteille), comme le beaujolais ou le bordeaux. Ils ne tiendraient pas la distance. N’oubliez pas que c’est un plat pimenté. Alors un cahors, un vin du Languedoc, voire un vin d’Algérie. Un corbières, aussi. Je passe volontairement sous silence la côte-du-rhône, je n’aime pas cette région. Enfin, si on m’offre une côte-rôtie, je la boirai, évidemment. Mais en cachette.


(*) Note d'Entrelacs et de Ninon : Ah, mais c'est une recette pour les hommes !
(**) Note d'Entrelacs et de Ninon : Faudrait savoir. Choisis ton camp, camarade..

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04 janvier 2007

La salade de lentilles éreintée au museau, par Ninon

Ereintée, sans s, parce que c'est la salade qui l'est, ou bien c'est moi. Mais après une confortable part de ce truc magnifique (j'espère que vous ne lisez pas ce post avant le lever officiel du soleil, disons vers 11 heures, voilà), grâce au fer présent en quantités astronomiques, vous pourrez danser la carioca des heures durant (pensez à vous brosser les dents avant, ça facilite toujours le retour de l'être aimé surtout s'il n'aime que les saucisses en plastique boudiné).

Donc c'est assez facile, et ça va vite, c'est bien quand on meurt de faim.
D'abord il faut passer chez le boucher et acheter du museau (de cochon ou de boeuf, comme vous préférez). Les gens qui n'aiment pas le museau sont contrariants, comme on ne peut pas tous les tuer, je préconise un éventuel remplacement diplomatique : du bon jambon coupé en dés, ou des lardons sautés, ou même du thon si vous êtes un peu foufou.
Et puis on achète un ou deux gros oignons rouges, et une botte de vrai persil qui chatouille.

On rentre à la maison. Comme on est une feignasse inopinée, on n'a pas pensé à faire tremper des lentilles la veille, ni à les faire cuire dans l'eau avec de la sauge et tout ça, non, on ouvre une grosse boîte de lentilles en conserve, qu'on va égoutter et rincer dans une passoire à trous pas trop petits enfin sauf si on aime manger dans l'évier.

Dans un saladier, on jette l'oignon rouge émincé, le persil coupé fin, des cornichons en rondelles, de la moutarde, du vinaigre ou du citron (la vitamine C ! C'est l'hiver ! Le scorbut !) et de l'huile de noix si on en a, parce que c'est meilleur, avec les lentilles, je trouve. Bon, mon saladier est très joli, en plus pingouino

Salade1

Ensuite c'est enfantin, on ajoute les lentilles bien égouttées, le museau coupé en petits morceaux.

Salade_avant_fin

On mélange doucement, et hopla.

Salade_fin

Si vous avez un enfant de 6 ans, c'est bien simple, quand vous préparez cette salade, vous êtes sa maman préférée prodigy


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31 octobre 2006

Petit plaisir solitaire, par Jeke

Ce soir, pas de coloc, alors j’en profite pour me faire plaisir sans scrupules.

Habituellement, faut tout partager fou mais ce soir y en aura rien que pour moi jeke

Mes accessoires :

1

- Un plat à tarte métallique et rond
- De la pâte feuilletée sous blister
- Des boules de g... de tomates
- De la moutarde dans un réceptacle cylindrique
- Du roque (voisine) mais fort!
- Du gruyère rapé
- Du parmesan
- Du sel et des 4 baies en réceptacle cylindrique
- Des herbes de Provence dans un réceptacle cylindrique à diamètre variable
- Un bol, une cuillère, un objet contondant et une planche à découper

Voilà, je suis paré, on se met à l’aise et c’est parti !


La pâte dans le plat, et on fout de la moutarde plein de partout sur la pâte arrière Image Hosted by ImageShack.us

2

On charcute les tomates en rondelles, et on enlève tout ce qui n’est pas bien ferme pour éviter qu’elles ne transpirent trop durant l’effort.

3

Les trous ayant pour vocation à être comblés, on s’exécute docilement avec des bouts de tomate.

On parsème de dés de roquefort.

4

(A noter que je garde la semence de tomates parce que j’aime bien ça, mélangé avec un peu de feta ou de mozza ça fait patienter pendant que ça cuit redface
4bis )

On fait pleuvoir des herbes de Provence, un peu de gruyère et beaucoup de parmesan.

5

Nous voilà fins prêts à enfourner ça dans un four bien chaud.

On sort le tout quand cela a pris un jolie teinte dorée.

6

Nous reste plus qu’à avaler le fruit de notre lourd labeur !

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30 octobre 2006

La tarte légère pour deux, par Sib

Il vous faut :

- une pâte feuilletée toute prête parce que c'est très très très chiant à faire, la pâte feuilletée
- de la crèmeuh bien fraicheuh
- de la moutarde
- des peuhavrons
- des euhagnons
- des tomateuhs
- du vinaigre balsamique (miqueuh miqueuh, s'en allait tout simplement)
- une pincée de sucre
- du poivre sauvage (genre multicolore, 'vec des baies qui sont bonnes dedans)
- du chel
- une super nappe

On jette les poivrons découpés dans une poêle, et non pas un poêle, ou des poils. Sinon, la recette est ratée.
On y met les oignons, si on aime ça, sinon, c'est pas la fin du monde, on en met pas, et puis voilà, pas la peine de s'énerver quoi, merde.

En parallèle, on déroule la pâte.
On fait un savant mélange de crème fraîche et de moutarde, si on aime quand ça pique, on met plus de moutarde, sinon, on en met moins. Comme ça, ça pique moins.
Ce savant mélange (posez-lui une question, vous serez scié par la réponse) est à étaler sur la pâte. En base, comme on dit.

Une fois les poivrons dorés, enfin pas dorés, parce que ça dore pas un poivron, m'enfin un peu cuit quoi, l'oignon fondu tout ça, on verse du vinaigre balsamique modérément mais avec enthousiasme malgré tout. La pincée de sucre (OUI! SUCRE) par dessus, et hop. On est en pleine cuisine nouvelle.

On met tout ça sur la base (si vous lisez tout bien, vous savez de quoi je parle) et, par-dessus, on dispose de la rondelle de tomates fraîche.
On poivre le tout (touyoutou)

medium_veronique_et_davina2

Et vlan, au four, 30 min.

Alors, on peut remplacer la pâte feuilletée par de la pâte à pain, la crème fraîche et la moutarde par de la sauce tomate, les poivrons par de la mozzarella, les tomates par du jambon, et on rajoute des champignons et ça fait une pizza. Dingue hein. La cuisine fastoche y'a que ça, moi je vous dis.

tarte_l_gere

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25 octobre 2006

Poulet au curry avec riz aux épices*, par Chupa

*(oui je n’avais plus de titre drôle en stock)

Les intervenants.

Il va vous falloir des choses comme sur cette photo :

01_ingredients

A savoir donc, du poivre, du sel, du paprika, du curry, du piment fort, de l’arôme de Maggi (ou un cube bouillon), du persil (pas sec de préférence, parce que vous, vous n’êtes pas une grosse feignasse et vous avez pensé à acheter des herbes aromatiques), une échalote, de l’ail, du beurre, de la crème fraîche (liquide ou épaisse, mais si liquide une demi cuillère à café de farine sera la bienvenue pour épaissir un brin).

Et évidemment :

- le poulet (une escalope/personne ou plus, enfin vous faites comme voulvoul)
- du riz (dosez comme voulvoul aussi)

Mais aussi, de la pâte de curry (bocal Rajah) que vous trouverez chez un épicier indien. Si vous habitez dans le trou du cul de la France ou ailleurs, vous avez le choix, soit vous faites comme moi, vous copinez avec Sib et vous vous invitez chez elle une ou deux fois par an dans le seul but de pouvoir refaire des réserves chez les épiciers en bas.
Soit, mais c’est moins drôle, parce que du coup vous n’allez pas boire de bière deux fois l’an chez une copine sympa, vous mettez dans un verre ceci :

- une petite échalote hachée très fin.
- du persil (ou coriandre selon vos goûts à vous)
- du piment fort un peu
- du paprika pas mal
- du curry plein
- de l’huile d’olive et de l’huile de tournesol (sinon c’est trop fort), une ou deux cuillère à café en tout et pas beaucoup plus.

Vous pilez un peu tout ça et vous laissez macérer une petite heure, vous obtenez un truc un peu épais (parce que vous avez su ne pas abuser du gras). Et voila, vous mettrez ça à l’étape cruciale de la crème fraîche tout à l’heure et à la place de la pâte de curry.


Acte I, scène 1.

Coupez du beurre (au pif, on va dire 70 g) en morceaux et laissez fondre à feu doux.
Mettez l’échalote et l’ail coupés fins.

03_beurreechalote

Laissez rissoler un poil, puis rajoutez quelques giclettes d’arôme (ou écrasez votre bouillon, un demi suffit).
Mettez un poil de piment (mais peut-être aimez vous les sensations fortes, alors dosez à votre convenance), du paprika doux (dur à doser, je sais pas, on va dire que vous pouvez saupoudrer tranquillement toute la surface de la poele, sans jouer les mijorées), du curry en dose plus importante encore (limite le double).
Salez, poivrez, mettez le persil.

Faites revenir une ou deux minutes et mettez ensuite de côté, n’importe où.

04_beurreepices

Acte I, scène 2.

Vous mettez votre riz à cuire.


Acte II, scène 1.

Coupez vos escalopes, moi je fais des lamelles parce que j’aime bien faire la maligne, mais faites comme il vous plaira.
Faites dorer à feu moyen avec un tout ptit peu d’huile d’olive.
Ensuite vous mettez deux cuillères à soupe de pâte de curry (ou votre mixture), et puis de la crème (moi je mets 3/4 d’un pot de 20cl)

06_pouletcreme

Vous mélangez un peu tout ça et ça donne :

07_pouletok

Laissez mijoter à feu très doux.

Acte III, scène 1.

Votre riz est cuit, vous allez donc le mélanger au truc du début que vous avez mis n’importe où là.
Vous touillez pour bien faire pénétrer sur feu moyen, et cela pendant une minute ou deux.

Et hop, c’est prêt. Facile non ? \o/

08_rizok

Acte IV

Mangez.

09_final

(si si, mangez, même si là ça fait un peu pas ragoûtant, vous devez me faire confiance)

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24 octobre 2006

La recette des madeleines de Proustayan, par Sib

Entendons-nous, les bureks dans la famille du père de mes enfants, ce sont leurs souvenirs de quand-ils-étaient-petits qui ressurgissent, le plein de tendresse qui coule de leurs yeux comme de la buée molle.
Et ce sont toujours les gonzesses de la famille qui s’y collent parce que faut bien le dire : plus on en fait, plus c’est long à faire. (Après ça, je réécris L’Odyssée)
Je me suis donc lancée, après de brèves explications téléphoniques d’une tata arménienne.

Il faut, pour une dizaine de bureks (à prononcer beurèque) :

- 1 paquet de pâte Filo (ce qui est rigolo, quand on sait que ma fille s’appelle Philonille/Philo hahaha oui, oui c’est marrant)
- deuzoeufs
- 1 paquet de féta plat. Enfin pas en dés.
- du roquefort vlof
- du gruyère pas mal
- du beurre
- du persil pour faire joli dedans quand on croque.


Alors, avec une fourchette propre (sinon c’est dégueulasse) écrabouiller les fromages et les oeufs.
Ça fait ça :

1main

Donc un genre de vomi sympatoche.

Ensuite faut ouvrir le paquet de pâte Filo, avec des ciseaux par exemple, ou si on est un peu sauvage, avec les dents. Au feeling quoi.

2main

On prend une feuille, parce qu’il faut un début à tout.
On l’oint de beurre fondu et mou sur une moitié avec un pinceau.

3

Et puis on plie en deux :

4

Et puis faut recommencer :

3

Et on replie en deux :

6

Là, c’est fou, ça fait un long rectangle à fourrer. (Ouaih, je sais, ça fait rêver.)
Alors l’on prend un peu de mixture que l’on colle à une extrémité (moi je préfère celle qui est près de moi. La proximité, c’est bien.)

7

Et puis on plie savamment, vous verrez, c’est fou, à la fin c’est beau et même que ça fait un triangle.

8

On fait du repliage mais sans beurre, sinon ça colle aux dents complètement :

9

Et hop

10

Et puis hop

11

Ensuite, les doigts gras vous faites une photo au cadrage à la limite du poucrave :

12

Et vlan (pour la côté théâtral de l’affaire)

Au four.

12 min.

Jusqu’à ce que ça fasse :

13

L’astuce du chef :

Ne les mangez pas d’un coup en sortant du four, c’est une affaire à vous brûler un tympan, et en plus ça a meilleur goût quand c’est un poil moins bouillant.

Et hop!

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08 octobre 2006

Les ramequins au chèvre, par Tralala

C'est l'automne, bien sûr, comme toujours à cette époque maudite de l'année, où pour joindre l'effroyable au délirant, je rajoute une bougie sur mon gâteau, chier.

Bref, aussi bien engraisser un peu en prévision des pelletées qui ne manqueront pas de nous faire bien suer dans nos tuques tony_clifton

J'ai trouvé cette recette au détour d'un fouillage en règle des bouquins qui traînent ici et là. L'hiver qui s'annonce a toujours le même effet sur moi, je cherche des trucs à cuisiner qui sentent bon. À la simple lecture de cette recette, déjà, j'ai bavé sur la page. Ça ressemble drôlement à une sorte de gratin dauphinois, mais en plus pervers. C'est ça qui m'a convaincue d'essayer bitman

Ça s'appelle : Ramequins au chèvre

Ça, c'est le nom dans le bouquin. Moi, je les ai rebaptisés "Cochoncetés moelleuses avec des patates dedans". C'est comme on veut. Mais ça serait con d'appeler ça "Tarte au citron", par exemple.

Ça prend : 25 minutes de préparation, qu'ils disent. Ça m'en a pris 48'03. L'apéro et la zik, des fois, ça fait danser entre deux trucs de popote.

Ça cuit : 50 minutes, qu'ils disent. J'ai laissé un peu plus parce que je dansais.

Les trucs qu'il faut :

- Ben, 4 ramequins, tiens. Pas trop grands. Gros comme la paluche d'un homme d'honorable constitution. Si on n'a pas ce genre d'homme sous la main, ben on mesure sur son nichon : faut que tout le bout rosé et un peu de chair entre dedans.

- 4 pommes de terre moyennes, épluchées (voir la recette de salade Dadou de Ninon pour savoir quel genre de pomme de terre utiliser qui devient pas toute molle).

- 150 g de fromage de chèvre. Attention : pas du mou ! Du 'un peu dur'. Faut pouvoir émietter.

- 4 tranches de jambon cru. C'est pas bon avec du jambon ordinaire.

- 250 g de crème aigre. Crème sure, quoi, celle qui goûte pas le beurre, mais quelque chose comme un souvenir doux amer.

- 2 oeufs, légèrement battus. Si on les bat trop, ils pleurent.

- 125 ml de crème pas trop épaisse. Faut que ça coule presque liquide mais pas trop. Ça ressemble à quelque chose dont j'ai un vague souvenir, mais c'est pas la crème sure. Ça ne goûte pas pareil en tout cas.

Comment qu'on fait ?

Fastoche !

- On badigeonne les ramequins avec du beurre fondu ou whatever qui fait que ça colle pas trop au
fond. On évitera quand même de mettre de l'huile à moteur, genre 10W40 ou autre. Ça pourrait fausser un peu le goût.

- On préchauffe le four à 180 celcius (th. 6 chez vous, j'ai vérifié. Merci Internénette huhu )

Pour chaque ramequin, on répète le même scénar :

- Émincer une pomme de terre en fines rondelles et les essuyer avec du papier absorbant. Bon, si la patate n'est pas tout à fait ronde, c'est pas grave, on l'essuiera sur une serviette de bain pour faire genre.

- Détailler le fromage de chèvre en quatre parts. Ça, ça veut dire le couper en trois parts raisonnables et s'en garder une grosse part de cochon pour soi. Non mais oh ! Privilège de cook !

- Tapisser le fond d'un ramequin avec une demie tranche de jambon. Ça, ça veut dire foutre du jambon dans le cul du machin. Non pace que tapisser, là, ça sent trop la réno, on veut pas ça.

- Déposer ensuite la moitié des rondelles de patate, puis l'autre demi-tranche de jambon. Ça, ça veut dire qu'on empile tout ça dessus le cul du machin et qu'on y colle du jambon. Non pace que déposer, là, ça sent trop la banque, on veut pas ça.

- Poursuivre en émiettant une portion de fromage et terminer avec le reste de patate, en ajustant bien les rondelles sur les bords. Ça, ça veut dire écraser le chèvre dessus le cul déjà bien garni, y rajouter les patates de sorte qu'elles touchent au bord, ce qui est tout à fait con à dire, vu que je sais pas comment on pourrait faire pour qu'elles y touchent pas au bord, justement.

- Presser fermement. Ça, ça veut pas dire de dire "Allez ! Dépêche ! Vite ! Grouille !". Ça veut juste dire qu'il faut bien tasser pour que les patates soient bien copines avec le jambon et le fromage.

Quand on a fait ça dans tous les machins, on mélange la crème aigre, les oeufs et la crème avec du sel et du poivre et on verse sur l'orgie de patate-jambon-fromage. Si on est un peu inventif, on ajoute l'épice qui nous fait frémir les ovaires (ou la prostate, c'est selon). C'est le moment d'être original or for ever die unsatisfied.

On dépose les machins sur une plaque à cuisson et on cuit 50 à 60 minutes ou plus. Ça dépend des activités. Par exemple, la danse, ça prend deux minutes et quelques de plus, vu que la pièce dure pas trop longtemps d'habitude. Sinon, si on en a profité pour faire une sieste crapuleuse, ben on peut toujours se brosser, vu que les ramemachins, ben ils vont être tout cramés, selon qu'on a un amant (une amante) de qualitäÿ.

Quand c'est cuit, on sort du four, dah ! Si on n'est pas occupé ailleurs aussi. Ensuite, on laisse reposer 5 minutes ou plus, et après on détache le pourtour des machinquins avec un couteau et on retourne ce chef-d'oeuvre sur une assiette. On peut aussi omettre cette étape et bouffer la cochonceté à même le bidule, mais c'est moins chic. Il est important d'essayer de reproduire coûte que coûte la photo qu'on a vue dans le bouquin. Bon, ça marche jamais. Déjà, on n'a pas la belle vaisselle. Et pi on s'en fout finalement. Un fantasme réalisé ça ne peut être que décevant. Alors on fait comme on pense en se rappelant que l'important, c'est de grailler des masses avant l'hiver \o/

On aura le bon goût, selon la latitude sous laquelle on vit, d'accompagner la cochonceté d'une cochonceté encore pire, pour équilibrer. Ici, nous avons opté pour un ragoût de boeuf aux cèpes et champignons blancs très poivré cuit pendant 8 heures à feu doux. Mais bon, on aurait tout aussi bien pu y mettre une omelette à côté qu'on n'aurait pas été déçus. Fastoche, pas cher, goûteux. Sans blague, il peut bien neiger cette nuit biggrin

Les cochoncetés à la sortie de l'usine :

Cochoncete_moelleuse

Une des cochoncetés en tête-à-tête avec du qui fait chaud :

Cochoncete_moelleuse_avec_du_ragout



Bonnap ! tralala

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01 octobre 2006

La salade Dadou, par Ninon

Une salade, comme un pied de nez à l’automne qui s’annonce. Mais pas n’importe laquelle. Croquante, sinon à quoi bon avoir de l’esprit. Mais douce, parce que le vent souffle, quand même. Et puis piquante, sur la langue, pour ne pas d’endormir. Et acide, pour faire pétiller les yeux, sûrement.
Non mais, c’est quoi, cette recette, à la fin ? De la poésie combinatoire ?
Ou bien juste un assemblage fragile, en équilibre, pour jouer à faire la cuisine ?
Non, je n’ai jamais promis que j’arrêtais la drogue et le rock and roll Image Hosted by ImageShack.us

Salade_Dadou2

Pour 4 personnes raisonnablement affamées, il faut :

- 500g de blancs de poulet
- Disons 8 roseval de taille très moyenne (ou des rattes, enfin des patates qui ne font pas leurs intéressantes quand on les cuit, en se mettant à ressembler toutes seules à de la purée. Des patates à chair ferme, je dirais bien « comme ma… », mais il doit me rester deux doigts de bon sens. Des charlottes, ou des belles de Fontenay, voilà, je l’ai dit).
- 1 gros oignon rouge
- 2 pommes reinettes
- 1 généreuse poignée de raisins secs
- de la salade
- 1 petit pot de Fjord
- 1 jus de citron
- curry en poudre
- huile de pépins de raisin
- piment d’Espelette en poudre
- vinaigre de cidre
- sel, sucre, beurre

On pèle les patates proprement, on les coupe en grosses frites (ne me demandez pas pourquoi, c’était l’idée du soir, et au final c’est beaucoup plus joli. Si. ) et on les fait cuire à l’eau ou à la vapeur. Quand c’est cuit, on réserve, c’est-à-dire on égoutte ou on sort le panier. Voilà. Jusqu’ici, c’est simplet, non ? En gros, on laisse tiédir.

Dans une grande poêle, on jette les blancs de poulet coupés en lanières (avec des ciseaux ça va plus vite et on ne salit pas de planche) dans du beurre et de l’huile qui chantonnent.
Dans un bol, on laisse gonfler les raisins secs dans de l’eau chaude.
On touille le poulet, quand c’est doré, on jette du curry en poudre, comme on veut, mais il faut que ça pique un peu, deux cuillers à café de sucre, on mélange, on ajoute les raisins secs égouttés.
On déglace la poêle avec une cuiller à soupe de vinaigre de cidre, on touille. Quand c’est cuit, on réserve, one more time, enfin on éteint le feu et voilà, quoi.

On pèle le, non, pas le jonc, d’ailleurs c’est les, les pommes, voilà. On les coupe en tranches bien fines qu’on installe dans une assiette en les arrosant tout de suite de jus de citron (sinon, elles deviennent marron, et faut aimer le marron : c’est un concept seventies qui ne convient pas forcément à une salade un peu élégante (de toilette) ). Et, vous savez quoi ? On réserve, on garde le jus de citron.

On enfile un masque de plongée. Ou bien des verres de contact, comme moi. Ou on demande à quelqu’un et on va fumer une clope. Bref, à un moment, il faut émincer l’oignon rouge en tranches ou en rondelles, comme on préfère. La taille de la rondelle est plus délicate, il faut disposer d’un ustensile particulièrement affûté, c’est vous qui savez, hein, moi, je ne dis rien.

On lave la salade, ici c’est de la batavia, une grande feuille dessous, et de la roquette et des pousses d’épinards. Un peu chic, on vous dit. Et on l’essore comme on peut, moi je la secoue dans une passoire, c’est presque comme faire du sport. C’est bien.

La sauce : on mélange le Fjord avec du sel, le jus du poulet et le jus de citron qui reste (et celui qui est dans l’assiette avec les pommes), et une cuiller à soupe d’huile de pépins de raisin.

Je pense qu’on peut tout balancer en vrac dans un grand saladier. Moi j’ai rangé sur des assiettes pour faire ma maligne. D’abord la salade, ici, là, et un peu sur le côté (le côté d’une assiette ronde, ça m’échappe. Disons, le bord.) Installer les frites vapeur et les tranches de pommes en alternant vaguement, parsemer d’oignon rouge coupé comme ça vous a chanté, dans le coin qui reste, on dispose le poulet et les raisins. On arrose de sauce, on poudre de piment d'Espelette, on sert. Et voilà.

Ceux d’entre vous qui sont réfractaires à l’idée de manger quelque chose qui pourrait ressembler à de la crème fraîche doivent pouvoir bricoler une sauce avec de la ricotta et de l’huile d’olive. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit.

Après y a plus qu’à faire son malin et à dire, d’un air semi-modeste qui ne trompera personne : « C’est moi qui l’ai fait ! »

Salade_d_tail2


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27 septembre 2006

La mousse aux deux saumons, par Maldoror

Niveau : facile
Coût : économique (environ 1 € / personne)
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 25/30 minutes (faut surveiller, quand c’est noir c’est trop tard)

Ingrédients pour 5 personnes
- 1 femme
- 300 gr de filet de saumon (frais ou surgelé)
- 3 tranches de saumon fumé (attention, pas trop salé si possible)
- 3 œufs entiers + 1 jaune
- 10 cl de crème liquide
- 1 noix de beurre
- 2 cuillères à café de concentré de tomate
- Sel, poivre, ciboulette (ou une autre herbe que vous aimez, évitez quand même la White Widow, ce serait dommage)

Recette

Prenez une femme (se reporter à la recette appropriée pour connaître les ingrédients, temps de préparation, etc.. Attention au coût.)

Lorsque vous avez terminé, la faim vous taraude. C’est normal.

Procédez alors comme suit :

- Préparez vos ingrédients sur une table, un plateau à fromage, ou ce que vous voulez. Laissez libre cours à votre imagination, c’est une recette assez simple qui vous permettra de faire preuve de fantaisie. Vous pouvez même la réaliser dans votre salle de bains.

1

- A l’aide d’un outil tranchant, un couteau par exemple, couper les filets de saumon en petits morceaux, et les déposer dans le mixer, comme suit :

2

3

- Rajouter le saumon fumé en tranches :
4

- Ajouter les 3 œufs entiers, le jaune d’œuf, et la ciboulette :

5

- Ca a une drôle de gueule, comme ça, hein ? Attendez, c’est pas fini. Mixez pendant environ 2 minutes. (il faut tourner le petit bouton, ou appuyer dessus, selon la marque de votre mixer. Consultez la notice, ou votre vendeur. Attention, il est en RTT vendredi). Pendant que vous mixez, ça fait ça (notez la position des doigts sur le mixer. C’est terriblement érotique, non ?) :

6

- Quand c’est mixé, ça ne ressemble à rien de connu. Soyez optimiste, et rajoutez la crème fraîche par-dessus tout ça. Ca doit avoir à peu près cette allure-là :

7

- Franchement, vous mangeriez ça, vous ? Bon, mais il manque encore le concentré de tomate. Le rouge est du plus bel effet, il tranche avec le blanc de la crème, dont vous conviendrez avec moi qu’il évoque tout de même un poulet écorché. Ou c’est mon imagination ? Quoi qu’il en soit, mettez le concentré dans une cuillère à café non tordue (et pas chauffée non plus, oh, c’est un blog cuisine ici), comme illustré ci-après :

8

- (les photos ne sont pas mal hein ? C’est moi qui les ai prises, avec mon APN, mais l’écran déconne, il faut que je le rapporte en garantie. Ca fait quand même la troisième fois… Je voulais le rapporter vendredi, mais la vendeuse est en RTT. A la réflexion, je me demande si elle ne couche pas avec le vendeur électroménager). Ensuite, il faut mixer à nouveau tout ce bazar (j’ai déjà expliqué, plus haut, pour le mixer). Ca donne ça :

9

- Maintenant, prenez la noisette de beurre, et beurrez les moules. Ben oui, j’y peux rien, c’est la recette. On me prête toujours des intentions que je n’ai pas. D’ailleurs, si je les avais, ça servirait à quoi qu’on me les prête ? Bon, je digresse. Je vous préviens, c’est un peu dégueulasse, les images qui suivent peuvent heurter la sensibilité de nos plus jeunes lecteurs.

10

- (ça fait vraiment bien le torchon derrière, j’aurais dû le virer quand j’ai pris la photo). Quand les moules sont beurrés, ils ont cet aspect peu ragoûtant :

11

- Après les avoir beurrés, il faut les remplir avec la mixture. Vous effectuez cette opération à l’aide d’une cuillère à soupe. C’est un ordre. Ca donne ça :

12

- (au début j’avais prévu de mettre aussi une photo de l’opération de remplissage des moules, mais franchement, s’il faut que j’aille jusque là dans le détail, allez plutôt, vous, au restaurant). Disposez les moules sur votre plaque de cuisson, dans laquelle vous mettez de l’eau. Ca cuit au bain-marie, ces choses-là. Bon, allez, je vous mets la photo :

13

- Je sais bien que la vitre de mon four est dégueulasse, merci de ne pas insister là-dessus. Déjà que je fais ça pour vous, moi je m’en fous, je la connais la recette. Alors si c’est pour être désagréables… Bon, à mi-cuisson, ça donne ça :

14

- (Franchement, il est quand même bien crado le four matleflou ). Ça a de l’allure, non ? Et c’est tout con, vous avez vu. En fin de cuisson, ça ressemble à ça :

15

- C’est doré, ça donne envie, moi rien que d’écrire la recette, là, j’ai faim. Ensuite, démoulez (démerdez-vous, nous on a fait ça avec les doigts), et présentez sur assiette, c’est quand même plus joli :

16

- Nous avons dégusté tiède (vous pouvez également servir froid, à votre convenance. Même chaud, ce sera juste un peu pas bon), avec une mayonnaise maison (hum… c’était prévu comme ça, en réalité ma femme l’a ratée deux fois de suite, quand même, ça ne lui était pas arrivé depuis 6 ou 7 ans de rater une mayonnaise. Je ne sais pas ce qu’elle à, en ce moment. J’espère qu’il ne va rien arriver à la voiture). Et du citron

Posté par sundaymorning75 à 01:03 - Plats - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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